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L’énergie électrique d’origine éolienne

Point de vue

vendredi 26 novembre 2004, par André Ducluzaux

  • Source du document :
    Auteur : André Ducluzaux

Ce texte est extrait de conférences sur l’énergie faites à Grenoble en 2004. Son auteur, André Ducluzaux, est ancien ingénieur dans la construction électrique et enseignant à l’ENS-IEG : “Conception et fonctionnement des réseaux électriques”

L’énergie électrique d’origine éolienne est parfois considérée comme la plus prometteuse des énergies renouvelables à développer pour remplacer le charbon, le pétrole, le gaz et même le nucléaire. Le bilan technico - économique, accessible à tous, présenté dans ce texte permet d’en juger en toute objectivité.

Tout procédé de transformation d’une forme d’énergie en une autre forme plus utilisable est complexe. Il doit intégrer une série d’avantages et d’inconvénients de nature différente, techniques, économiques et environnementaux.
Il faut d’abord rappeler les particularités de la structure énergétique française :

Plus d’un tiers de l’énergie est consommée sous forme électrique (38%). Les énergies primaires produisant cette électricité sont environ pour 80% du thermique nucléaire, 15% de l’hydraulique, 5 % du thermique à flamme, charbon ou gaz.

Des comparaisons sont faites avec l’hydraulique, une énergie proche, issue du soleil comme le vent, très exploitée dès le début de l’ère industrielle, devenue l’une des importantes source d’énergie électrique.

A la suite de ce bilan, l’auteur l’interpréte par quelques commentaires.

Définition

Le nom d’éolienne a été donné au moteur transformant l’énergie cinétique acquise par l’air propulsé à une certaine vitesse par le vent, en énergie mécanique utilisable sur un arbre tournant.
Cette énergie mécanique était utilisée par les anciens moulins pour faire tourner la meule à moudre le grain ou autre denrée ou encore à pomper l’eau du sous-sol pour l’irrigation. Actuellement on transforme cette énergie mécanique en énergie électrique destinée à tous usages, l’éolienne électrique est parfois désignée sous le terme d’aérogénérateur.

AVANTAGES

L’énergie primaire d’origine éolienne est
- gratuite - le vent,
- renouvelable,
- sans production de déchets.
- En principe sans danger notable pour l’homme.
- La fabrication des 3 éléments d’un aérogénérateur ne pose pas de problème technologique particulier : Le moteur, une hélice type aviation fait la transformation de l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique de rotation, énergie transformée en électricité dans un générateur asynchrone classique à vitesse assez lente, le tout étant installé sur un haut pylône métallique, fixé sur un lourd socle en béton.
Le coût de fabrication est comparable à celui de générateurs hydrauliques de puissance équivalente Ces avantages certains sont aussi ceux de l’énergie hydraulique

INCONVÉNIENTS

Par ordre d’importance décroissante.

DISPONIBILITÉ

1) Faible : le vent n’est exploitable que 20 % du temps en moyenne. Les sources nombreuses situent ce chiffre entre 18% et 23% en France, 18.3 aux USA, 20,6 à 23 % au Danemark et20%enAllemagne En prenant une valeur optimiste de 25%, une éolienne produit donc son énergie nominale pendant 2200 heures par an ( sur 8760 h ). L’ADEME annonce 28%. L’énergie produite par une machine de puissance 1000 kW (kilowatt), soit 1 MW (méga ou million de watt), est de 2200 milliers de kWh, soit 2200 MWh.

L’éolienne est conçue pour produire sa puissance maximale pour une vitesse de vent de 50 km/h environ. Par vent faible, moins de 15 km/h et de plus de 90 km/h elle est stoppée.

2)- Très intermittente
Le vent souffle pendant des durées très variables.

3) Pratiquement imprévisible,
Le vent souffle n’importe quand : heure, jour, saison ; les prévisions météos de vent sont approximatives même à court terme.

Ces inconvénients, surtout cumulés, réduisent fortement l’intérêt de l’énergie électrique d’origine éolienne. Ceci explique que son exploitation, sous forme d’énergie mécanique depuis longtemps, n’ait été envisagée que récemment pour produire de l’électricité.

STOCKAGE

Pour tout type d’énergie, surtout pour celles converties en électricité, le stockage est indispensable (sous forme primaire) pour répondre rapidement à la demande, naturellement très fluctuante. La disponibilité faible, intermittente et peu prévisible de l’énergie éolienne, pourrait être compensée par un stockage, même partiel.

1) Stockage direct d’énergie primaire
Le stockage du vent est impossible, contrairement à la plupart des autres formes d’énergies, même l’hydraulique se stocke partiellement.

2) Stockage indirect de l’énergie mécanique
L’énergie mécanique de l’éolienne peut actionner un compresseur. L’air comprimé produit se stocke facilement, se transporte à courte distance pour ensuite, soit faire tourner diverses machines, soit pour remplacer le compresseur d’air d’une turbine à gaz, accouplée à un générateur électrique. Ce stockage d’air comprimé est réalisé en Allemagne, dans une mine de sel.

Un stockage d’énergie analogue consiste à utiliser l’éolienne pour pomper de l’eau dans un réservoir supérieur, pour ensuite la récupérer avec une turbine hydraulique.

3) Stockage indirect de l’énergie électrique
L’énergie électrique n’étant pas stockable, on peut cependant la transformer en énergie électrochimique dans des accumulateurs, pour la retransformer ensuite en électricité. Ce stockage coûteux, n’est envisageable que pour des puissances faibles. On propose aussi de la stocker sous forme d’hydrogène, obtenu par électrolyse, utilisée ensuite, avec un faible rendement, dans des piles à combustible ou des moteurs thermiques

UTILISATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE D’ORIGINE ÉOLIENNE

La disponibilité aléatoire de cette énergie est peu compatible avec la disponibilité permanente que tout utilisateur d’électricité exige.

1)utilisateur ou réseau indépendant - exemple une île.
L’éolienne ne produisant de l’électricité que 25% du temps au mieux, elle ne peut être qu’un complément d’une autre source principale fonctionnant les 3/4 du temps.

2) L’énergie de l’éolienne est transmise à un réseau puissant
On pense souvent qu’un réseau électrique, c’est comme un grand réservoir d’eau, qui se remplirait d’un coté par l’apport des centrales en service, se viderait de l’autre coté en envoyant l’énergie par lignes et câbles aux utilisateurs.

Cette image est malheureusement trop simpliste : à chaque instant (fraction de seconde) l’énergie électrique fournie au réseau par les dizaines de générateurs des centrales en service doit être strictement égale à l’énergie, fluctuante en permanence, consommée par des centaines de millions d’appareils, lampes, moteurs etc. L’électricité ne peut pas être stockée.

L’énergie électrique consommée en France varie dans le rapport 1 à 2 entre les moyennes d”été et d’hiver, dans le rapport 1 à 4 entre minuit au mois d’aout et 6h du soir d’un mercredi de décembre.

Cet ajustement instantané
production/consommation se fait à la fois automatiquement et volontairement au dispatching central. II implique la possibilité d’augmenter/diminuer le débit d’énergie des générateurs en service et de démarrer/stopper les générateurs disponibles, en réserve dans les centrales thermiques et hydrauliques. Or la disponibilité de l’éolienne est imprévisible ; lorsqu’elle va tourner l’été ou la nuit, cela réduira simplement la production des centrales en service, d’où léconomie de combustible. Mais au moment des pointes de consommation, lorsque l’on fait appel à toutes les disponibilités, on ne peut compter sur l’éolienne que par hasard.

Ce grave inconvénient pratique se répercute économiquement :
le kWh éolien ne vaut que le coût du combustible économisé, qui aurait été consommé par le générateur qu’il remplace temporairement.

A noter qu’une autre énergie à production intermittente, le solaire, présente cet inconvénient, mais bien plus atténué. La durée nuit/jour est prévisible, la couverture nuageuse d’une région l’est aussi, à court terme, par la météo.

RENTABILITÉ

Pour tout générateur d’électricité, il doit y avoir équilibre entre le total des charges fixes et charges variables de fonctionnement, le revenu de la vente des kWh d’autre part.

Les charges fixes d’un générateur d’énergie sont :
- L’amortissement du capital investi et l’intérêt des emprunts contractés. Il dépend de la durée d’amortissement envisagée, 15, 20 ou 30 ans.
- Les frais d’exploitation : maintenance, réparations, charges et impôts.

Les charges variables, le combustible - nul pour l’éolienne, comme l’hydraulique.
Les données connues sur l’investissement sont rares :
- 1,3 à 1,5 M$ par MW en Californie. En France, 1,3M€/MW pour 5 éolienne (3 MW) à Donzère en 1999 - 1M€/MW pour 10 MW, estimé par ADEME et EDF.

De même pour les frais d’exploitation. Seul chiffre trouvé : 1,5 à 2% de l’investissement par an d’après l’Ademe. Beaucoup d’éoliennes sont installées par des sociétés qui prennent tout en charge, avec un contrat de 15 ans : l’investissement (avec les subventions afférentes), les frais d’exploitation, elles encaissent les revenus de la vente des kWh.

Le revenu est constitué de la vente du kWh. Il est difficile de connaitre le coût réel (hors subventions) du kWh éolien. La fourchette 0,06 à 0,07 € en serait l’ordre de grandeur . C’est un coût de production, au point de raccordement avec le réseau. Il est à comparer avec le coût “moyen”de production du kWh thermique (en France) soit 0,032 € pour le nucléaire - 0,04€ pour le charbon - 0,05 ou plus pour le fioul, le consommateur ordinaire le payant 0,105 € T.T.C.

A noter qu’il s’agit d’un coût très “moyen”, variable suivant que la centrale tourne 2000, 4000, 6000 h ou plus par an. En effet, plus la part du combustible est faible dans le coût du kWh, avec des frais d’amortissement élevés, plus ce coût va croître lorsque la centrale tourne peu, les frais fixes constants étant répartis sur moins de kWh.

La part du combustible dans le coût du kWh est d’environ 60 % pour le fioul, 35% pour le charbon, 10 à 15 % pour le nucléaire (moins cher à l’étranger où il n’est pas retraité, mais avec surcoût de déchets plus importants) Le seul acheteur possible est le réseau national EDF, l’Etat lui impose le rachat du kWh éolien à 0,084€ pendant 5 ans puis dégressif, avec une moyenne de 0,073€ pendant 15 ans. Ces conditions sont variables.

On peut comparer ce prix au coût du kwh nucléaire, 0,032€, soit plus du double. Mais en réalité, il a été montré ci dessus que le kwh éolien devrait être racheté au prix du seul combustible économisé dans la centrale qu’il remplace partiellement, soit 0 si c’est de l’hydraulique, environ 0,005 € si c’est du nucléaire, 0,014€ si c’est du charbon, plus si c’est du fuel. Avec les chiffres précédents, ce surcoût de rachat se monte à 14,6 fois le prix réel pour le nucléaire, à 5 fois pour le charbon. L’opérateur du réseau de distribution, EDF en France, répercute alors ce surcoût de l’éolien sur le prix du kWh facturé aux consommateurs.

ENVIRONNEMENT

Les éoliennes font un peu de bruit, gênant pour des habitations trop proches, mais on critique surtout leur aspect inesthétique, s’intégrant mal dans le paysage. Il faut reconnaître qu’une éolienne de1 MW est aussi “polluante” visuellement qu’un pylône haute tension transitant 1000 MW.
Certains estiment qu’une éolienne c’est beau, deux ou trois encore, mais 10 ou plus, non !

Impossible de les cacher, il faut qu’elles soient au contraire sur des sommets ou des couloirs ventés. Ce problème est accentué par la nature trop diffuse de l’énergie éolienne.

ÉNERGIE DIFFUSE

Sur les plans pratique et coût, on sait qu’on a toujours intérêt à concentrer la fabrication d’un produit dans une usine d’une taille suffisante, plutôt que dans de multiples petites unités dispersées. Ce qu’on appelle le ”facteur d’échelle”. La puissance unitaire des éoliennes s’accroit favorablement, actuellement 1 MW est atteint et 1,5 MW prochainement. _ Une éolienne de 3 MW tourne à Hawaii

Pour l’énergie éolienne, le vent est naturellement diffus ; la nature l’a un peu concentré dans certains sites (effet Venturi) tels que la vallée du Rhône, les pointes Nord et Sud de la Corse. D’où de nombreuses unités dispersées sur de larges espaces, entraînant des coûts plus élevés d’entretien et de lignes MT, elles mêmes sensibles aux tempêtes. La mise sous câbles enterrés en double le prix.
Ces machines doivent être espacées d’environ 200 m, aussi la surface utilisée par le MW éolien est donc très importante par rapport à celle occupée pour toutes les autres énergies, sauf le solaire. Par comparaison, la nature a beaucoup favorisé l’hydraulique, énergie proche de l’éolien. En effet, recueillir la pluie, aussi diffuse que le vent, serait difficile si les ruisseaux, rivières et fleuves ne se chargeaient de concentrer cette énergie. L’homme n’a plus qu’à y placer judicieusement ses turbines. En 1890, Dupré, un précurseur oublié, envisageait d’énormes entonnoirs, concentrateurs de vent, pour actionner des moulins à vent électriques dans la vallée de l’Isère.

LOCALISATION

Comme pour l’hydraulique, les sites exploitables pour l’éolien ne sont pas répartis uniformément sur le territoire, d’où des coûts d’installation des lignes de transport plus leurs pertes d’énergie. L’optimum économique serait que chaque région soit à peu près autonome en production/consommation d’électricité.

Les sites éoliens intéressants sont d’abord la façade ouest des cotes de la Manche et de l’Atlantique soumises aux vents d’Ouest forts et dominants. De même la vallée du Rhône avec le Mistral et le Sud Ouest soumis à la Tramontane.

Il en résulterait des concentrations de milliers d’éoliennes dans des zones restreintes, d’où des difficultés ou impossibilités si ces zones ont une forte densité de population. L’installation en mer peut être envisagée si le plateau littoral est peu profond, cas peu fréquent sur nos côtes, sinon en baie de Seine.

RECHERCHES d’améliorations

Souvent on suggère que l’on développe des recherches dans les énergies dites nouvelles ou renouvelables, dont fait partie l’éolienne.

Sur la partie moteur, c’est à dire le transformateur d’énergie cinétique du vent en énergie mécanique de rotation, la solution de l’hélice d’avion ou d’hélico à axe horizontal, avec 2 ou 3 pales, reste la solution générale. Des recherches ont été engagées par le CENG (Centre d’Etudes Nucléaires de Grenoble) vers 1990 sur des moteurs à axe vertical du genre Darrieus. Ce type a l’avantage de ne pas avoir besoin d’être orienté automatiquement dans le sens du vent, mais l’inconvénient de ne pas démarrer seul.

La vitesse de rotation constante est augmentée par une boite de vitesse pour entrainer le générateur électrique asynchrone en général, piloté en fréquence par le réseau s’il est puissant.

Le pylone métallique, qui doit être très solide pour résister aux tempêtes, est classique.

Les automatismes de contrôle et protections de l’énergie électrique : démarrage, arrêt, connexion au réseau sont traités en électronique classique.

Il n’y a donc pas d’amélioration des performances ou de réduction de coût sensibles à attendre de recherches.

Ce genre de fabrication ne pouvant être automatisée, on ne peut pas espérer une diminution de prix notable par augmentation des séries. Aucune recherche ne peut malheureusement améliorer le principal handicap de l’éolienne, sa disponibilité faible, intermittente, imprévisible, cumulée avec l’impossibilité de stocker son énergie primaire, le vent.

COMMENTAIRES SUR L’INTÉRÊT DE L’ÉOLIENNE

A partir des données ci-dessus, on peut tirer des conclusions globales sur l’intérêt de cette énergie, dans le cas français en particulier.

1) La principale question soulevée est :
Peut-on remplacer totalement ou en partie les centrales thermiques existantes, nucléaires en France, charbon ou fioul en Allemagne et autres pays ?

La réponse est claire, c’est quasi impossible, même partiellement, ces centrales restent indispensables pour fournir l’électricité les 4/5 du temps où le vent ne souffle pas.

Il faudrait théoriquement 4000 éoliennes (disponibilité 0,2) de 1 MW pour remplacer en puissance un groupe de 1000 MVA de centrale thermique, à flamme ou nucléaire (disponibilité 0,8 à 0,85), mais encore à condition qu’elles soient sur des sites éloignés, pour qu’au moins 1/4 d’entre elles soient ventées. Lorsque la France est sous un vaste anticyclone d’été ou d’hiver, il n’y a de vent nulle part. Le réseau électrique européen étant interconnecté, il faudrait que si le vent ne souffle pas en Mer du Nord, les éoliennes espagnoles ou du midi de la France envoient leur énergie en Allemagne, moyennant des pertes de transport.

La démonstration de cette impossibilité est faite en Allemagne, premier pays pour le nombre d’éoliennes : les 12 000 MW installés en 2003, 15 000 MW fin 2004, n’ont pas encore permis de supprimer une seul groupe de 1000 MW, soit au charbon, polluant, soit l’une des 19 centrales nucléaires à démolir avant 2020 pour raison politique ; il ne reste plus que 15 ans pour trouver une autre solution.

Les Suédois avaient eux aussi décidé, par référendum en 1986 après le traumatisme de Tchernobyl, la fermeture de leurs 12 centrales nucléaires d’ici 20 ans. L’énergie hydraulique abondante dans le grand Nord, transportée sous très haute tension, résoud partiellement le problème. L’éolienne n’a pas été envisagée. Seuls les deux anciens réacteurs de Barsebäck d’une puissance moyenne (600 MW), peu rentables, ont été arrêtés.

“ ...Ces évaluations montrent que l’énergie éolienne, même développée au maximum indépendamment de considérations économiques, ne peut remplacer l’énergie nucléaire installée actuellement en France” , ainsi se termine le livre de B. et R. Belbéoc’h - Sortir du nucléaire ... avant la catastrophe p.147- ed. L’esprit frappeur .

Ce groupe propose alors le remplacement des centrales nucléaires par des centrales à charbon.

2) Une deuxième question est la possibilité, lorsque le vent souffle, de remplacer partiellement les KWh produits par une centrale thermique à flamme ou nucléaire, réalisant ainsi une économie de combustible et surtout une réduction de pollution.

C’est un avantage dans les pays charbonniers comme l’Allemagne, Danemark, GB ou utilisant le fioul comme l’Italie et l’Espagne, car le combustible est cher et polluant (effet de serre du CO2, soufre etc.).

Dans les pays utilisant en majorité le nucléaire associé à l’hydraulique (France, Suisse, Canada, Suède), la production d’électricité produit très peu de CO2.

La part du coût du combustible nucléaire dans le coût total du kWh étant faible (10 à 15%), l’intérêt économique est très réduit. Financièrement, cela revient même à une augmentation du coût moyen pour le kWh nucléaire : si la centrale en produit moins, le coût moyen du kWh croit, les charges fixes d’amortissement étant élevées

Économiser du combustible nucléaire a néanmoins l’intérêt de réduire faiblement le volume de déchets. En supposant que l’éolien fournisse 1% de l’énergie nucléaire française avec 15000 MW d’éoliennes, cela ferait environ 2,7 m3/an en moins de déchets à vie longue, à enterrer. En France, EDF est obligé par son unique actionnaire l’Etat, pour l’instant, de racheter le kWh éolien à un prix très élevé, 14 fois plus cher que l’économie de combustible qu’il réalise. En plus, cette énergie lui est envoyée d’une façon aléatoire, soit à des moments où cela ne l’intéresse pas, l’été, alors qu’une bonne partie des centrales sont arrêtées faute de consommation, soit au hasard quand c’est rentable, au moment des pointes de consommation.

Ce déficit, EDF le fait payer au consommateur par une taxe “ de service public “ signalée au dos de la facture de chacun ; elle s’ajoute au prix du kWh, 4 % depuis 2003, portée à 5,8% en 2004. Cette taxe compense essentiellement le déficit de 1 milliard d’€ du rachat à perte des kWh éoliens, encore faibles. Les Danois et les Allemands, ayant beaucoup plus d’éoliennes, ont une augmentation plus forte, mais ils l’acceptent contre une pollution moindre en CO2 et une suppression espérée de leurs centrales nucléaires. Le kWh public de 0,105 € + 5,8% pour le Français est déjà à 0,17 € pour l’Allemand et 0,19 € pour le Danois.

3) La localisation des sites favorables n’est pas uniforme sur le territoire, les côtes ouest et le sud-ouest sont bien ventés. D’où des concentrations locales mal acceptées.

L’optimum au point de vue de la diminution des longueurs de lignes et de leur pertes est que chaque région ait un bilan production/consommation équilibré. Il serait équitable que les régions ayant un tel bilan paient moins cher leur kWh. Les gouvernements ne l’ont pas accepté, pour l’instant.

Un cas typique est celui de la Bretagne, sous équipée en production électrique. Elle a refusé l’installation d’une centrale nucléaire à Plogoff, acceptera-t-elle d’installer une éolienne tous les 200 m sur 4 rangées en profondeur, le long de ses 500 km de cotes bien ventées ? Ces quelques 10 000 éoliennes seraient, l’équivalent approximatif de cette centrale qui aurait occupé 2 km de côte.

4) Forte rentabilité artificielle
Il a été précisé que pour être rentable, le kWh éolien devrait être vendu au double du kWh nucléaire. Or il l’est 2,6 fois plus, la rentabilité est donc bien assurée.

Mais à cette subvention, payée par le consommateur, s’ajoutent les subventions de l’Etat, de l’Europe, des collectivités territoriales pour aider l’investissement jusqu’à 30%. Le raccordement des lignes souvent longues peut être aussi subventionné sur le budget d’électrification rurale

La C.R.E. (Commission indépendante de régulation de l’Electricité) considère cette situation comme une rente injustifiée.

On assiste alors depuis quelques années à un véritable rush de sociétés spécialisées pour installer et gérer les éoliennes, en alléchant les maires avec des taxes professionnelles et les propriétaires de terrains avec des loyers somptueux par rapport au maigre rendement de la terre.
Un gros céréalier de Champagne a installé une éolienne, ayant découvert que c’était plus rentable que le blé, parce que mieux subventionné (Libération 4/09/02).

5) La position de l’EDF
Elle s’affiche favorable à ce mouvement, qui ne la gène pas dans la mesure où cela ne dégrade pas sa propre rentabilité. L’entreprise sait bien qu’il est difficile de faire entendre raison aux lobbies qui promettent de sauver la planète avec du vent, bien relayés par certains médias cultivant le catastrophisme ambiant.

Pourtant EDF ne s’y engage pas directement, elle le fait par sociétés interposées dont elle prend une participation. Ainsi pour la CIIF Energies dont elle possède 35% du capital, bientôt peut être 50 %. L’éolienne étant, pour quelques temps ( ?), une activité artificiellement très bénéficiaire grâce à l’argent public, il est normal que cet argent revienne partiellement à une société d’état. Nota : Ces appréciations sont personnelles, l’auteur n’ayant pas d’information particulière d’EDF

6) Projets français
Un premier projet de 1997, soutenu par l’Etat et les régions, EOLE 2005, consistait à installer 250 à 500 MW d’éoliennes d’ici 2005. L’objectif sera tenu, environ 300 MW seront installés fin 2004. Avec cette puissance assez modeste, la finalité était beaucoup plus “”d’être dans le vent” que d’utilité réelle.

En interprétant le protocole de Kyoto pour une réduction de la production de CO2, une directive européenne recommande de porter de 13,9 à 22,1% la part des énergies renouvelables dans la production électrique totale de l’union européenne entre 2001 et 2010. Chaque pays participe indépendamment à cet effort.

Ayant installé peu d’éoliennes, la France est souvent présentée à la traîne dans l’Europe.

Il ne faut pas confondre objectif, moyen et finalité : Elle est déjà à 15% avec l’hydraulique ; l’Allemagne, tête du peloton en éolien, n’est encore qu’à 7% en 2003, le Danemark à 10%.

Mais la finalité de cette directive est la réduction de l’émission de CO2. Sur ce point, le nucléaire nous permet d’être presque tête du peloton, juste après la Suède, avec 74g par watt produit, l’Allemagne étant à 490 g/W et le Danemark à 336 g/W (AIE 2000)

Certains estiment qu’on devrait aussi compter dans les énergies renouvelables et sans effet de serre, le surgénérateur nucléaire, lequel utilise de l’énergie plus que renouvelable, puisqu’il produit plus de combustible qu’il n’en consomme. Le prototype à échelle industrielle Superphénix, 600 MW à mi-régime, a été arrêté pour raison électorale ; mais le prototype précédent à l’échelle 1/5, Phénix à Marcoule a fêté son 30 ème anniversaire et produit encore 150 MW, soit environ l’équivalent de 600 éoliennes de 1 MW.

Les choix énergétiques français s’avèrent, 30 ans plus tard, finalement meilleurs que prévus en 1974, époque où l’effet de serre et la pollution athmosphérique étaient totalement ignorés.

En conclusion

Malgré de bons atouts, l’énergie électrique d’origine éolienne subit un très lourd handicap avec sa disponibilité trop réduite et aléatoire de 20%, qui lui interdit de devenir une énergie de base, même marginale en volume. Ceci se répercute sur sa rentabilité, critique hors subventions.

Elle ne peut remplacer une quelconque centrale actuelle.

Réduite au rôle d’appoint, elle ne peut ainsi qu’économiser par intermittence le combustible des énergies traditionnelles de base, sans pouvoir s’y substituer durablement.

Pour les trois énergies primaires, charbon, pétrole et gaz cette économie de combustible est financière, mais surtout un avantage notable par la réduction de pollution atmosphérique, surtout le CO2 à effet de serre (Allemagne, GB, Italie, Espagne, Danemark)

Pour le nucléaire, l’économie financière est très faible, de plus l’effet de serre est nul, comme pour l’hydraulique dont le coût du combustible est nul. (France, Suède, Suisse, Canada)

Ainsi l’énergie électrique d’origine éolienne n’a pas d’intérêt comme appoint au réseau général français. Elle est par contre judicieuse dans des cas particuliers tels les îles : Corse, Dom - Tom, alimentées par des centrales à diesel.

Son développement basé sur des subventions, pouvait se justifier au départ, mais il entraîne ensuite des effets pervers, déjà perceptibles ; de plus il détourne des capitaux croissants qui, pour le cas français, seraient beaucoup plus efficacement utilisés pour d’autres développements énergétiques à moyen terme : pile à combustible (“réservoir d’électricité” pour auto), solaire photoélectrique etc.

Dans les années 2020/2030, le début de la fin du pétrole, l’énergie éolienne retrouvera nombre d’utilisations dans son point fort, la production d’énergie mécanique, avec stockage sous forme d’air comprimé, un bon vecteur d’énergie oublié. Sous forme électrique, c’est une solution dans les cas particuliers de petits réseaux isolés, ou pour son stockage sous forme d’hydrogène.

Nota
- Pour mettre ce document à la portée de tous, les aspects techniques ont été simplifiés. Les données chiffrées sont des ordres de grandeur, compte tenu des différences entre sources.
- La puissance d’un groupe de centrale thermique a été pris à 1000 MW, alors qu’en nucléaire français les 34 premiers étaient de 900 MW, les 20 suivants de 1300 MW et les 4 récents de 1450 MW. De même, la puissance des éoliennes a été prise à 1 MW, les premières étaient à 300 kW, puis 600 kW, maintenant 1,5 MW.
- Des erreurs sont possibles, merci d’en informer l’auteur.
- Pour en savoir plus : nombreux sites internet - mot clé : éolienne, ademe, edf.

Post scriptum
L’auteur a bien conscience que ces conclusions, pourtant basées sur des faits et chiffres peu contestables, sont difficiles à admettre par nombre de personnes, groupes et médias emportés par l’enthousiasme naïf d’avoir enfin découvert avec l’éolienne, une solution d’avenir pour produire de l’électricité dite “propre”, une alternative aux énergies fossiles ou nucléaire.

Ceci résulte peut-être d’une dégradation progressive de la qualité de l’information technique avec l’augmentation du nombre des médias soucieux de la propager, trop souvent sans grande compétence, l’internet y contribuant pour une part. L’informateur consciencieux, évitant le copier - coller, cherchant à vérifier ses sources, est alors influencé par le nombre élevé de sources répétant malheureusement la même erreur : si tout le monde le dit, cela doit être vrai !

La plus grave pollution de notre monde ne serait pas le CO2, mais alors celle des esprits par l’information ? Les écologistes devraient s’en préoccuper aussi.

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38 Messages de forum

  • Peut-on ne raisonner qu’à l’échelle nationale ?

    4 décembre 2004 11:44, par eric lombard

    André Ducluzaux fait la démonstration, malheureusement très convaincante, que l’éolien est une fausse bonne solution pour la France.

    L’éolien ne vaut en effet que pour ca capacité à remplacer des énergies polluantes et coûteuses (charbon, fuel) qui ne sont utilisées en France métropolitaine que pour passer les pointes de consommation. Il semble, par contre, moins difficile à justifier dans des pays qui ont recours à des centrales thermiques pour assurer leur production de base (Allemagne, Italie, UK ....). Mais l’auteur semble oublier que, si l’électricité ne peut se stocker, un des moyens d’adapter production et consommation est d’en vendre ou en acheter à nos voisins. La France, avec son parc nucléaire, offre un prix compétitif qui la place en position d’exportateur net.

    Par le jeu du marché, il est donc probable qu’une part non négligeable de l’électricité éolienne produite en France permette d’économiser des énergies fossiles polluantes chez nos voisins. Mais ce sont les consommateurs français qui en payent le surcoût !

    • Pas fameux l’ingénieur... Juste un exemple, le 20 % de disponibilité est totalement faux puisque pour obtenir ce chiffre on compare l’énergie produite à la puissance installée dite nominale. Or la puissance d’une éolienne varie en fonction de la vitesse du vent, et ne fonctionne à puissance nominale que lorsque le vent atteint une certain vitesse (10 m/s environ). Donc ce chiffre de 20 % (ou plutot entre 20 et 33 % SVP...) donne plutot entre 70 et 90 % du temps où l’éolienne produit de l’énergie électrique (mais pas forcement à puisssance nominale)... il correspond d’ailleurs au rendement de la "machine" puisque que qq centaines de mètres derrière une éolienne on retrouve le même vent (la même énergie). Or les rendements des centrales nuclaires que notre auteur semble tellement porter ds son coeur tournent autour de 33-35 %. Pas beaucoup plus. Alors monsieur, avant d’anoncer des choses comme des choses peu contestables (heureusement qu’il y’a peu...), prenez le soin d’être objectif ! Je ne parle pas du encore du fait qu’une éolienne produit plus en hiver, où l’on consomme le plus, de la chance d’avoir en France trois gisements de vent partiellement ou totalement décorrélés (tramontane, mistral, nord), du fondement même des énegries renouvelables : économie d’énergie, mixité (et complémentarité) des sources,... je m’arrête là. Le sommum etant de parler de l’arrêt de superphoenix pour raisons electoral. S’il avait marché un jour, on ne l’aurait pas arrêté ! Vouloir refroidir au sodium, chapeau pour le côté pratique ! Il faudra bien un jour que nos élites acceptent leurs erreurs, et soient aussi critiques sur le nucléaire qu’ils le sont sur les énergies nouvelles !! Vive l’objectivité !! Merci.
      • En fait nous sommes pour la plupart d’accord avec l’éolien. Le problème qui subsiste encore est le stockage de l’énergie sous une forme quelquonque. quand aborderons nous ce sujet ?
        • Régulation de la puissance fournie à un réseau 31 juillet 2006 15:55, par Francois larzul
          Le problème primordial de l’energie est de se poser la question du passage "obligé" par l’électricité ( rendement faible 38%) Pour l’éolien comment coupler au réseau 50 hertz et à puissance le plus possible régulée- passage CC - CA ?
      • Peut-on ne raisonner qu’à l’échelle nationale ? 21 février 2007 17:52, par Michel Francois
        Il est incroyable de voir l’idéologie s’opposer au progres et à la science.Après tout l’église n’a reconnu que la terre tournait autour du soleil qu’ai 20em siècle,il était temps.J’ai assez vécu en Allemagne pour savoir qu’éffectivement ils sont très ennuyés et que l’investissement colossal qu’ils ont fait dans les éoliennes ne répond pas du tout à leurs attentes.Ils n’ont même pas pu remplacer une seule centrale nucléaire et se font pas mal de soucis pour arriver à rattraper le retard accumulé. Bien sùr,ils ne crient pas sur les toîts qu’ils se sont largement "plantés". Les déchets ne sont pas un problème,car le volume d’une piscine à 400m sous terre,ne represente rien par rapport au territoire Francais.D’autant qu’en surface la radioactivitée constatée est plus faible que celle mesurée dans une maison en granit.La radioactivité est hyper dangereuse mais à très faible portèe. Enfin les centrales de 4em géneration ne produisent quasiment plus de dêchets et Iter,(Fusion nucléaire)vers 2060 n’en produira plus du tout.Son carburant primaire sera l’hydrogène et le lithium qui ne sont pas radioactifs. Dernier point.D’où nous vient greepeace ? D’où vient tout l’argent dont ils disposent ? Qui a outre Atlantique,des reserves de pétrôle pour 50 ans et de charbon pour 200 ans,avec des super minéraliers pour le livrer en Europe ? Bien sur le militant de base,est de bonne foi,et s’il est parfaitement utile dans sa lutte pour la biodiversité,il est manipulè,lorsqu’on le lance contre le nucléaire.CQFD
      • Peut-on ne raisonner qu’à l’échelle nationale ? 26 février 11:46, par Maryann Trudel

        bravo pour ton texte cela est très complémcible

        D’une élève de l’école de st-bernardin à Waterloo.

  • > L’énergie électrique d’origine éolienne

    15 mars 2005 22:42, par Pierre

    Bonjour je voulais réagir sur le sujet de l’éolienne. Je pense qu’aujourd’hui malheureusement, l’expansion de l’industrie de l’éolienne ne peut s’effectuer qu’à une échelle locale pour de nombreuses raisons : Les grandes éolienne, ont une puissance maximale de 2 à 3 MégaWatt. Elles ne produisent cependant que 30% de cette puissance maximale à cause des fluctuations des vents qui ne soufflent pas dans le même sens... La France doit consommer eniron 80 000 MégaWatt, ce qui voudrais dire, que si l’éolienne était une altrernative, qu’elle sule serait productrise d’énergie en France, Il faudrait placer 80 000 éoliennes environ. Ce problème s’accentue si on considère, que les champs d’éolienne montrent une organisation particulière : Les éoliennes, de manière à ne pas se perturber les unes les autres avec les turbulences que le vent sortants des pales engendre doivent etre espacées de deux diamètres de rotors. On peut alors mesurer qu’un champs d’éolienne produit 3W par mètre carré tandis qu’une centrale nucléaire 1400w par mètre carré. Les chiffres parlent d’eux même. Au niveau de l’environnement, l’énergie du vent n’étant pas stable, il faudrait comber les déficits avec une autre source d’énergie tel que le charbon par exemple. Cela poluerait donc encore plus. Enfin le coût d’entretien des éoliennes est assez élevé si l’on considère que le changement permanent de la vitesse des vents use le rotor plus vite.

    L’idéal serait donc d’utiliser a bien cette source d’énergie non polluante : A une echelle locale, par exemple dans les régions d’Afrique en pénurie d’eau, utiliser l’éolienne pour pomper l’eau ne serait pas une mauvaise idée.

    Voila j’espere que mon point de vue donnera lieu à des réctions. Merci

    • > L’énergie électrique d’origine éolienne 12 avril 2006 19:01, par Sandrine41
      je pense que nous pensons trop aux coûts. je ne veux pas paraitre naive, je sais que l’argent est important. mais ne pensez vous pas qu’on devrait faire des efforts pour améliorer les chances de survie de la planète. ce que je veux dire c’est que, bien sur l’éolien ne peut remplacer le nucléaire, mais pensez vous que le nucléaire soit la solution ? non cela est trop dangereux. une centrale est tout de même plus laide qu’une éolienne ! personellement, je reviens des pays-bas et les champs d’éoliennes ne m’ont pas gênée. quant au vent, je n’ai pas tout bien compris mais chez moi il y a beaucoup de vent et un projet d’implantation d’éoliennes et prévu et je le soutiens. je sais que l’éolien n’est pas miraculeux mais on devrait essayer !
  • L’article contient plusieurs erreurs de raisonnement : 1) L’éolien ne pourra pas, évidemment, fournir toute l’énergie nécessaire à l’incroyable boulimie énergétique actuelle : il faut que le passage aux énergies renouvelables s’accompagne d’une réduction forte de la consommation (ce qui inquiète évidemment les grands groupes fournisseurs d’énergie électrique) ; 2) Le coût du nucléaire faible, tel qu’il est évoqué, est un mythe : le kwh nucléaire d’EDF ne tient nullement compte des problèmes d’enfouissement ou de démantèlement des centrales ; 3) Sur les 56 centrales nucléaires françaises, 4 "tournent" en pure perte à cause des pertes en ligne dû au transport sur des distances considérables : l’éolien, qui produit son énergie proche du site où elle est consommée, permet de réduire ces pertes en ligne ; 4) L’émission de CO2 par la filière nucléaire est loin d’être nulle : il faut associer le CO2 produit au moment de la construction et de la destruction de la centrale, au moment du transport des déchets ; par ailleurs, il faut aussi tenir compte des dommages causés aux écosystèmes dans les fleuves où l’eau de refroidissement est rejetée.

    Bilan : l’éolien a de solides avantages, s’il est accompagné d’une volonté de réduction de la consommation et si on ne tient pas uniquement compte du coût instantané du nucléaire mais de son coût à long terme.

  • Je trouve que malgré des inconvenient météorologique, les éoliennes présentes une avancée economique et écologiques pour la société.
  • > Où sont les arguments ?

    25 avril 2005 21:59, par cyberic71
    Je suis ravi que vous en soyez convaincu, mais pour me convaincre, il faudrait apporter des arguments !!!
  • > L’énergie électrique d’origine éolienne

    1er juin 2005 15:43, par karim
    salut je suis en deuxieme annee de prepa scientifique,et je dois realiser un dossier sur le theme suivant:erreur et progres.j ai choisi comme sjet:les eoliennes.cependant je voulais svoir si vous pouviez m aider sur ce sujet.je vous laissemon adresse e mail : nad19.pk@caramail.com.merci d avance
  • L’énergie électrique d’origine éolienne

    28 août 2006 19:53, par Guillaume

    Dans votre developpement l’énergie éolienne seule est comparée au système énergétique français : big is beautiful. . Mais les énergies renouvelables sont valables uniquement en les associant : il faut un mix énergétique. Je suis d’accord avec vous lorsque je lis : il faut que les régions connaissent ce qu’ils peuvent produire et ce qu’ils peuvent consommer. La première de nos économie correspond à ce que nous ne consommons pas, donc baissons nos consommations en isolant nos maisons de meilleure façons. Vous pointez du doit l’Allemagne mais dans ce pays des normes thermiques pour les bâtiment existent et elles sont 3 à 4 fois inférieures à notre pays. De plus pourquoi utiliser une énergies fossiles qui nous vient de pays très instables, (niger, Irak, Algérie ) qui parcours des milliers de km, qui fait travailler des personnes étrangères pour chauffer nos maisonns alors que nous avons du bois et du soleil à proximité. Prenon la région Centre, du vent constant en plaine de Beauce (bonne disponibilité et moins de casse pour les machines ), une multitude de court d’eau pour développer la petite hydraulique, une grande plaine céréalière pour l’huile végétale, entre 40 et 60 % de couverture solaire thermique pour le chauffage à l’année ou l’eau chaude sanitaire. Plus de 20 % de surface boisée dont une infime partie est correctement exploitée et le solaire photovoltaique dont le coût d’exploitation est casi nul, et les garanties de productions sont de 80% sur 25 ans. Il est possible de mettre en place un tel système énergétique avec pour le besoins dispatchables comme les appelle EDF des groupe électrogène marchant à l’huile végétalse, au biogaz ou au gaz le tout en cogénération ou trigénération. ( contrairement aux centrales nucléaires qui ont un rendement de 33 % en sortie centrale , mais près de 20 % chez le consommateur final)

    Mais il faudra pour ce schéma ( voir scénario NEGAWATT ) réduire nos consommations par 3. Cela n’est pas impossible. Il faudra bannir les consommations inutiles : veilles des appareils électriques ( production de 1 réacteur nucleaire à l’année ), les consommations de "goré" de la plupart de nos 200000 agents EDF pour chauffer leurs maisons les fenêtres ouvertes ( encore 1 réacteur ), une meilleures efficacité énergétique ( lampes fluo à place des incandescentes qui produisent 98 % de chaleur pour 2 % de lumière ( encore plusieurs réacteurs) et enfin les ENR seront un système viable. Aujourd’hui l’électronique de petite puissance permet aux systèmes de petites puissances environ 1 KW d’être connectés sur le réseau, de plus avec ce schémas les consommations sont très proches physiquement des productions donc les pertes en lignes sont très faibles au contraire des centrales nucléaires pour lesquels les beaux pilones 400 000 V jalonnent la France et tombe lors des tempêtes (au contraire des éoliennes ).

    Du point de vue financier, comment comparer ce système énergétique avec le prix du Kwh nucléaire puisque EDF ne présente pas de chiffres concrets : les coûts externes ( retraitement des déchets, mise en place de schémas de sécurité et de gestion de crise lors d’incidents majeur ), les coûts géopolitiques engendré par les guerres des pays producteurs du combustible.

    D’un point de vue sécuritaire, le nucléaire et ces nombreux incidents three miles island, Tchernobyl (savez vous que la gestion de la crise à coûté à l’URSS les profits de 30 ans d’exploitation de son parc nucléaire total ) et récemment à Forsmark en Suède ou le pire ne c’est pas produit grâce à un miracle (tout les systèmes de sécurité n’ont rien pu faire lorsqu’il y a eut une perte de réseau électrique et les groupes de sécurité se sont mis en route au dernier moment ) font peur à tout les pays du monde ou les médias sont quelque peu indépendant au contraire de l’iran ou la France. Cette première développe une dictature et la deuxième une démocratie ou les médias tous corrompus arrivent a faire croire au citoyens que le nuage radioactif c’est arrêté à nos frontières alors que les capteurs à particules absolues positionné sur les centrales de notre territoires étaient tous en alertes maximales et que chaque directeurs de site se téléphonait pour savoir si tout allait bien.D’un côté il y a ferme ta gueule et de l’autre cause toujours...

    Voila monsieur l’enseignant, que choisir : un système de production très risqué physiquement pour nous et nos générations futures ( qui dans 10000 ans se chargera de retraiter les dechets qui mettent plus 1 million d’année pour être inoffensifs ) avec un mauvais rendement, un coût d’exploitation sous évalué ( dixit la cour des comptes ), une relative indépendance énergétique puisque les mines dans le Limousin sont fermées pour nos consitoyens ou un système qui aura besoin d’améliorations certes mais dont le risque environnemental sera très bas, le coût d’exploitation lorsque les filière se seront développés sera très bas puisque le matériel sera beaucoup moins chère avec une production en serie comme aujourd’hui les groupes électrogènes, des pertes en lignes relativement faibles, et surtout une dépendance énergétique avec un slogan : ENERGIES RENOUVELABLES = EMPLOI LOCAUX DURABLES

    Guillaume ( guil_asselin@hotmail.com)

    Merci de me répondre

    Menbre du réseau citoyen français ( 60 millions d’adhérents)

  • L’énergie électrique éolienne-suite 1) à 4)

    20 janvier 2007 15:24, par andré Ducluzaux

    L’auteur du texte sur l’éolienne, André Ducluzaux, aux 11 personnes qui ont fait des remarques :

    Je m’excuse de ne pas avoir répondu, n’étant pas retourné sur ce site depuis longtemps, ignorant qu’il s’agissait d’un forum. Après quelques rappels, voici des précisions répondant globalement, je ferais ensuite une réponse à des intervenants sur quelques points plus particuliers.

    1) Je précise que ce texte était limité à apporter des éléments simples à des gens cherchant à comprendre des sujets techniques complexes pour lesquels ils n’ont pas eu la formation nécessaire. A chacun de tirer lui même ses conclusions sur des choix énergétiques difficiles. Bien qu’ayant travaillé dans une entreprise consacrée à la "maitrise de l’énergie électrique" (pas EDF), je n’ai aucune Vérité ni certitude à imposer comme certaines sectes, ni à convaincre ceux qui refusent même les évidences.

    2) Ce texte n’est qu’un regroupement de faits et de chiffres dont il résulte une conclusion claire :l’utilisation des éoliennes en France métropolitaine n’a aucun intéret. Voir sur ce sujet ce qu’en dit Jancovici, ingénieur conseiller du nouveau gourou en écologie Hulot, sur son site www.manicore.com/documentation/eolien.html. Mon objectif difficile, à contre courant des idées reçues, est surtout d’éviter un gaspillage financier et des erreurs techniques, alors que le domaine de l’énergie, en commençant par des économies, a besoin d’investissements importants et judicieux. La situation française (pas besoin d’éolienne) est identique à celle des pays (Suisse, Suède) ayant le même mix énergétique : nucléaire + hydraulique avec un complément réduit (5 à 10%) de thermique, et de renouvelable, biomasse et déchets. S’y ajoutent des pays favorisés : Norvège, hydro à 95%, Islande, hydro à 75% plus géothermie à 25%

    3) Certains ont vu ce texte comme un match éolienne contre nucléaire considérant que l’éolienne c’est automatiquement sacré puisque c’est renouvelable et le nucléaire c’est maudit par Tchernobyl. Alors au lieu de nous réciter leur catéchisme bien connu, qu’ils aillent au bout de leur démarche, débranchent leur compteur avec son sale courant, installent une éolienne dans leur jardin, des panneaux solaires électriques et thermiques sur le toit etc. et s’ils ont un chien, qu’ils lui mettent un ballon au cul pour récupérer ses pets de méthane à effet de serre et alimenter avec la cuisinière à gaz. Quand une dizaine aura fait cette démarche, qu’ils l’expliquent (avec chiffres) sur internet. Ce sera plus concret que les incantations Yaka, destinées aux autres.

    4) Alors, qu’on n’interprète pas mes propos, je ne suis pas anti-éolienne !
    - l’éolienne traditionnelle (énergie mécanique) est un bon moteur, à fonctionnement intermittent, qui sera repris dans 10 ou 15 ans, lorsque pétrole et gaz auront doublé de prix.
    - l’éolienne électrique pour petit réseau isolé est une bonne solution, seulement complémentaire à 25%.
    - l’éolienne électrique, raccordée à un grand réseau, uniquement suivant ses besoins est une solution valable pour réduction du CO2, mais inappliquée parce que de mauvaise rentabilité, même très subventionnée.
    - l’éolienne électrique raccordée à un grand réseau en permanence, solution acceptable si réduction de CO2, et complémentaire (max 10%), mais subventions impératives. De même, je serais anti-énergie renouvelable ? Je regrette que la France soit la lanterne rouge pour la transformation en électricité de la biomasse des forêts en friches et des déchets urbains. Solutions qui n’ont pas tous les inconvénients de l’éolienne et ses forêts de mats métalliques inutiles ; de surcroît elles rendent la nature plus propre. Ces filières ne sont pas trop onéreuses et si les subventions éoliennes y étaient transférées par une action efficace de l’Ademe, c’est peut-être 2 ou 3 fois plus d’électricité produite. Quelques chiffres (biomasse et déchets) : France 0,9% - Monde 1,3% - Europe ouest 3,1% -Allemagne 3,3% - Suéde 5,2% - Danemark 8,6 % - Finlande 13,2% ………………………………………voir suite 5) à 8) ci-après, faute de place

    Voir en ligne : Eoliennes en France

  • L’auteur du texte sur l’éolienne, André Ducluzaux, aux 11 personnes qui ont fait des remarques :

    Je m’excuse de ne pas avoir répondu, n’étant pas retourné sur ce site depuis longtemps, ignorant qu’il s’agissait d’un forum. Après quelques rappels, voici des précisions répondant globalement, je ferais ensuite une réponse à des intervenants sur quelques points plus particuliers.

    1) Je précise que ce texte était limité à apporter des éléments simples à des gens cherchant à comprendre des sujets techniques complexes pour lesquels ils n’ont pas eu la formation nécessaire. A chacun de tirer lui même ses conclusions sur des choix énergétiques difficiles. Bien qu’ayant travaillé dans une entreprise consacrée à la "maitrise de l’énergie électrique" (pas EDF), je n’ai aucune Vérité ni certitude à imposer comme certaines sectes, ni à convaincre ceux qui refusent même les évidences.

    2) Ce texte n’est qu’un regroupement de faits et de chiffres dont il résulte une conclusion claire :l’utilisation des éoliennes en France métropolitaine n’a aucun intéret. Voir sur ce sujet ce qu’en dit Jancovici, ingénieur conseiller du nouveau gourou en écologie Hulot, sur son site www.manicore.com/documentation/eolien.html. Mon objectif difficile, à contre courant des idées reçues, est surtout d’éviter un gaspillage financier et des erreurs techniques, alors que le domaine de l’énergie, en commençant par des économies, a besoin d’investissements importants et judicieux. La situation française (pas besoin d’éolienne) est identique à celle des pays (Suisse, Suède) ayant le même mix énergétique : nucléaire + hydraulique avec un complément réduit (5 à 10%) de thermique, et de renouvelable, biomasse et déchets. S’y ajoutent des pays favorisés : Norvège, hydro à 95%, Islande, hydro à 75% plus géothermie à 25%

    3) Certains ont vu ce texte comme un match éolienne contre nucléaire considérant que l’éolienne c’est automatiquement sacré puisque c’est renouvelable et le nucléaire c’est maudit par Tchernobyl. Alors au lieu de nous réciter leur catéchisme bien connu, qu’ils aillent au bout de leur démarche, débranchent leur compteur avec son sale courant, installent une éolienne dans leur jardin, des panneaux solaires électriques et thermiques sur le toit etc. et s’ils ont un chien, qu’ils lui mettent un ballon au cul pour récupérer ses pets de méthane à effet de serre et alimenter avec la cuisinière à gaz. Quand une dizaine aura fait cette démarche, qu’ils l’expliquent (avec chiffres) sur internet. Ce sera plus concret que les incantations Yaka, destinées aux autres.

    4) Alors, qu’on n’interprète pas mes propos, je ne suis pas anti-éolienne !
    - l’éolienne traditionnelle (énergie mécanique) est un bon moteur, à fonctionnement intermittent, qui sera repris dans 10 ou 15 ans, lorsque pétrole et gaz auront doublé de prix.
    - l’éolienne électrique pour petit réseau isolé est une bonne solution, seulement complémentaire à 25%.
    - l’éolienne électrique, raccordée à un grand réseau, uniquement suivant ses besoins est une solution valable pour réduction du CO2, mais inappliquée parce que de mauvaise rentabilité, même très subventionnée.
    - l’éolienne électrique raccordée à un grand réseau en permanence, solution acceptable si réduction de CO2, et complémentaire (max 10%), mais subventions impératives. De même, je serais anti-énergie renouvelable ? Je regrette que la France soit la lanterne rouge pour la transformation en électricité de la biomasse des forêts en friches et des déchets urbains. S


    • - 5) La disponibilité de l’éolienne : C’est le problème crucial de ce moteur, si on l’utilise pour faire de l’électricité. Comment imaginer qu’on peut produire une énergie électrique qui doit être à chaque fraction de seconde impérativement égale à celle consommée, en variation constante, ceci à partir du vent, énergie fluctuante et imprévisible par essence. Le merveilleux, c’est que les électriciens y parviennent, mais si la puissance éolienne ne dépasse pas d’environ 10% celle des autres sources du réseau, sinon ce sont des problèmes techniques, pannes de réseau, ajoutés à des surcoûts. Cette faible disponibilité de 20% est contestée par JM -21/12/05 (Pas fameux l’ingénieur…) avec un calcul original plutôt filandreux qu’il devrait proposer à la Société des Electriciens. Chacun peut vérifier sur le site www.energies-renouvelables.org/ , inventaire observ’er, tous les chiffre de production éolien ; les puissances à eurobserv’er. La disponibilité 2005 des éoliennes était donc de 24,4% pour le Danemark, de 23,6 pour l’Espagne, de 16,4 pour l’Allemagne( plus élevée en 2004 avec 17,5), de 14,9 pour la France,, pour 2004 il y avait mieux, 18,8%.

      Le chiffre de 20% moyen, 25 max est bien réel, mais ne représente qu’une partie du problème. L’éolienne, déjà incapable de produire une énergie de base, permanente comme l’hydraulique au fil de l’eau du Rhône et toutes autres énergies thermique, ne peut pas non plus couvrir les pointes d’été et d’hiver que par hasard. L’été caniculaire de 2003 qui déclencha un fort appel de climatisation a été difficile pour les électriciens qui mettent normalement à l’arrêt une bonne partie de leurs centrales, les Allemands en particulier, ne pouvaient compter sur leur armada d’éoliennes sans vent. L’hiver qui a suivi avec un long froid a provoqué nombre de coupures du réseau îlien de la Corse. EDF a importé de Grèce à grand frais un groupe électrogène de 20 MW qui avait servi aux jeux Olympiques, alors que les 15 MW d’éoliennes locales étaient à l’arrêt. Il n’est pas besoin d’être météorologue pour constater que les grands froids d’hiver comme les chaleurs d’été résultent généralement d’anticyclones, sans vent. Les marins savent que les vents soufflent surtout aux équinoxes de printemps et d’automne. Les tempêtes d’hiver sont inexploitables, les éoliennes étant stoppées à 90 km/h.

      - 6) Pour comprendre la nécessité impérative, pour le gestionnaire de réseau, de savoir 3 jours, puis 2, puis 1 jour avant, les prévisions de disponibilité des centaines de producteurs d’électricité, allez sur le site www.rte-france.com - clic sur courbes de consommation en temps réel. L’organisme RTE, Réseau de Transport d’Electricité, créé suite aux directives européennes, gère le réseau français de transport, ajuste à chaque seconde, avec des moyens informatiques et humains, l’adéquation instantanée production/consommation, entre les centaines de centrales, Edf en majorité, les 7 régions consommatrices et nos 6 voisins. Le réseau européen permet des échanges entre 23 pays. Les éoliennes connectées en permanence aux réseaux de distribution MT régionaux, pour des impératifs de propre rentabilité, constituent une exception, elles sont incontrôlables. Il n’y a pas encore de gros problèmes, la puissance raccordée étant heureusement faible, 0,2% du total. Mais cela va changer, le lobby éolien en quête de commandes, s’attaque maintenant à la France, où il a de bons soutiens à l’Ademe, auprès des élus pour les subventions et des maires pour la taxe professionnelle

      • 7) Ainsi, même dans les pays pour lesquels la réduction de CO2 est impérative, le développement d’énergie éolienne atteint ses limites, pour les raisons évoquées : les pannes de réseau, le surcoût qu’elle entraîne, et surtout la démonstration que l’éolienne ne peut être qu’une énergie complémentaire pour réduire un peu le CO2, mais pas d’éviter la construction ou remplacement d’une centrale thermique charbon, gaz ou nucléaire. Quelques chiffres issus des sites indiqués, pour les incrédules : L’Allemagne, pays test de l’éolien destiné à remplacer le nucléaire, a produit en 2005, 26,3% de sa consommation avec 21300 MW de nucléaire(17 centrales) et seulement 4,3 % avec les 18400 MW de ses 15 000 éoliennes. Elle doit fermer en 2007 une centrale nucléaire de 1974, Biblis A, et le producteur EON réclame une prolongation. Angela Merkel est bien embêtée car l’Allemagne ne tient pas ses engagements de réduction de CO2, étant obligée de construire de nouvelles centrales gaz ou charbon, si possible avec séquestration du CO2. Le grand enjeu du Captage du CO2 à la centrale avec transport et Stockage souterrain éternel, le CSC, est loin d’être validé, encore plus d’être industrialisé, sans compter son coût et l’opposition des écologistes, car le CO2 gazeux a beaucoup plus de probabilité de fuire du sous-sol que des déchets nucléaires solides, vitrifiés.

        8) Vos remarques laissent apparaître un manque d’information sur les centrales thermiques et leur mauvais rendement. Ces éléments se trouvent facilement dans de nombreux livres, revues et sites sérieux, tel Wikipédia : fr.wikipédia.com. En voici quelques éléments de base : Les grandes centrales thermiques ont trois composants :
        - la chaudière produisant de la vapeur à haute température, à partir d’une combustion chimique ou réaction nucléaire
        - La turbine à vapeur transformant l’énergie calorifique de la vapeur en énergie mécanique puis l’envoyant au condenseur (refroidisseur)
        - le générateur (alternateur) entraîné par l’arbre de la turbine, transformant l’énergie mécanique en électrique, transmise au réseau.
        - Les deux éléments turbines et générateur sont identiques pour toutes les centrales. Seule diffère la chaudière, soit à flamme brûlant charbon, gaz ou fuel, soit nucléaire. Dans ce dernier cas, l’eau chauffée dans le réacteur (primaire) ne sort pas de l’enceinte de sécurité dite de confinement. Elle chauffe dans un échangeur la vapeur (secondaire) qui entraîne la turbine.

        Les journalistes symbolisent, d’une façon erronée, une centrale nucléaire par la photo d’un réfrigérant atmosphérique, une haute tour d’où sort un panache blanc de vapeur d’eau. Ce n’est en rien un élément lié à la chaudière nucléaire, mais à la turbine à vapeur. Ainsi les centrales à flamme comme nucléaires peuvent avoir ou non des réfrigérants atmosphériques, suivant la possibilité d’évacuer les calories du condenseur de vapeur, soit dans la mer, la meilleure solution à tous points de vue, soit dans un fleuve dont l’eau est réchauffée pendant une dizaine de km en aval, favorisant quelques espèces de poissons ou gênant d’autres.
        - La chaleur ainsi rejetée est importante, entraînant un rendement faible. Le rendement global d’une centrale à flamme est de 40 à 45% suivant sa technologie et son âge. La température de vapeur y atteint 560°. Le rendement d’une centrale nucléaire actuelle PWR est de 33% environ, parce que la vapeur ne peut être portée à plus de 300° par sécurité. On ne sait, pour l’instant, pas faire autre chose du nucléaire que de la chaleur, et encore pas assez chaude !

        .....................................suite 9) et 10) ci après

        • 9) Pourquoi ces faibles rendements ? peut-on les améliorer ? Entre 1824 et 1845, les physiciens cherchant à comprendre les premiers moteurs à vapeur découvrent le premier principe de la thermodynamique, la conservation de l’énergie : "l’énergie n’est ni créée, ni détruite, elle se transforme". Lavoisier avait découvert 50 ans avant qu’en chimie "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". Ils comprennent alors que la chaleur et l’énergie mécanique sont deux formes différentes de l’énergie. Joule détermine expérimentalement l’équivalence chiffrée de chaleur et travail. Mais si les différentes formes d’énergie, mécanique, chimique, lumineuse etc. se transforment facilement en chaleur, une sorte d’énergie dégradée, la transformation inverse est difficile et impossible complètement en pratique.
          - C’est ce que Sadi Carnot exprima par le deuxième principe : toute transformation par un moteur thermique d’énergie calorifique en énergie mécanique est incomplète, il reste de la chaleur perdue ; la transformation sera d’autant plus complète que le fluide calorifique (vapeur par ex) part d’une température plus élevée à l’entrée pour sortir à une température plus basse. D’où la nécessité pour améliorer le rendement d’élever au maxi la température à l’entrée et de refroidir au mini la vapeur dans un condenseur en d’évacuer la chaleur perdue dans l’aéroréfrigérant, l’eau d’un fleuve ou de la mer. On a beaucoup cherché à récupérer cette chaleur perdue en utilisant l’eau tiède après refroidissement pour chauffer par exemple des serres installées tout près de la centrale. Mais cette eau n’est pas assez chaude pour du chauffage urbain d’une ville un peu éloignée.

          Ce "rendement Carnot", comme l’appellent les ingénieurs, est une sorte de malédiction à laquelle on n’a pas trouvé d’autre parade depuis 150 ans, que de chauffer le fluide à la température la plus haute possible. Quelques rendement d’autres moteurs thermiques : Petits moteurs 2 temps, 15 à 20%. Moteurs auto essence 20 à 25%. Moteurs diesels, vers 30%. Turbines à gaz 30/40%, avec cycle combiné 55 %, plus récupération éventuelle de chaleur pour chauffage des locaux proches (cogénération). Moteurs à vapeur du 19ème siècle : 8 à 10%, locomotive à vapeur moderne 1960 : 12%, loco diesel : vers 35/45%

          10) En conclusion, ce thème éolienne a dérivé sur les centrales thermiques, surtout nucléaire. Sur ce sujet, n’étant qu’un généraliste sans les compétences d’un spécialiste du nucléaire je ne participerais pas à un niéme débat polémique et répondrais seulement à JM 21/11/05 sur son procès d’intention“…ces centrales nucléaires que notre auteur semble tellement porter dans son coeur …” ……………………………………………………suite ci-après - choix du nucléaire


          • - Pourquoi ce choix -En me basant sur les éléments assez nombreux dont je dispose, si on me demande de décider comment produire l’électricité de demain, je dirais, après hésitation - le nucléaire - le moins mauvais compromis possible aujourd’hui, et probablement pour ce siècle ; siècle qui s’annonce difficile pour mes enfants, petits enfants et leurs contemporains, avec d’autres problèmes majeurs de société : surpopulation entraînant, réchauffement, vieillissement, immigrations massives Sud/Nord, guerres pour les dernières gouttes de pétrole et gaz…déjà commencées.

            - a) Une seule raison : par quoi le remplacer ?
            - pétrole et gaz : rejet de CO2 et épuisement proche dans des dizaines d’années, avec coût croissant.
            - charbon : réserves un à deux siècles, mais rejet CO2, séquestration CSC envisagée dans n années ?
            - hydraulique : exploitée à 95/98% dans les pays industrialisés, intransportable par l’électricité au delà de 2000 km (coût, technique)
            - **les énergies complémentaires, ( biomasse, éolienne, hydrolienne, solaire, marée, houle, géothermie, économies d’énergie etc.) quelques % chaque ; au total on pourrait arriver suivant les ressources locales à un total de 15 ou 20%, au mieux 30%. C’est toujours cela d’acquis, mais cela ne résoud pas le problème, où va-t-on chercher les 3/4 ou 2/3 restants ?

            b) On ne peut pas ignorer son passé énergétique national bon ou mauvais (histoire) ni ignorer les autres, le reste du monde (géographie). Un pays sans nucléaire, au milieu d’un monde avec 450, peut-être 1000 réacteurs dans 20 ans, subit presque les mêmes inconvénients, sans bénéficier des avantages. Après le pétrole, les bateaux seront obligatoirement nucléaires (donc gros), les carburants de synthèse (avec charbon ou végétaux) seront trop chers.

            c) les inconvénients :
            - le principal, la sûreté, impossible à garantir totale, par améliorations successives des futures générations et filières. Mais il faudrait y consacrer bien plus de recherches, donc d’argent. Par analogie avec l’auto, nous en sommes avec le PWR peut être à la Ford T de 1920, l’EPR à la Citroën Rosalie 1935, à quand la traction AV 1938 ?
            - le cumul d’expérience par les accidents majeurs, catastrophes, principal facteur de progrès de toutes techniques industrielles, usines, auto, avion, etc., est très faible : 1979, Harrisburg (T.M.I.) qui a techniquement beaucoup appris aux atomiciens (0 morts) - 1986, Tchernobyl qui a peu appris (dizaines de milliers de morts). Il est statistiquement certain qu’il y aura d’autres accidents majeurs (très rares !) fusion de coeur, avec pas ou peu de victimes/an, surtout si le nombre de réacteurs se multiplient. Par comparaison, l’électricité tue en France 200 personnes/an, le gaz plus (300 ?). Ce chiffre de 200 serait-il acceptable pour le nucléaire ? Il devrait alors être présenté au public, à titre prévisionnel, dans un référendum sur le nucléaire. La société accepte bien 5000 morts/an par l’auto, sans l’interdire. ( Nota : d’une façon ultra résumée, l’accident Tchernobyl est la conséquence d’un essai très risqué, imposé par des politiques incompétents, qui a conduit le personnel de la centrale à 12 manoeuvres erronées, sur un réacteur RMBK de conception intrinsèquement dangereuse. Un nouvel accident par cumul de ces 3 conditions parait totalement improbable)

            - les déchets nucléaires : problème médiatiquement très "gonflé" qui a des solutions acceptables sur les plans techniques, géologiques, coût et environnement futur. Plus simple et sûr que la sequestration du CO2 ……………………………………suite et fin ci-après

            • - Les réserves de combustible (uranium naturel) sont limitées à environ 80/100 ans, au Canada, Australie, Niger, France etc., reste le thorium. Le surgénérateur essayé prématurément (on pensait au début ne pas trouver assez d’uranium) par des prototypes dans 4 pays, dans les années 70, sera donc incontournable dans 30/40 ans.

              d) Une condition essentielle La recherche permanente de la sûreté maximale nécessite aussi, suivant la proposition de Charpak, la constitution rapide d’une Agence Internationale de Sûreté Nucléaire recouvrant et coordonnant les organismes nationaux de même vocation, en France ASN, Autorité de Sûreté Nucléaire. L’organisme doit avoir les pouvoirs nécessaires au Conseil de sécurité de l’ONU et son personnel un statut d’indépendance semblable à celui de la Justice. Cet outil, non indispensable pour les pays ayant une longue expérience nucléaire cumulée, l’est pour les nouveaux. L’AIEA, agence internationale de l’énergie atomique créée dans les années 50 a des fonctions statutaires très différentes, de promotion de l’énergie nucléaire, pas de contrôle de la sûreté. De plus, ses interventions dans les domaines politiques (Irak, Iran) est inadaptée.

              e) Une nouvelle énergie à découvrir ? "Il faut faire plus de recherches pour trouver de nouvelles énergies" entend-t-on souvent, d’ailleurs des mêmes personnes qui stigmatisent les dangers de la science, considérant que les scientifiques et ingénieurs sont de dangereux inconscients, noyés dans leurs équations ou éprouvettes. Heureusement que des “écologistes” plus compétents sont là pour les contrôler.
              - Malheureusement, il n’y a pas de nouvelles énergies dans l’univers, exclusivement de l’énergie nucléaire transformée en une autre, chaleur en particulier. Notre soleil, réacteur thermonucléaire (qu’on espère copier) nous a donné les énergies dites fossiles et donne encore celles dites renouvelables, hydraulique, vent, solaires etc.
              - La loi de la conservation de l’énergie (1845) citée plus haut, a été capitale pour la physique, montrant qu’il n’y a que des transformations d’énergie d’une forme en une autre, en particulier chaleur et énergie mécanique. L’innovation éventuelle ne peut porter que sur des transformations d’énergie, recherchées par des générations d’ingénieurs depuis 150 ans.
              - Pourtant en 1912, le célèbre e= mc2 a étendu cette loi à la transformation de la matière en énergie, d’où la découverte en 1938 d’une "nouvelle" ’énergie, nucléaire, dite de fission, exploitée actuellement, et un timide espoir dans le nucléaire de fusion, validé peut-être dans 20 ans par ITER à Cadarache, industrialisable après combien de prototypes, en ?

                • Energies complémentaires : ( a)ci-dessus)
                  - Ce sont les énergies qui par nature ne peuvent constituer les énergies de base d’un réseau (disponibles en permanence) et très limitées en quantité par leur origine. Les pays qui ont fait un gros efforts depuis 10 ans sont : le Danemark, point singulier 26,6%(croissance arrêtée), Allemagne 7,2%, l’Espagne 9,9%, la Finlande 13,4%, et malgré cet effort en biomasse, construit une nouvelle centrale nucléaire . La moyenne Europe Ouest est 5,5%, le monde à 2,1%. La France à 1,2% d’où urgence de développer en priorité la biomasse plus rentable que les éoliennes.
                  - Ainsi les objectifs de 15 à 20% d’énergies complémentaires cités en a) sont très ambitieux. Pour les économies d’énergies, un chiffre de 3 à 5%, correspondrait à l’important effort des années 70, mais l’augmentation prévue à moyen terme de fioul et gaz, va reporter sur l’électrique le chauffage actuel par les fossiles, et plus qu’annuler les économies.

              - Nota : inutile de répondre, ceci n’est pas une ouverture de débat, un simple point de vue, sachant très bien qu’ "on ne peut pas plaire à tout le monde".

              • Eolienne- réponse à JM 21/11/05 24 janvier 2007 11:23

                - réponse de A. Duclu à JM 21/11/05
                - disponibilité supérieur à 20% : les chiffres réels sont contraires aux votres (voir ma réponse générale du 21/1/07)
                - les vents les plus permanents ne sont pas en hiver, mais aux équinoxes (voir météo-france.fr)
                - Superphenix a été arrété par Jospin en 98 (voir presse époque) pour avoir les voix des verts. En échange, Voynet a eu un poste de ministre (transformé en sénateur, >10 000€/mois), superphénix arrété (voir pouquoi http://fr.wikipedia.org/wiki/Superphénix), autoroute Alpes sud stoppée (grenoble Sisteron) malgré demande depuis 10 ans des populations et élus locaux.
                - Sodium : le groupe des 6 pays "génération IV "se partagent la préétude de 6 futures filières nucléaires (éventuelles), 4 sont des surgénérateurs dont 2 avec caloporteur sodium. Ces gens n’ont sans doute pas votre compétence.
                • Eolienne- réponse à JM 21/11/05 25 juillet 2007 00:59
                  En réponse à M. Duclu. Je ne vais pas reprendre tout mon argumentaire mais ça serait trop long. Mais déjà je persiste et signe, "pas fameux l’ingénieur". Ce ne sont pas les chiffres qui sont faux mais l’interpretation qui en est faite.... Je recommence donc, et pourrait vous envoyer un cours niveau bac pour que vous compreniez (sincèremùent, ça me gêne d’écrire cela mais je ne fais que reprendre une citation de l’auteur...). Il est faux de parler d’une disponibilité de 20 % ! La disponibilité d’une éolienne (ou de toute centrale élec), qui signifie le pourcentage de temps où celle-ci est en état de marche (pas de pannne, pas d’arrêt maintenance, pas de coupure réseau), comme beaucoup de machines tournantes, est de l’ordre de 90-95 %. Certes il n’y a pas toujours de vent. Maintenant 20 -25 ou 30 % exprime le facteur de charge, qu’on obtient en divisant la production annuelle de la machine (en MWh par exemple) par sa puissance (en MW donc) multiplié par le nombre de jour en une année (365.25) et par 24, le nombre d’heure dans une journée. Ca représente donc l’énergie produite par rapport à ce que la machine aurait pu produire si le vent avait toujours soufflé fort, à vitesse nominale comme on dit. Or une éolienne ne fonctionne pas toujours à vitesse nominale, ça puissance augmente avec le vent, jusqu’à atteindre la puissance nominale. Et là encore je persiste et signe, une éolienne produit du courant 70 à 90 % du temps mais pas à puissance nominale. Une éolienne de 2 MW va produire parfois 200 kW, parfois 1 MW, etc. Il est certes regrettable que ces chiffres là ne soit pas plus mis en avant. Il est donc faux de dire qu’une éolienne produit 1/4 du temps et que le reste du temps il faudrait faire fonctionner d’autres sources (fossiles) d’énergie. Pour finir, je ne suis pas là non plus pour dire que l’éolien est la solution, il ne l’est pas, il est une des solutions. Il en est de même avec le nucléaire, et ça production non modulable (ou du moins très difficilement). Il n’y a pas d’énergie miracle ! Mais en France on met toujours en exergue les qualités du nuclaire, alors qu’il a aussi des défauts, et on attaque systématiquement le reste. Je suis persuadé qu’on aurait pu être leader en fournisseur de solution de production d’électricité non émettrice de CO2, mais en restant cloitrés dans nos petits cerlcles d’intérêts, et propageant des idées fausses (et en étouffant d’autres...), on a fait perdre un grand gisement d’emplois à notre pays ! Je serais heureux de poursuivre cette discussion, notamment le vent en France (voir une étude du RTE très intéressantes sur ce sujet) ou superphoenix... (là aussi, très intéresant de voir l’explosion des délais et du coût de démantèlement, si ça préfigure l’avenir on peut se poser des questions...) Bien cordialement,
              • réponse A.duclu à X. 5/6/06.
                - C’est l’un des grands défauts de l’éolienne (le vent ne se stocke pas) comme l’énergie électricité, lourd de conséquences : stockage impossible en courant alternatif, faible en continu dans les inductances et capacités. Voir résumé au début de mon texte du21/11/04.
                - En stockage indirect, le plus pratiqué (en puissance, sinon accus) est le pompage d’eau dans un réservoir élevé quand le courant n’est pas cher (nuit, dimanche), puis le turbinage par les mêmes turbines/pompes quand le courant est rare et cher, les pointes. Le rendement global est assez bon, 75%. Le plus important du monde est à Grandmaison (Alpes) avec une puissance de 1800 MW, près de 2 centrales thermiques, mais attention, production seulement quelques heures par jour !

                • - Réponse de A. duclu à F.Larzul 21/7/06.
                  - Le passage par l’électricité pour transmettre de l’énergie se justifie, malheureusement, dans la plupart des cas, en particulier, l’hydraulique. L’énergie électrique n’est qu’un vecteur, un moyen de transmission, onéreux mais très pratique. L’éolienne pour le pompage de l’eau est la plus importante application depuis des millénaires, sans électricité.
                  - Régulation. N’envoyer l’énergie au réseau que lorsque c’est nécessaire, mais être aussi disponible pour le faire à tous moments, c’est le rêve impossible avec une éolienne raccordée en permanence. Techniquement ce n’est pas simple, mais de toute façon impossible financièrement, sa rentabilité est basée sur le rachat obligatoire de tous les kwh qu’elle produit (20/25% du temps aléatoire) à un prix déjà élevé.
                  • Réponse à Pierre 15/3/2005
                    - L’éolienne pour pomper l’eau. Mais bien sûr, c’est sa meilleure utilisation. Partout, anciennement en France et toujours les pays en développement, dans les sites loin de toute alimentation électrique, l’éolienne est reine pour pomper l’eau dans les puits ou nappes du sous-sol. Elle ressemble plus aux anciens moulins, une roue avec une vingtaine de pales en tôle. Le tout sur un bâti métallique, genre pylone électrique

                    • - Réponse de A.Ducluzaux à Sandrine 41 du 12/4/06 -Ne croyez pas être naïve, mais le pilonnage médiatique que vous subissez avec les mirifiques promesses (non chiffrées) sur les énergies renouvelables, finit par enlever toute capacité de raisonnement clair. Le nucléaire, ce serait formidable si on pouvait s’en passer - comme l’automobile qui tue 5000 personnes /an - mais par quoi le remplacer ? Pas à 10 ou 20%, mais à 100%, sinon cela ne résoud pas le problème - voir fin de ma réponse du 21/1/07.
                      - L’énergie ce sont des chiffres, pas des sentiments. Quelques éoliennes blanche tournant sur un champ de tulipes en Hollande, c’est beau et émouvant, je les ai photographié. Mais elles font 2,1% de l’énergie en Hollande, on peut arriver à 5%, à 10%, et après comment les Hollandais vont-t-ils remplacer les 87% d’électricité de leurs centrales charbon ou gaz polluantes ?
                      - n’oublions pas que ce pays doit tout au vent, qui a fait tourner pendant des dizaines d’années, des centaines de moulins pour pomper l’eau de mer et assécher leurs polders.

                      • - Réponse à X 10/4/2005 …plusieurs erreurs…
                        - 1) réduction de consommation, c’est évident mais combien ? 5, 10, 20% ? Essayez d’abord chez vous, électricité, chauffage et eau chaude, si vous arrivez à 70 %/80%,chapeau, car les énergies complémentaires ensembles (hors hydro) peuvent arriver peut-être à faire les 20% qui vous suffiront ; Les chiffres sont têtus. (voir site ENR indiqué)
                        - 2) Indiquez vos sources chiffrées.
                        - 3) le total est juste, il y a dans le réseau français les mêmes pertes qu’ailleurs, 7% en moyenne jusqu’à l’usager. Le réseau de transport 90 à 400 kv a 2,3 % de pertes, mais le principal est dans la distribution MT et BT, proche de l’usager. La multiplication des petits producteurs, type éoliennes, augmente les lignes MT, donc les pertes.
                        - 4) vos chiffres ? il faudrait chiffrer les tonnes d’acier( le plus consommateur de CO2) et de béton, les plus énergivores. Il semblerait que les 4000 éoliennes de 1MW, théoriquement équivalentes à 1 groupe thermique de 1000 MW consomment plus d’acier et b

                        •  Réponse à Karim 1/6/05 - l’éolienne erreur ou progrès ?
                           Ce n’est ni l’un ni l’autre. C’est un bon moteur à utiliser là où il apporte des avantages réels et où ses inconvénients ne sont pas génants.
                           Ce n’est pas un réel progrès, l’éolienne est connue et essayée comme générateur, depuis 100 ans, mais abandonnée. Lorsqu’on manquait dramatiquement d’énergie, dans les années 1950 après la guerre, la jeune entreprise EDF avait exploré les énergies autres que fossiles, charbon classique et pétrole qui se développait. Elle a, à cette occasion cartographié tous les sites éoliens français, où ont été relevé pour chacun, le nombre de jours ventés avec la force du vent. Il n’y a pas eu de suite, devant les inconvénients de ce générateur. Volumineux rapport au Centre de recherches des Renardières. C’est l’hydraulique qui a été très développée (50% de l’électricité en France à l’époque) et l’énergie des marées essayée à la Rance. C’est plus tard, en 1883, qu’EDF a créé la centrale solaire thermique Thémis (2,5 MW) de Font Romeu. Abandonnée aussi en 1986.

                          • - Réponse A. Ducluzaux à Guillaume 28/8/06
                            - Votre texte soulève des dizaines de questions, il faudrait des heures ou vous envoyer un cours d’électricité niveau bac de 100 pages pour y répondre. Si vous achetiez une calculette, mettiez quelques chiffres sur 90% de vos affirmations subjectives, le fameux système que vous proposez s’écroule. Il faut un peu de modestie, vous pensez seul avoir des solutions nouvelles à la construction d’un système de production, transport et distribution d’électricité, utilisé à des variantes près dans tous les pays, après des dizaines de milliers de personnes qui ont transpiré sur cette question depuis 120 ans. Alors, voici seulement quelques points :
                            - Tous les pays ont le même type de réseau avec les centrales thermiques flamme ou nucléaire, les puissances et contraintes de refroidissement sont les mêmes.
                            - Les pertes en réseaux sont de 7% moyens, partout, entre la centrale et l’usager BT ; donc ce n’est pas 20% d’énergie qui arrive chez vous mais 33% réduit de 7%, soit 30,7%
                            - veille des appareils TV et autres, prenez un controleur et mesurez, vous serez surpris.D’ailleurs pour des simples questions de sécurité, il ne faut pas laisser ces veilles pendant des absences de plus de 24 h.
                            - les 200 000 agents edf, qui ne sont que 120 000 en France je crois, sont à 98% des gens aussi honnêtes que vous. Les accuser de gaspiller un avantage que leur a apporté un contrat de 1947 est vraiment éxagéré.
                            - les pylones 400KV n’ont rien à voir avec le nucléaire, mais l’énergie à transporter à 300/500 km. Tous les pays européens en ont, même sans nucléaire
                            - accident nucléaire de Forsmark, je n’ai encore pour comprendre d’autres sources que les média français et allemands, c’est à dire une information douteuse et incomplète. Attendons l’enquête.(voir sur le nucléaire, fin de ma réponse générale ).Votre surprise montre que, comme nombre de contemporains vous n’avez pas encore intégré qu’il y aura d’autres accidents nucléaires majeurs avec fusion de coeur, statistiquement très rares, mais comme àTMI, peu ou pas de morts. Malheureusement, les 14 réacteurs RMBK russes, sans enceinte de confinement, n’ont pas encore été tous arrété, je crois. L’exploitation du nucléaire est encore une technique dans son enfance, 40 ans. Les chemins de fer avec 150 ans, l’électricité avec 120 ans, l’auto avec 110 ans, l’avion avec 80 ans ont tous encore, mondialement, des centaines ou milliers de morts par an. Toutes les machines sont dangereuses, moins que l’homme qui les manoeuvre mal : 80 à 90% des accidents sont dus à l’homme, pas aux machines. Ils reste encore quelques rares peuples sans aucune machine, même à café, les papous par ex. .Vivent-ils mieux ?

                            SOUHAITANT QUE LES NOMBREUX ÉLÉMENTS ET CHIFFRES DE CE LONG ÉCHANGE, VOUS ONT PERMIS DE COMPRENDRE POURQUOI L’EOLIENNE EST INUTILE EN FRANCE. IL NE SERA PLUS RÉPONDU AUX REMARQUES. A. Ducluzaux

  • Dommage

    7 février 2007 08:03
    Les conclusions hatives et gratuites associées aux informations érronées du développement diminuent sensiblement la crédibilité du site. Dommage.
    • Dommage 22 mai 02:33
      moi je fait un expose sur se sujet (energie renouvelable)et je trouve rien.c’est dommage car ca m’interresse. c’est notre avenir qui est en jeu.moi je trouve que c’est important et interressant.j’ai que 16 ans mais deja je m’informe bien a ce sujet et je trouve inquieten de ne rien trouver sur internet qui est de nos jour la meilleur façon de chercher quelque chose
  • L’énergie électrique d’origine éolienne

    5 mai 2007 12:35, par Olivier

    Adapter la production à la demande instantannée (supposée libre de toute contrainte) n’est qu’une habitude mentale issue d’une période d’énergie bon marché. Si l’électricité était une denrée précieuse employée uniquement à bon escient - ce qui, pour moi, exclut le chauffage et la climatisation - on pourrait très bien adapter plus fortement la consomation à l’offre. Ceci est déjà très timidement esquissé dans les tarfis jour/nuit et les contrats spéciaux.

    C’est à peu prêt le même type de réflexe consumériste qui incite à manger des tomates en toutes saisons ... et donc préferentiellement hors-saison car c’est là qu’elles dégagent la meilleure marge pour le producteur.

    Dans le domaine énergétique comme en bien d’autres, nous devons tenir compte des oeillères que nous portons, même - et surtout - si nous ne pouvons pas les voir.

  • Que d’inexactitudes : Que la production soit intermittente n’exlue pas quelle soit prévisible. A 24H les previsions de vents sont tres rarement prises en defaut, ce qui permet de ne pas mettre en route des moyens d’appoints (gaz, fioul). De plus les regions nord , bretagne et sud ont des regimes de vents quasiment indépendants, rendant l’intermittence d’autant plus faible. Ajoutons que les centrales STEP (pompage dans les barrages) permettent de stocker les surplus d’energie produite (rendement 83%). En dernier lieu, il y a plus de vent en hiver, ce qui correspond (par chance) au pic de consommation electrique ne france. Quand a la puissance, le potentiel eolien de la france (20GW) correspond a 40TWH soit 10années au moins d’augmentation dela consommation francais (peut etre plus si le scénario R3 de maitrise de la demande energetique se réalise ce qui est bien parti en mai 2007 (trend -0.2% par rapport a 2006 apres une baisse de 0.9% en 2006).
    • L’énergie électrique d’origine éolienne 15 mai 2007 13:13, par Patrick
      Il y a peut-être des inexactitudes dans cette longue étude de l’éolienne, il faudrait les citer brièvement pour les autres lecteurs comme moi qui n’en ai pas constaté, moyennement compétent en électricité. Mais avant, il ne faudrait pas en rajouter de nouvelles sur la météo des vents. Il est malheureusement trop exact que les grands froids d’hiver, ou chaleurs d’été sont le plus souvent résultat des anticyclones stables pendant des semaines, donc sans vent. Quelques exemples : l’année de la grande canicule par anticyclone européen, l’Allemagne a eu du mal a tenir son réseau avec, comme c’est l’usage l’été, beaucoup de centrales arrétées pour entretien, et une pointe de climatisation, d’où coupures partielles. Son très gros potentiel d’éoliennes était sans vent. La même chose l’hiver dernier, grand froid sous anticyclone. Suite à une coupure volontaire à l’Est, l’ouest n’arrive pas à prendre le relais et fait déclencher une partie de la France, les éoliennes allemandes de l’Ouest, en général bien ventées étaient à l’arrêt. Voir articles de la revue "Der Spiegel". En Corse, l’hiver d’y il y a 2 ans, grand froid d’anticyclone pendant 3 semaines. Tous les radiateurs électriques d’appoint en marche permanente. L’Ile est totalement autonome avec centrales diesel et un peu d’hydraulique, d’où coupures programmées par secteurs, à Bonifacio, nous avions 2 h sans courant, les 18 MW d’éoliennes du cap Corse, très utiles pour la Corse, étaient sans vent. Seule solution : faire venir en urgence à Bastia, à grand frais, un gros groupe électrogène de 20 MW depuis la Grèce, qui avait servi de secours pour les jeux olympiques. Normalement, on peut prévoir le vent à peu près quelques jours avant, mais impossible de savoir quand va régresser un anticyclone qui dure des semaines.
    • ok dacord c’étaient nul a sec
  • Belle conclusion ... : PPDA à dit, Dieux à parlé...
  • Pour commencer, on peut trouver quelques informations actualisées au sujet de l’énergie éolienne (voir le lien Energie éolienne).

    En second lieu, on peut se préoccuper de la relation entre la production et la consommation d’électricité.

    En fait, voir ici : Stockage et régulation de l’électricité la question du stockage de l’électricité est un faux problème.

    La consommation électrique varie beaucoup dans l’année, la semaine, la journée et la régulation de la production en fonction de cette consommation est faite pour l’essentiel par des moyens hydrauliques et à flamme.

    La production des énergies renouvelables vient se substituer en premier lieu aux centrales au charbon et au pétrole, qui peuvent moduler leur production en fonction de la production éolienne ou solaire (ce qui n’est pas le cas du nucléaire). Cette énergie renouvelable économise aussi l’énergie hydraulique et peut être utilisée en période de faible demande pour le pompage dans les sites de pompage/turbinage.

    La production éolienne et solaire est prévisible en tendance plusieurs jours à l’avance et dans le détail plusieurs heures à l’avance.

    Ainsi, lorsqu’il y a du vent, l’électricité éolienne vient d’abord se substituer à celle produite par les centrales à charbon - lorsqu’il n’y a pas de vent, les centrales existantes sont utilisées comme par le passé.

    Et comment se fait-il qu’en France, où 78% de l’électricité est d’origine nucléaire et alors qu’on construit un réacteur EPR pourtant inutile, on construise de nombreuses centrales au charbon, au fuel et au gaz ?

    L’explication est peut-être ici : Les échanges d’électricité et le nucléaire

    L’électricité nucléaire est insuffisante lorsque les besoins sont les plus importants, alors que le nucléaire produit trop d’électricité lorsque les besoins sont faibles.

    Voir en ligne : Energie éolienne

  • L’énergie électrique d’origine éolienne

    12 mai 10:00, par Guillaume Pitel

    Quelques remarques sur le texte :
    - Vous écrivez : "Il faut reconnaître qu’une éolienne de1 MW est aussi “polluante” visuellement qu’un pylône haute tension transitant 1000 MW. Certains estiment qu’une éolienne c’est beau, deux ou trois encore, mais 10 ou plus, non !" : sauf erreur de ma part, c’est la ligne électrique qui fait transiter 1000MW. Or une ligne n’est pas composée d’un seul pylône, malheureusement. Il y a plus de 100000 pylônes en France, qui font transiter environ 548,8 TWh soit 5,5 MWh/pylône. Les 2000 éoliennes produisent 4.2TWh, soit 2GWh/éolienne (chiffres wikipedia "energie en france" et fee.asso.fr) ... Donc en admettant votre jugement tout à fait subjectif (et non partagé par les gens que je connais) de l’égalité de la pollution visuelle pylône/éolienne, une éolienne pollue en proportion 400 fois moins que le pylône pour la même quantité d’electricité. Comme quoi quand on ne fait pas n’importe quoi avec les chiffres, ça change un peu la donne.
    - Vous évacuez le problème de la recherche en quelques mots (il n’y a rien à améliorer dans l’éolien, selon vous), alors que le problème clef pour le développement de l’éolien est le stockage de l’énergie. Et que justement c’est sur ce point que se font nombre d’améliorations récentes. Stockage qui permet de lisser la production d’electricité. Evidemment, avec de l’uranium ou du pétrole à bas prix, la question du stockage électrique à grande échelle n’a jamais été une priorité pour la recherche. Sans m’étendre sur les nombreuses pistes existantes pour le stockage électrique, il y a d’autres pistes, comme le stockage sous forme d’air comprimé, utilisé soit pour des turbines à gaz (2/3 du gaz est normalement utilisé pour compresser l’air afin d’améliorer le rendement final...), soit directement (par exemple pour le moteur à air comprimé de M. Nègre adopté par Tata motors). Dans ce cas, on aura même une belle alternative au pétrole !
    - Enfin, vous éludez complètement le problème de l’indépendance énergétique et du coût de la matière première. Or c’est une question géopolitique majeure. Si l’on envisage un développement mondial pour le nucléaire, il faut s’attendre à un prix de l’uranium qui monte en flèche, et au développement de problèmes géopolitiques du même ordre que ce que l’on a vécu avec le pétrole.

    Plus généralement, vous posez au début de votre texte la question du remplacement intégral de la production électrique par de l’éolien, alors que ça n’a jamais été une question valide. Les solutions proposées par les "écolos" que vous semblez tant apprécier comportent toutes un effort important sur l’isolation, la climatisation naturelle (le puit canadien), l’utilisation maximisée des circuits directs pour l’énergie (ex : chaleur pour le solaire, mécanique pour éolien et hydro). Sans oublier le gain dû à l’énergie perdue à cause du transport inhérent à la production centralisée d’électricité, ça permet au écolos de proposer des plans de sortie du nucléaire en moins de 20 ans. Evidemment c’est difficile à croire quand on ne connait pas les énormes gaspillages dûs au chauffage électrique (merci EDF), aux équipements électriques domestiques inefficaces etc.

    Guillaume Pitel