A l’évidence, la science politique doit être médiatique parce que, plus que tout autre discipline des sciences sociales, elle a été concernée par les médias et par la médiatisation du domaine dont elle traite. La médiatisation du social a concerné très tôt, au premier chef, le politique. Et donc les sciences politiques ont aussi été médiatiques, d’emblée.
Le pouvoir n’existe pas sans représentation, et le pouvoir moderne, qu’il soit démocratique, autoritaire ou (...)
Dans un monde où le rapport au réel oscille majoritairement entre téléréalité et chaînes tout-info, la fiction semble devenue une norme sous-jacente, un besoin, une échappatoire. De nos jours, un roman ou une série télé fonctionnent surtout s’il est "vrai" (dilemme pour les éditeurs). Aujourd’hui, un discours politique ne touche que s’il apparaît comme une histoire héroïque plutôt que comme une litanie (Graal de tous les communicants politiques).
Dans (...)Enquête sur les armes de distraction massive
Point de vue
Le possible et l’impossible : nouvelles frontières
Dans un article paru dans Le Monde en septembre 2003, Samuel Blumenfeld opposait, à propos de l’élection de l’acteur Arnold Schwarzenegger au poste de gouverneur de Californie, la politique au cinéma.
« La politique est la gestion du possible. Le cinéma est, au contraire, l’art de l’impossible. Rien n’est plus éloigné du cinéma que la politique. Le processus démocratique est long, pénible, irritant et (...)
L’information et la communication ont toujours été des vecteurs de pouvoirs dominants, de pouvoirs alternatifs, de résistances et de changements sociaux. L’emprise sur l’esprit des gens – que la communication favorise – est un enjeu fondamental. C’est seulement en façonnant la pensée des peuples que les pouvoirs se constituent en sociétés et que les sociétés évoluent, changent.
La répression physique ou mentale est certes une dimension importante du (...)
La politique se résume souvent, pour les médias, les citoyens et même certains militants, à une épopée théâtrale. Affrontements idéologiques, aventures personnelles de "grands hommes", décisions courageuses. Parallèlement, nous sollicitons tous, au quotidien, aux services de nombreuses formes d’action publiques : administrations, politiques de santé, éducation, justice… mais il n’est pas toujours facile de faire le lien entre les deux…
Ce clivage (...)
Dès septembre 2006, Le Monde diplomatique publiait « M. Sarkozy déjà couronné par les oligarques des médias » [1] de Marie Bénilde. Les articles qui ont suivi se sont en général bornés à le reprendre ou à l’actualiser, mais en optant pour des explications qui font diversion.
Un sujet recyclé
Ainsi, on a pu lire, entre autres : « Nicolas Sarkozy, vingt-cinq ans d’investissement dans les médias » dans Le Monde (le 19 février 2007) ou, annoncé en « une » des Inrockuptibles le 27 (...)
Nous sommes aux États-Unis en mai 1964. Quelques mois après son élection, Lyndon Johnson prépare un discours qu’il doit prononcer devant les étudiants de l’université du Michigan. En quête d’un "tag" pour marquer sa présidence, comme le "New Deal" avait caractérisé les années Roosevelt et la "New Frontier" celles de Kennedy, Johnson va lancer la formule "Great Society". C’est son fidèle conseiller et "spin doctor", (...)