La qualité de l’eau
Vendredi 18 mars 2005, par // L’eau, une ressource à préserver
La qualité de l’eau du robinet
En France, nous avons la chance d’avoir de l’eau potable. Sur notre planète, en effet, plus d’un milliard d’hommes en ont moins de 20 litres par jour, ce qui est très peu pour vivre.
Dans notre pays, 70% de l’eau potable distribuée est puisée dans les nappes souterraines, par forage ou aux sources. Le reste provient des eaux de surface : lacs et rivières.
Tous ces gisements sont renouvelables : la pluie et la neige contribuent à les remplir, à raison de 200 milliards de m3 par an, sur lequel la consommation totale n’excède pas un huitième.
Critères de potabilité
Pour être consommée, l’eau doit répondre à des critères de qualité très stricts. Fixés par le ministère de la santé avec le Conseil Supérieur du secteur d’Hygiène Publique de France les critères d’une eau "propre à la consommation" sont au nombre de 63 ! Ils portent sur :
la qualité microbiologique : l’eau ne doit contenir ni parasite, ni virus, ni bactérie pathogène.
la qualité chimique : les substances chimiques autres que les sels minéraux font l’objet de normes très sévères. Ces substances sont dites "indésirables" ou "toxiques". Elles sont recherchées à l’état de trace (millionième de gramme par litre). Ces normes sont établies sur la base d’une consommation journalière normale, pendant toute la vie.
la qualité physique et gustative (les paramètres organoleptiques) : l’eau doit être limpide, claire, aérée et ne doit présenter ni saveur ni odeur désagréable. Précisons, cependant qu’une eau qui ne satisfait pas pleinement à ces critères ne présente pas forcément de risque pour la santé.
Les substances "indésirables" : leur présence est tolérée tant qu’elle reste inférieure à un certain seuil (le fluor et les nitrates par exemple).
Les substances aux effets toxiques : le plomb et le chrome en font partie. Les teneurs tolérées sont extrêmement faibles, parfois de l’ordre du millionième de gramme par litre.
Les eaux adoucies ou déminéralisées : les eaux traitées par un adoucisseur d’eau doivent contenir une teneur minimale en calcium ou en magnésium (dureté), de même qu’en carbonate ou en bicarbonate (alcalinité).
Le contrôle est effectué sur l’ensemble du système de distribution : points de captage, stations de traitement, réservoirs et réseaux, et il s’accompagne de prélèvements d’échantillons d’eau. Ceux-ci sont analysés par des laboratoires agréés par le Ministère chargé de la Santé
Le contrôle de la qualité de l’eau
Le contrôle de la qualité de l’eau distribuée est assuré par le Ministère chargé de la Santé et ses services (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales ou DDASS). Le contrôle est effectué sur l’ensemble du système de distribution : points de captage, stations de traitement, réservoirs et réseaux, et il s’accompagne de prélèvements d’échantillons d’eau. Ceux-ci sont analysés par des laboratoires agréés par le Ministère chargé de la Santé. De plus, les distributeurs d’eau effectuent leur propre auto-surveillance. L’ensemble de ces dispositions permettent d’assurer à tout moment la livraison d’une eau conforme à la réglementation qui protège la santé du consommateur.
L’eau protégée
Les eaux souterraines et superficielles captées pour l’alimentation sont protégées par des périmètres de protection définis réglementairement autour des points de prélèvement. Ces périmètres délimitent les zones de protection immédiate, rapprochée et parfois éloignée. La protection immédiate vise à éliminer tout risque de contamination directe de l’eau captée ; le terrain correspondant est acquis par le propriétaire du captage et doit être clôturé. Dans les zones de protection rapprochée, outre la réglementation générale, des dispositions particulières concernant les activités humaines et les rejets peuvent être adoptées par arrêté préfectoral. Les périmètres de protection sont définis sur proposition d’hydrogéologues agréés en matière d’hygiène publique.
Une politique européenne
L’Organisation Mondiale de la Santé a publié des recommandations sur la qualité des eaux d’alimentation. Des dispositions européennes (directive n°80-778 du 15 juillet 1980) s’imposent, en outre, à tous les Etats membres de l’Union Européenne : normes de qualité, obligations de contrôle.
Ces recommandations et directives sont prises en compte dans la réglementation française élaborée dans ce domaine. D’une manière générale, la réglementation française est plus stricte que la réglementation européenne.
Les indésirables du robinet
40% des français utilisent l’eau du robinet comme boisson principale. La préoccupation de ces consommateurs ? La qualité de l’eau du robinet. Cela engendre des questions sur les nitrates, les pesticides, le chlore, le calcaire et le plomb.
a/ Les nitrates
Présents à l’état naturel dans le sol et solubles, ils pénètrent dans le sol et les eaux souterraines et se déversent dans les cours d’eau. Mais ils sont aussi apportés de manière synthétique par les engrais. Ils sont l’une des causes de la dégradation de l’eau.
Les nitrates sont-ils dangereux ?
Transformés en nitrites par l’organisme, ils peuvent provoquer la transformation de l’hémoglobine en "méthémoglobine" et provoquer un mauvais transfert de l’oxygène vers les cellules. Cette pathologie peut affecter les nourrissons de moins de 6 mois. Le risque est très difficile à établir. Partant d’un principe de précaution, la norme de potabilité pour l’eau a été fixée à 50 mg/l. Les autorités sanitaires locales veillent à ce que le consommateur soit convenablement informé lorsque cette norme est dépassée. Au-delà de 100mg/l, l’eau ne doit pas être consommée.
Les traitements
En 1996, les pouvoirs publics ont établi une carte des "zones vulnérables" nécessitant la mise en place d’un programme d’actions.
Les communes les plus exposées à ce risque doivent envisager la mise en œuvre d’unités de traitement des nitrates. Différents procédés de traitement physico-chimique ou biologique des nitrates ont reçu l’autorisation du Ministère chargé de la Santé.
b/ Les pesticides
Produits phytosanitaires, ils sont issus de substances chimiques telles que les insecticides ou les désherbants. Ils contaminent les eaux de surface (cours d’eau, lacs...) et les eaux souterraines. L’agriculture est le premier utilisateur de pesticides avec les services publics, les collectivités locales et les particuliers qui entretiennent les jardins. La France est le deuxième consommateur mondial de pesticides après les Etats-Unis.
La norme fixe à 0,1 µg par litre la concentration maximale pour chaque type de pesticide identifié et à 0,5 µg par litre la concentration totale en pesticides. Cette norme est plus sévère que les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Les traitements
Plus de 300 types de pesticides sont déjà sur le marché. Pour répondre à l’évolution constante des produits phytosanitaires, les laboratoires des sociétés de service des eaux doivent sans cesse adapter les traitements aux nouveaux produits arrivant sur le marché.
c/ Le chlore
"Pouah ! Ca a le goût d’eau de Javel !". Ce goût fort désagréable... c’est le chlore. C’est le désinfectant le plus utilisé pour l’élimination des germes pathogènes et pour la sécurité sanitaire du transport de l’eau dans les canalisations. En se combinant aux matières organiques, le chlore élimine les éléments indésirables. La réaction donne ce goût d’eau de Javel. Pour l’éviter, laissez l’eau s’aérer, par exemple, dans une carafe ouverte placée une heure dans le réfrigérateur. Le chlore ne représente aucun risque pour la santé. Les pouvoirs ont fixé la limite de teneur en "chlore résiduel" à 0,1 mg par litre. Cela correspond à une goutte de chlore pour 1 000 litres d’eau. Cette valeur est souvent dépassée !
Les traitements
Les recherches technologiques ont permis la mise au point d’un nouveau système de traitement de l’eau. Son principe : la "filtration sur membranes". L’eau passe au travers de membranes dont les pores sont tellement petits qu’ils permettent de retenir des éléments comme les virus ou les bactéries pathogènes. Ce procédé permet de limiter la chloration de l’eau distribuée. Le goût en est ainsi amélioré.
d/ Le plomb
Le plomb est un métal lourd très toxique. Pourtant, bon nombre de tuyauteries sont en plomb. Or, l’organisme ne l’élimine pas, il le stocke. Chez les enfants, par exemple, il peut provoquer un retard psychomoteur et des troubles du comportement dès qu’il y a du plomb dans l’environnement immédiat. Les contaminations sont dues à l’essence plombée et à l’eau du robinet. Le plomb ingéré passe dans le sang, y séjourne quelques semaines puis se fixe dans les os où il s’accumule à plus de 80%. L’eau douce (peu minéralisée) est un facteur de risque avéré.
Le plomb du robinet
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande de ne pas dépasser 10 microgrammes de plomb par litre. Or, pour l’instant, la réglementation française a mis la limite à 50 ! On est largement au dessus ! Toutefois, la nouvelle directive européenne sur l’eau potable adoptée en 1998, descendra le maximum admissible au robinet à 25 fin 2003 et à 10 en 2013.
Les principaux responsables sont les tuyauteries internes des maisons et des immeubles ainsi que les branchements publics. Les grandes agglomérations en comptent encore beaucoup. Il faudrait remplacer toutes les conduites en plomb, privées et publiques. Mais cela coûtera cher à la France : 120 milliards de francs ! L’autre solution, pour limiter les teneurs au plomb au robinet, c’est de traiter l’eau en usine. Applicable dans l’immédiat, cette technique coûte peu cher : quelques centimes par mètre cube. Les spécialistes assurent qu’elle permettrait dans tous les cas de passer en dessous de la limite de 25 microgrammes/litre au robinet.
e/ Le calcaire
Sa présence dans l’eau n’est pas très appréciée, pourtant il ne fait pas l’objet de normes. Sa mesure se fait en "degrés français". Un degré correspond à 4 mg de calcium ou 2,4 mg de magnésium par litre. On distingue :
les "eaux douces" (moins de 15 degrés français),
les eaux "dures" (de 15 à 35 degrés)
les eaux très dures (plus de 35 degrés).
Les remèdes
Pour éviter le calcaire dans les appareils ménagers et les installations de chauffage de l’eau, ne chauffez pas trop l’eau. Le calcaire se pose en effet plus souvent lorsque la température est élevée. Pour éviter l’entartrage, ne réglez pas le thermostat du chauffage de l’eau au-delà de 60°C. Lorsque l’eau utilisée est très dure, il existe des procédés de décarbonatation pour limiter cette dureté. Mais le critère de coût empêche, une nouvelle fois, le développement de cette technique.
La dureté de l’eau dépend de la nature géologique des sols qu’elle a traversés. Un sol crayeux ou calcaire donnera une "eau dure" alors qu’un sol granitique ou sablonneux donnera une eau douce. Les désagréments d’une eau trop dure engendrent un entartrage des tuyauteries et donnent une eau désagréable pour la peau. En revanche, une eau trop douce a un effet corrosif sur les canalisations et peut amener une présence excessive des métaux provenant des canalisations dans l’eau, tel le plomb.
La qualité de l’eau des rivières
La rivière est un écosystème composé d’un lit irrégulier et de berges boisées, riches en espèces animales et végétales.
Grâce aux phénomènes de filtration et d’oxydation, combinés à l’action des organismes (bactéries, insectes, plantes...) vivant dans le milieu aquatique et sur les berges, la rivière assure le maintien de la qualité de son eau et préserve l’équilibre de son écosystème.
L’entretien nécessaire des cours d’eau
Lorsqu’elle n’est plus entretenue régulièrement par l’homme, la rivière se dégrade. Le lit et la végétation sont modifiés, ce qui entrave fortement les fonctions biologiques naturelles :
le maintien de la qualité de l’eau n’est plus assuré
la capacité d’écoulement est réduite et engendre des inondations
la végétation qui prolifère rend par ailleurs les berges inaccessibles aux promeneurs.
L’action des Agences de l’Eau
Etablissements publics de l’état, elles ont pour mission d’apporter une aide technique et financière aux usagers de l’eau pour :
lutter contre les pollutions
gérer la ressource en eau
préserver les milieux aquatiques.
Pour mener à bien leur politique, les agences de l’eau ont créé et font fonctionner des réseaux de mesure. Ils permettent de mesurer la qualité des rivières, de connaître leur évolution et de détecter les problèmes nouveaux.
Les prélèvements pour analyses sont effectués par les agences de l’eau qui les ont confiés à des laboratoires agréés par le Ministère chargé de l’Environnement, pour déterminer les principales caractéristiques de l’eau. _ Les réseaux de mesures permettent de connaître la qualité du milieu naturel dans ses différents compartiments :
eau
sédiments
matières en suspension
milieu vivant
Evaluer la qualité des cours d’eau
Les éléments fondamentaux du fonctionnement d’un cours d’eau

L’apport de matières organiques et de nutriments est nécessaire à la vie dans un cours d’eau. Cet apport devient pollution quand il se trouve en excès et qu’il perturbe l’équilibre biologique.
Le Système d’Evaluation de la Qualité (SEQ Eau) " identifie la nature des perturbations et évalue les incidences sur l’environnement "
Le SEQ Eau utilise, en l’état actuel, les résultats d’analyses de paramètres physicochimiques et bactériologiques. A terme, d’autres types de données pourront être traités : données écotoxicoloqiques, teneurs en radioéléments, etc.
Le système actuel prend en compte une quinzaine d’altérations.
Celles-ci sont susceptibles de perturber les fonctions du cours d’eau -notamment la potentialité biologique de l’eau (son aptitude à permettre la vie)- et les usages potentiels de l’eau (production d’eau potable, loisirs, sports aquatiques, irrigation...).
Le SEQ Eau offre la possibilité :
d’évaluer la qualité de l’eau, par grand type de pollution, sur une échelle indicielle fine de 0 à 100 et sur une échelle à 5 couleurs ;
d’évaluer l’incidence de cette qualité sur les potentialités biologiques et l’aptitude aux usages potentiels de l’eau ;
de comparer cette potentialité et ces aptitudes avec ce qui est effectivement souhaité, d’identifier l’altération qui pose prioritairement problème et de définir des objectifs de restauration de la qualité des eaux pour chaque altération constatée ;
de suivre l’efficacité des politiques de restauration de la qualité de l’eau des cours d’eau.
Evaluer la qualité physique des cours d’eau
Le SEQ Eau Physique s’intéresse à l’ensemble des paramètres intervenant dans l’architecture, la forme du cours d’eau et dans son fonctionnement hydrodynamique.
Il évalue :
la qualité physique du cours d’eau selon des critères de qualité. Ces critères sont regroupés dans 3 grands compartiments physiques : le lit majeur, les berges et le lit mineur. Sont également identifiés 3 critères complémentaires " transversaux " : l’hydrologie, la connectivité et le potentiel de régénération.
l’incidence de cette qualité sur les principales fonctions du cours d’eau. On distingue les fonctions naturelles (habitat pour la faune et la flore, régulation naturelle des étiages, des crues, etc.) et les usages anthropiques (pêche, sports nautiques, ressources en eau ...).
Le SEQ Physique, actuellement en phase de test, fournira bientôt aux gestionnaires un premier outil utilisable en routine pour apprécier cette qualité et en assurer le suivi.
Evaluer la qualité biologique des cours d’eau
Le SEQ Bio s’appuie sur des méthodes fondées sur l’examen de différents groupes d’organismes, végétaux et animaux. L’information de base est apportée par les invertébrés benthiques, inventoriés notamment selon l’indice biologique global normalisé ou IBGN [1]. Un indice diatomique pratique, l’IBD [2], applicable au Réseau National de Bassin a également été mis au point.
D’autres méthodes biologiques, plus spécifiques, viennent consolider l’utilisation du SEQ Bio (indice " oligochètes [3]", rapport chlorophylle/phéopigments, etc.).
L’outil SEQ Bio évalue l’intégralité biologique des cours d’eau pour chaque groupe biologique et pour chaque compartiment physique (lit mineur, berges, lit majeur, sous-écoulement). La spécificité des différents types de cours d’eau est ainsi prise en compte.
Il évalue également les phénomènes de déséquilibre biologique particuliers (état sanitaire des organismes, proliférations d’espèces, etc.) ; il renseigne sur les incidences des phénomènes ou problèmes biologiques sur les usages potentiels des biocénoses elles-mêmes (pêche) ou de l’eau (loisirs nautiques, prélèvements)

Un outil au service de l’action
Le SEQ est un dispositif de portée nationale. Il permet d’harmoniser les mesures au niveau national et d’avoir une évaluation de la qualité conforme à la Directive Cadre Eau.
Plus sévère et plus complet, ce système d’évaluation donnera sans doute une image plus " rouge " de beaucoup de nos cours d’eau bien que des progrès considérables aient été réalisés ces vingt dernières années. Grâce à cet outil, l’ensemble des acteurs de l’eau pourra fixer des objectifs de qualité précis et mesurer l’efficacité de ses actions.
Un système universel, évolutif et polyvalent
Ce nouveau système d’évaluation présente trois atouts essentiels : il est applicable à tous les types de cours d’eau (les diagnostics produits sont comparables), il est évolutif (l’intégration des connaissances nouvelles est possible) et il est polyvalent (différentes utilisations sont possibles selon les besoins : prise de décision, définition d’actions, information de différents publics).
La qualité de l’eau des mers
97% de la surface de notre planète est recouverte d’eau salée.
Les océans recouvrent les trois-quarts de notre terre.
Les premières formes de vie sont apparues dans les océans il y a 3,5 milliards d’années.
Et depuis, tous les organismes vivants ont eu besoin d’eau pour se construire.
Majoritaire, cet espace de vie est pourtant menacé par nos mauvaises habitudes et notre pollution.
Les causes de la pollution
Les déchets du littoral ont des origines variées :
apports terrigènes par le réseau hydrographique (principalement des bois flottés)
origines marines naturelles (posidonies en Méditerranée et algues verte pour la façade atlantique)
usagers des plages
déchets ménagers urbains
rejets industriels
La qualité des eaux de baignade
L’eau de baignade de chaque plage est contrôlée par la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS) qui effectue de deux à quatre prélèvements par mois, de mai à octobre. Les contrôles répétés permettent de détecter les germes témoins de la contamination fécale (escherichia coli et streptocoques fécaux). Les résultats des analyses microbiologiques donnent lieu au classement des plages en catégories (A, B, C ou D), suivant le niveau de contamination par les germes. Les maires des communes concernées sont alors tenus d’afficher leur classement à proximité des lieux de baignade.
Les critères de classement de fin de saison

Les agences de l’eau, partie prenante
Les agences de l’eau fournissent une aide financière pour développer l’assainissement et les actions visant à la maîtrise des pollutions dans les zones de baignade.
Les campagnes d’information
Chaque année, les ministères chargés de l’Environnement et de la Santé s’associent pour réaliser une campagne de communication sur "la surveillance et la qualité des eaux de baignade". La direction de l’Eau du ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, en association avec les agences de l’eau, apportent à cette campagne, leur expérience dans le domaine de la lutte contre la pollution des eaux.
Depuis 1969, les travaux pour la dépollution des rejets domestiques et industriels ont permis une amélioration très importante de la qualité des rivières et des bords de mer. Cette amélioration résulte des équipements mis en place (400 tonnes de pollution en moins chaque jour sur un total de 800 tonnes produites).
La campagne de communication sur la surveillance et la protection de la qualité des eaux de baignades s’accompagne de :
diffusion de cartes
rapports sur la qualité des eaux de baignades
rapports sur les causes de pollution
actions engagées
plaquette d’information
Toutes les eaux de baignade sont contrôlées, classées et répertoriées. Des panneaux d’affichage présentant les résultats des contrôles sanitaires effectués durant la saison balnéaire, ont été apposés sur les sites de baignade.
Les pavillons bleus
Les agences de l’eau mettent en œuvre des campagnes d’informations sur la qualité de l’eau. Les "pavillons bleus" par exemple, récompensent les efforts des plages pour l’assainissement et la préservation du milieu naturel. Ils sont attribués, chaque année, par l’Office Français de la Fondation pour l’Education à l’Environnement en Europe.
Consultez la qualité des eaux de baignade en région !