Pourquoi « Vent de Colère ! » refuse toute forme d’éolien industriel

Jeudi 17 mars 2005, par Pierre Bonn // Les éoliennes : quelles retombées au niveau local ?

1-DIRE QU’A CAUSE DE LA DIRECTIVE EUROPEENNE, IL FAUT FAIRE DE L’EOLIEN INDUSTRIEL EST UNE IMPOSTURE POLITIQUE

« La France s’est engagée ... »

La directive européenne (2001) pour passer de 15 à 21% la part de renouvelable dans l’électricité est une directive « sans contrainte ni pénalité » et le représentant français a déclaré à l’époque que la France ne changerait pas sa position quelque soit le bilan de cette directive à faire en 2004. Ce bilan a eu lieu et la Commission européenne ne s’est fendu que de quelques banalités. Quand l’ADEME avec des trémolos dans la voix dit « oui, mais c’est la parole de la France !!! », on la renvoie à l’attitude de la France vis-à-vis des directives sur le déficit et sur la chasse, directives elles, avec contraintes et pénalité. Le couplet patriotard est d’autant plus odieux que proféré au colloque éolien de l’ADEME (déc.2004) où l’on traite les parlementaires de « faux-culs » et que, l’ADEME, complètement inféodé à l’EWEA [1] , et les promoteurs se battent pour importer et n’utiliser que des machines danoises, allemandes, etc. qui pèseront lourds dans le déficit de la balance commerciale française. Et ces machines serviront à fabriquer une électricité très chère qu’on leur revendra à bas prix. Cette directive n’a jamais parlé d’éolien et c’est Y.Cochet, l’ADEME et le SER (syndicat des énergies renouvelables : AREVA, SHELL, BRITISH PETROLEUM, TOTAL, EDF, ...) qui, de façon unilatérale, ont décidé en 2001, que cela représenterait 35 TWh par an en 2010 soit 14000 MW éoliens installés.

2-L’EOLIEN INDUSTRIEL EN FRANCE EST INUTILE

L’éolien industriel ne peut pas diminuer les émission de gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre (GES) sont : le gaz carbonique CO2, le méthane CH4, l’oxyde d’azote N2O, les hydrofluorures de carbone HFC, les perfluorures de carbone PFC, l’hexafluorure de soufre SF6. Ils peuvent tous être ramenés en équivalent CO2. On parle alors de Pouvoir Réchauffant Global ou PRG. Le gaz carbonique représente la majeure partie du PRG produit en France en 2002 soit 70%. En 2002 le PRG total français se décompose par source de la façon suivante (source CITEPA) :

On voit donc que L’EOLIEN INDUSTRIEL (QUELQUE SOIT SON VOLUME) EST ABSOLUMENT SANS AUCUN EFFET SUR 95,5% DES SOURCES DE PRODUCTION DE GES ! (et encore dans la production d’électricité on devrait enlever les GES produit par les centrales utilisant l’incinération des déchets sur lequel l’éolien industriel ne peut également rien faire). L’éolien industriel ne peut rien pour le protocole de Kyoto

Même en bloquant notre production d’électricité au niveau fin 2003, on couvre encore largement la consommation jusqu’en 2010. La consommation d’électricité en France en 2003 se montait à 413 TWh (source : « L’énergie en France - chiffres clés » Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie - édition 2004 p.23). En prenant le chiffre donné par RTE de 1,4% d’augmentation annuelle de la consommation, on arrive fin 2010 à 455,2 TWh fin 2010. Or la production 2003 se monte à 490,8 TWh, soit un excédant de 35,6 TWh. En 2003, le solde exportation moins importation se monte à 66 TWh (op. cité p.22). Il suffit donc de diviser en gros nos exportations 2003 par 2 pour couvrir notre demande 2010 et cela sans éolien industriel intermittent, coûteux et nuisible.

L’augmentation de la demande jusqu’en 2010 absorbe largement l’électricité qu pourrait produire 10 à 14 GW éoliens installés et cet éolien n’aura servi à rien. 14 GW à 25% du temps soit pendant 2190 heures/an produisent 30,7 TWh (et 10 GW, 21,9 TWh) Or l’augmentation de la demande (toujours avec le chiffre de 1,4% par an de RTE) nous donne 455,2 TWh en 2010 soit une augmentation de 455,2 - 413 = 42,2 TWh. C’est largement plus que ce que produirait 14 GW éoliens et tous cet éolien n’aurait servi à rien.

3-L’EOLIEN INDUSTRIEL CONTRIBUE A L’ACCROISSEMENT DES EMISSIONS DE GAZ A EFFETS DE SERRE

L’éolien industriel ne produit l’équivalent à capacité maximale que pendant 2200 heures par an en moyenne en France, soit un taux de charge de 25% et il doit être régulé par du thermique le reste du temps. Pour chaque MW éolien il faut 1 MW thermique marchant 3 fois autant et le CO2 économisé par l’éolien est produit 3 fois par le thermique qui sert à le réguler. Or le thermique à flamme a produit 25 TWh en 2003 et pour réguler 10 à 14 GW d’éolien industriel il faudra multiplier ce parc de thermique à flamme par un facteur d’au moins 4. En conséquence, l’éolien industriel contribue à l’accroissement des émissions de GES et cela d’autant plus que l’on en installe. Nous donnons rendez vous chaque année à l’ADEME pour constater l’augmentation du parc de thermique à flamme en relation directe avec les nouveaux MW éoliens installés. L’ADEME propose de réguler l’éolien industriel par de l’hydraulique. Mais cette filière est au bout de ses capacités et tout hydraulique utilisé doit être « remboursé » par du thermique.
Même au Danemark (sans nucléaire ni hydraulique) qui tire 17% de son électricité de l’éolien industriel, ils n’arrivent pas à baisser les émissions de gaz à effet de serre. En Allemagne, 14000 MW éoliens installés sont un désastre écologique total (long article de DER SPIEGEL 20-03-04 traduit sur www.ventdecolere.org). Cela n’empêche pas l’ADEME et les promoteurs de pleurer sur le « retard » éolien de la France vis-à-vis de l’Allemagne.

4-L’EOLIEN INDUSTRIEL COUTE TRES CHER A LA COLLECTIVITE

Pour 14000 MW installés en 2010, l’éolien industriel coûtera :  13,2 milliards d’euros de surcoût par rapport au nucléaire  3,6 milliards d’euros pour l’extension du réseaux (les lieux de productions ne sont pas ceux de consommation)  1,7 milliards d’euros pour la construction de centrales de « réglages » nécessaires à la régulation de l’éolien. Soit au total 18,5 milliards d’euros, sans compter les importations de combustible fossile, le coût des tonnes de CO2 produites pour la régulation, la perte de valeur des habitations des riverains, les 2/3 de la taxe professionnelle payée par l’Etat, etc. Ces 18,5 milliards sont payés par la CSPE (contribution au service pour l’électricité) prévue à l’origine pour les ménages en précarité) qui apparaît sur chaque facture d’électricité. Cela représente 40 à 80 euros par foyer et par an presque exclusivement pour l’éolien et va augmenter chaque année. On notera que les industries grosses consommatrices d’électricité ne payent qu’une CSPE plafonnée, le report se faisant sur les autres consommateurs. Ces surcoûts sont cachés au consommateur.

5-L’EOLIEN INDUSTRIEL ENRICHIT OUTRAGEUSEMENT LES PROMOTEURS

En 2001, le ministre Cochet a empêché la CRE (Commission de Régulation de l’Energie) de sortir son rapport sur l’éolien industriel avant que l’arrêté sur le prix de rachat soit signé. Ce rapport nous dit : « le tarif proposé se situe très au-dessus de toutes les estimations raisonnables des coûts de revient de la filière éolienne. Le développement de la spéculation liée aux réservations de sites depuis l’annonce de ce tarif est d’ailleurs révélateur de rentabilités tout à fait excessives : plus de 20% après impôts, garantis sur 15 ans [par l’Etat], même pour des sites moyennement ventés »
Cette rentabilité est encore très largement accrue si l’on prend en compte :
- les revenus générés après la 15ème année.
- la diminution du prix de revient de la filière éolienne dû au progrès technique sur les machines (diminution hautement revendiquée par A.Antolini [Le Monde 07/11/2002] et par d’autres promoteurs qui annoncent même passer prochainement en dessous du coût de la filière du cycle combiné à gaz [colloque de Metz du 12/02/2993 et « le téléphone sonne » France-Inter le 9/5/2003]). Si on augmente la longueur de pale de 10%, l’énergie produite augmente de 20%. Si avec une nacelle plus haute on a 10% de vent en plus cela donne 30% d’énergie en plus.
- la minimisation volontaire de la production dans les premières années pour profiter d’un meilleur prix les 10 années suivantes : 1 kWh non produit la 5ème année est ainsi un investissement pouvant rapporter jusqu’à 22% par an pendant 10 ans (rapport de la CRE). De l’année 6 à l’année 15, le prix est celui du taux de fonctionnement des années 1 à 5. Ceci explique que sur beaucoup de centrales éoliennes, on voit toujours une ou deux machines à l’arrêt pendant les premières années.
- la recherche de la proximité de sous stations EDF, quitte à se trouver à proximité des habitations pour économiser sur les lignes raccordement obligatoirement souterraines.
- les subventions de toutes origines (conseils généraux et régionaux, ADEME, etc ...), aides de l’ANVAR, prêts bonifiés, ...
- etc.
On se situerait actuellement plus au delà de 30% que de 20%. Avec une telle rentabilité, un seul but : investir le plus vite possible et le plus d’argent possible.

6- LES PROMOTEURS VOUDRAIENT DES PROFITS ENCORE PLUS ELEVES !

Le SER (syndicat des énergies renouvelables) a fait faire par le Boston Consulting Group (BCG) une étude [2] intitulée « Donner un nouveau souffle à l’éolien terrestre - Développement de l’éolien terrestre en France » et longuement exploitée à Caen. Cette étude n’est qu’une longue litanie des freins que le SER veut faire sauter pour gagner encore beaucoup plus d’argent :
- faire disparaître la dégressivité du prix Cochet de rachat du kWh avec le temps
- faire sauter la limite des 12 MW par site
- ne pas utiliser la procédure d’appel d’offre
- obliger RTE à faire payer les raccordements beaucoup moins chers
- donner la priorité des raccordements à l’éolien industriel
- rendre RTE responsables d’objectifs chiffrés en matière de raccordement
- rendre les préfets responsables d’objectifs chiffrés en matière de raccordement
- supprimer l’enquête publique
- faire payer par le gouvernement des campagnes de marketing pour l’éolien industriel
- etc...
Et au colloque éolien de l’ADEME à Caen, dans la foulée, les députés se sont fait traiter de « faux-culs » soit disant parce qu’ils disent qu’ils veulent de l’éolien industriel et ne font rien pour cela. Qu’ils s’en souviennent au moment de voter la loi sur l’énergie.

7-L’EOLIEN INDUSTRIEL FREINE LA CROISSANCE ET DEGRADE LA BALANCE DES PAYEMENTS

Jeumont s’est lancé dans la fabrication de machines de 1 MW et plus et c’est un échec. Il serait très fortement question d’arrêter cette production. Vergnet fait des machines qui marchent bien mais d’une puissance insuffisante (moins d’un MW). On est donc condamnés à utiliser exclusivement des machines importées. Pour 10000 à 14000 MW à 1 million d’euros environ le MW, cela donne une idée de l’ordre de grandeur de l’impact destructeur sur la balance des paiements.
Le plus beau : l’électricité éolienne chèrement payée par la collectivité est réexportée en partie à un prix extrêmement bas à tous nos voisins. Cela fait qu’on achète aux allemands et aux espagnols des aérogénérateurs pour produire en France une énergie très chère qu’on leur exporte à bas prix (sans compter pour l’Espagne la ligne THT qui servira à cette exportation !). C’est vraiment une stratégie « perdant - perdant » Ces capitaux absorbés par l’éolien industriel manqueront pour le solaire thermique, l’habitat bioclimatique, les pompes à chaleurs, la géothermie industrielle, les économies d’énergies, les hydroliennes... Toutes ces activités utiliseraient les sociétés industrielles et les PME françaises. De plus, la suppression de la CSPE donnerait un coup de pouce à la croissance.

8-L’EOLIEN INDUSTRIEL NE CREE AUCUN EMPLOI PERMANENT

Par emploi permanent, on entend des emplois qui subsistent une fois les machines en fonctionnement. L’ouvrier qui coule le béton du socle n’est pas un emploi permanent. Les centrales se surveillent à distance par télé transmission. Les équipes de maintenance peuvent se déclencher quelque soit leur résidence. S’il est concevable qu’un ou plusieurs techniciens résident en France dans le cas de nombreuses centrales d’un même constructeur, fin 2003, 100 MW tournaient dans l’Aude et il y avait zéro emploi permanent. Par contre, on compte un emploi par MW chez le constructeur danois, allemand ou espagnol.

9-L’EOLIEN INDUSTRIEL, C’EST LE SACCAGE DU PATRIMOINE PAYSAGER ET HISTORIQUE ET LA MORT DU TOURISME VERT

L’éolien industriel est un saccage du patrimoine paysager et historique. Des paysagistes à la botte vous expliquent « qu’il faut partager le paysage avec un éolien industriel qui sera là de toute façon » ( !) Alors sans vergogne on met des centrales dans les paysages les plus magnifiques et dans des sites historiques emblématique : Pont d’Avignon, abbayes cistercienne de Fontfroide, abbaye cistercienne de Villelongue, champ de bataille d’Azincourt, Cap Corse, Avignonet Lauragais, Saint Félix Lauragais, etc. Le touriste « plage - boite de nuit » ne se soucie aucunement de l’éolien industriel. Il existe par contre un tourisme en forte progression, le tourisme vert, tourisme de terroir qui se nourrit de paysages, de « pays », de monuments (églises, abbayes, châteaux, ...) et de gastronomie locale. Les infrastructures correspondantes sont en règle générale très sous équipées. Les gîtes ruraux, tables et chambres d’hôtes refusent du monde. Dans beaucoup de régions, les acteurs sont assis sur une mine d’or. L’éolien industriel va totalement « sinistrer » cette ressource aux potentialités réelles et prometteuses de revenus et d’emplois qui vont très au delà de la taxe professionnelle de l’éolien (dont 2/3 est payé par le contribuable). C’est un véritable suicide économique que commet alors l’élu qui accepte l’éolien industriel. Combien d’années faudra-t-il après coup pour rattraper et compenser les dommages causés à la première destination touristique au monde ?
Pour l’ADEME, l’éolien industriel va être la source d’un tourisme industriel. L’expérience sur les sites existants, montre qu’après un succès de curiosité de quelques mois, c’est l’indifférence ou la fuite (qui augmente avec la prolifération des centrales). Pour les promoteurs et l’ADEME, l’article R111.21 du code de l’urbanisme n’a aucune valeur.

10-L’EOLIEN INDUSTRIEL EST NUISIBLE CAR TOUJOURS TROP PRES DES HABITATIONS

- Pour l’ADEME : « à 400 m (où même quelque fois 200 m) on entend plus rien ! » Or l’expérience sur le terrain montre que le son s’entend jusque dans certains cas à plus de 1500 m et que les infrasons se ressentent à beaucoup plus grande distance, provoquant maux de tête, dépressions, insomnies, etc. Ces derniers symptômes ne se décèlent évidemment pas lors d’une simple visite sur le site d’une centrale (voir « santé et éolien industriel » sur le site web www.ventdecolere.org). Que le lecteur se rende par exemple à Plougras en Bretagne et interroge les riverains (enfin, ceux qui n’ont pas encore fuit). Lorsque que pendant le colloque de Caen, un riverain de la centrale de Sortosville est venu se plaindre qu’il ne dormait que quand le vent était dans une certaine direction, le promoteur a reconnu que cela n’arrivait que de façon rarissime et qu’on lui payerait des doubles vitrages ( !).
Les nuisances sonores et infra sonores sont patentes sur de nombreux sites (Plougras, St Crépin, Avignonet, Pic du Merdelou, mont Tauch, Serre d’Oupia, Sallèle-Limousis, etc.
Il serait facile aux DDASS de faire des mesures sur des sites existants ou même s’ils manquent de temps et d’argent de faire une enquête auprès des riverains. Mais non, ils se contentent des données des promoteurs et des constructeurs de machine sans même s’assurer si ces machines respectent des normes européennes ou françaises.
- L’ADEME nie également la baisse de valeur des habitations des riverains. Faites le sondage suivant : « vous disposez d’un capital pour vous faire construire un maison pour y passer votre retraite, allez vous vous mettre à proximité d’une centrale éolienne ? » Les résultats de ce sondage vous prouveront l’existence de ce dommage important qui n’est jamais remboursé.

11-LES PROMOTEURS ET L’ADEME NE VEULENT PAS DE VERITABLE CONCERTATION AVEC LES RIVERAINS

Pendant le colloque de Caen, l’ADEME et les promoteurs n’avaient que le mot de concertation à la bouche. En fait ils ont compris que dans un projet éolien il n’y a que 2 pierres d’achoppement : le maire et le préfet. Sur le terrain on se rend compte de la pression formidable exercée sur le maire par l’ADEME (et ses satellites) d’abord et les promoteurs ensuite. « La France s’est engagée... », Kyoto, il faut sauver la France des vilains émirs, des GES, des déchets radioactifs, on est retard par rapport à l’Allemagne, c’est « tendance », c’est le progrès, un monde propre pour vos enfants, c’est l’énergie du futur, il n’y a pas de nuisances du tout, on vous emmène voir une centrale,... Le promoteur reprend la même chose avec en plus : on fait des simulations de TP sur nos ordinateurs, il y aura des « mesures compensatoires » (de quoi ?), vous allez devenir un centre de tourisme industriel, pourquoi pas faire un musée de l’éolien, c’est la gloire et la richesse assurée pour le village, ... L’idéal c’est quand le projet peut être initié par les échelons supérieurs, SCOT ou communauté de commune ce qui entraîne une bien moindre réticence des maires.
Vis à vis de la population ? « il vaut mieux rester discret... problèmes de jalousie des villages voisins, ... dire que ce n’est qu’une étude et que cela n’engage à rien, etc. » A la limite une minuscule remarque dans un compte rendu du conseil municipal ou comme à Saint Crépin, le maire fait jurer le secret au conseil municipal (articles de la presse locale). Résultat : quand les machines sont là avec leur cortège de nuisances, un sentiment de révolte légitime se fait dans la population (exemple Ploumoguer, St Crépin, Plougras, ...).
Si les habitants se rendent compte qu’un projet est en route, soit qu’il y a eu des fuites, soit que le maire qui tient à la transparence et à la démocratie l’annonce aux habitants, il est souvent trop tard pour modifier le projet. C’est alors oui ou non, avec le plus souvent une association qui se forme pour s’opposer au projet. Pendant le délai entre le dépôt de la demande de permis de construire et la fin de l’enquête publique, comment un habitant peut-il être informé ? L’ADEME, le promoteur, le maire et le préfet considèrent que c’est le rôle de l’enquête publique et que l’habitant n’a qu’à aller consulter l’étude d’impact faite par le promoteur consultable à partir du 1er jour de cette enquête et écrire sur le registre prévu. Imaginez l’habitant d’un petite commune rurale qui doit venir aux heures d’ouverture de la mairie, quelque fois passer devant le maire qui se tient à l’entrée (comme à Portel des Corbières), lire un document qui fait couramment 500 à 1000 pages, s’en faire mentalement une synthèse et rédiger un commentaire dont il sait qu’il sera immédiatement lu par le maire qui milite pour le projet. Le maire est souvent craint et respecté. Les habitants ont en très souvent besoin. Il exerce une pression sociale très forte. Dans une commune de l’Aude, un maire a carrément annoncé à un habitant : « si tu veux que ta mère trouve une place dans la maison de retraite, tu n’as pas intérêt à ce que je voie ton nom sur le registre contre les éoliennes ! » Si une association essaye de faire une réunion publique, souvent le maire lui refuse la salle et la réunion doit se faire dans le village voisin (comme en décembre 2004 à Champeau près de Melun)
L’animateur du colloque de Caen a laissé entendre que « Vent de Colère ! » pourrait être subventionné par un grand groupe énergétique (il doit s’agir du nucléaire). Nous répondrons sans détour non et le SER qui est une de nos cibles comprend aussi bien AREVA que SHELL, TOTAL, BRITISH PETROLEUM , EDF, etc.) Mais nous, nous posons la question : « est-ce que des promoteurs pourraient avoir subventionné des maires ? »

12-LE GRAVE MANQUE DE SECURITE DE L’EOLIEN INDUSTRIEL

Fin 2004, avec environ 500 MW tournant en France, on comptait déjà plusieurs accidents sérieux : Port la Nouvelle, Névian, Boulogne-Portel, Dunkerque, Sallèle-Limousis, Montjoyer-la Valdaine. Pour 14000 MW installé, on compte plusieurs centaines d’accidents en Allemagne, etc.
Le récent rapport du CGM (Conseil général des Mines) démontre que les machines installées en France ne répondent que très peu à des normes quelles soient AFNOR ou autres (européennes ou mondiales). L’ingénieur des Mines, au colloque de Caen a même raconté le cas d’un promoteur installant des machines sans paratonnerre près d’une raffinerie, ou le cas d’un autre rallongeant la longueur des pales sans imaginer les conséquences possibles, le cas d’un troisième mettant 150 kg de sable dans la nacelle pour essayer de diminuer le bruit.... Le préfet du Nord a évoqué la possibilité d’instaurer un périmètre de sécurité autour des machines. Compte tenu des distances atteintes par les morceaux de pales, par les blocs de glace dus au givre, etc ., il est urgent que soit défini un périmètre de sécurité entouré d’une barrière empêchant les personnes de s’approcher à moins de 500 m. Or pour l’instant cela n’existe nulle part. D’autre part, les effets des infrasons qui commencent à émerger de nombreuses études dans le monde entier, montre que les graves nuisances pour la santé doivent interdire des machines à moins de 5 km des habitations. Le ministère de la Santé devra être tenu responsable de ses nuisances s’il ne prend les mesures appropriées. En tout cas ce ne sera pas faute d’avoir été alerté (voir sur www.ventdecolere.org).

13-SONDAGES

90% des gens sont peu ou pas informés vis-à-vis de l’éolien industriel. Ils ont une vision infantile de l’éolien industriel : « à part le coût de la machine, c’est l’énergie du vent donc c’est gratuit. C’est une énergie propre sans déchets radioactifs. Chaque kWh éolien va remplacer un kWh nucléaire. Conclusion : il faut mettre le maximum d’éoliennes » Tous les sondages vont peu prou se conformer à cette vision infantile sur laquelle surfe le lobby éolien (ADEME, promoteurs, etc.) aidé de puissants moyens médiatiques.
Ces sondages tendraient à démontrer fort sentiment positif vis-à-vis de l’éolien, sentiment qui serait le plus fort les zones où il y a des machines (Aude et Finistère) ( !?). Si ces sondages ont un sens comment cela se fait-il que justement c’est en Bretagne et en Languedoc-Roussillon qu’il y a le plus d’associations qui luttent contre l’éolien industriel ? Nous dénonçons ces sondages comme totalement biaisés et comme une manœuvre supplémentaire de la propagande du lobby éolien. Ces sondages sont bien sûr largement cités dans les études d’impact. Si d’autres sondages doivent être fait faits, ils n’auront de valeur que si nous participons au choix et à la rédaction des questions, au choix des strates de populations et surtout que ces sondages soient faits en fonction de la distance des machines de chaque centrale éolienne en fonctionnement. On verra alors ce que pensent les habitants à moins de 400 m, entre 400 et 500 m, etc. jusqu’à 100 fois la hauteur en bout de pale. De tels sondages faits avec la participation des DDASS serviraient à l’établissement de distances minimales de précaution relativement aux nuisances habituelles de l’éolien industriel. Pour l’instant la Direction de la santé n’est pas en faveur de tels sondages, Pourquoi ?
Des sondages locaux (genre sondages d’initiative populaire ou consultations locales) ont été faits par des maires pour savoir si les populations riveraines était en faveur de projets éoliens à édifier à proximité de la commune. Résultats, les futurs riverains sont dans d’énormes majorités fermement opposés aux projets : CHAMPEAUX(77) 12-12-04, 70% CONTRE, VALLERARGUES(30) 19-0-04, 79% CONTRE, MONTEILS(30) 18-04-04, 85% CONTRE, SUR 5 VILLAGES A BIONCOURT (57) 53,5% CONTRE, . Quand les maires (qui sont souvent très favorables aux projets) font des sondages sur des projets concrets qui risquent de modifier la qualité de la vie des riverains, ces derniers se prononcent sans appel !

14-L’EOLIEN INDUSTRIEL FREINE CONSIDERABLEMENT LE RECOURS AUX VERITABLES ENERGIES RENOUVELABLES

Les économies d’énergie sont un gisement très important d’énergie, utilisable sans frais et sans nuisances, tout de suite. Rien que la suppression de la veille sur téléviseurs, ordinateurs, etc., représente en gros l’équivalent d’un réacteur nucléaire (1000MW) marchant à 100% du temps soit l’équivalent de 4000 MW éoliens. La suppression d’une partie du gaspillage (éclairage inutile, chauffage électrique, etc.) doit absolument être dopée par les autorités.
Les énergies renouvelables intermittentes ne doivent absolument pas être utilisées à l’échelon industriel mais seulement en autoconsommation et quand elles ne fonctionnent pas on recourt à l’énergie traditionnelle : pompe à chaleur, solaire thermique, photovoltaïque, habitat bioclimatique, petit éolien, filière bois, etc. Essayer d’alimenter le réseau avec une énergie intermittente est profondément stupide et cher et ne fait qu’enrichir les promoteurs. Des énergies renouvelables non intermittentes (ou quasiment) existent et pourraient être développées rapidement à l’échelon industriel à condition de ne pas gaspiller des capitaux dans l’éolien industriel : Géothermie, Biomasse (malheureusement limitée en surface disponible utilisable), hydroliennes.
Les quelques 20 milliards d’euros gaspillés dans l’éolien industriel vont profiter principalement aux industriel étrangers au lieu de créer des emplois en France dans les autres énergies renouvelables.

14-L’ADEME [3] S’EST COMPLETEMENT DEVOYEE

Déjà Birraux-Le Déaut [4] (p.248 et suiv.) expliquent qu’il faut « renforcer la transparence de l’ADEME et restaurer son pilotage par l’Etat ». « Il semble indispensable qu’une tutelle forte s’exerce pour la définition de la stratégie et le contrôle de l’activité de l’ADEME. ... Son activité dans le domaine des énergies renouvelables doit répondre à la stratégie décidée par les pouvoirs publics et non pas tenir lieu de stratégie nationale pour les énergies renouvelables ...Son action doit se placer au niveau requis, c’est à dire celui d’un établissement public dont l’action complète mais ne se substitue pas à d’autres modes d’intervention. »
En fait il semblerait que depuis 2001 la situation ait très fortement empirée. Non seulement l’ADEME est persuadée que ce qu’elle préconise EST la politique de la France mais elle apparaît en fait comme la branche française du département marketing et lobbying de l’EWEA (European Wind Energy Association). Une telle situation est inacceptable et il est urgent que le gouvernement et les assemblées redressent la situation et rappelle fermement l’ADEME aux devoirs de sa charge.
On peut légitimement se demander pourquoi l’ADEME se conduit ainsi. L’explication la plus probables semble être la concentration très forte de militants antinucléaires farouches dont les ministres Voynet et Cochet ont persillé l’ADEME. Le Hors Série n°225 de Sciences et Vie explique qu’un pronucléaire ne sera jamais engagé à l’ADEME.
Les Khmers verts antinucléaires croient naïvement que l’éolien va pouvoir remplacer en tout ou (grande) partie, le nucléaire. Cela les placent dans une position quasi schizophrènes dans leur combat pour l’éolien industriel aux cotés d’AREVA, de SHELL, de BRITISH PETROLEUM, de TOTAL, d’EDF, etc.

15-LE NUCLEAIRE

L’éolien industriel (et qui accroît la production de gaz à effet de serre) ne peut remplacer, même seulement une partie, du nucléaire français. Quand on demande aux antinucléaires par quoi ils proposent de remplacer le nucléaire, ils répondent : « des turbines à gaz ! » c-à-d. encore des gaz à effet de serre. L’éolien n’a aucun rapport avec le nucléaire (même si les promoteurs éoliens disent qu’il ne peut y avoir de nucléaire sans éolien ( ?!)). Le nucléaire a d’énormes défauts (Tchernobyl : 33morts, 250 hospitalisés et beaucoup de contaminés) et les quelques dizaines de m3 de déchets dont on ne sait trop que faire) mais nous a donné 50 ans d’énergie bon marché sans gaz à effet de serre. De Messmer à Raffarin-2, le nucléaire civil a été décidé par les différents gouvernements sans demander l’avis des Français. Ceux ci interrogés dans un sondage CECOP (Le Monde-13/11/200) à 60% « se méfient de l’énergie nucléaire, mais ils ne peuvent pas s’en passer » en particulier « pour des raisons économiques et d’indépendance énergétique »

15-CONCLUSION

- inutile
- polluant
- cher
- enrichissant outrageusement les promoteurs
- multi-nuisible
- dangereux
- ne créant pas d’emploi
- freinant la croissance

L’EOLIEN INDUSTRIEL FRANÇAIS EST UNE GIGANTESQUE ARNAQUE (qui, par les sommes en jeu, est de l’ordre de grandeur du Crédit Lyonnais).
Nous demandons d’urgence l’abrogation de l’arrêté Cochet qui est le seul et unique moteur de cette arnaque.

Répondre à cet article

50 Messages de forum

  • Allez plutôt sur wwwplanete-eolienne.fr

    Si vous voulez une vrai information sur l’éolien : son intérêt, les vrais coûts, les vrais impacts, évitez Vents de Colère. Rien que le nom vous indique l’objectivité des propos.

    Il est scandaleux que "Les dossiers du net" se permettent d’accueillir un tel site et se fasse le relai de propos aussi calomnieux et faux.

    Vive l’éolien et sauvons notre planète.

    Allez plutôt sur www.planete-eolienne.fr

    Répondre à ce message

    • êtes-vous écologiste ? Dans ce cas vous devriez vous empresser d’aller habiter prés d’un parc d’éoliennes !
      (et payer le logement au prix qu’il avait avant l’implantation de ces pompes à pognon)

      allez donc demander aux riverains de ces parcs ce qu’ils en pensent, et pas seulement aux élus locaux.

      Nos voisins espagnols, allemands, etc qui refusent l’électricité nucléaire sont les premiers à nous en acheter parce qu’ils n’en produisent pas assez ! Si celà n’est pas de l’hypocrisie, c’est quoi ?

      Répondre à ce message

      • J’habite à 400 mètres d’une éolienne et je ne suis pas dérangé... voilà un témoignage de riverain.... d’ailleurs les touristes viennent régulièrement admirer nos éoliennes et contribuent à la survie des petits commerces de notre bourgade.

        Alors stop à l’intox... !!!!

        N’est-ce pas VENT DE COLERE !!!!

        Répondre à ce message

        • Etudiante en licence d’aménagement du territoire, je fais une étude sur les éoliennes. Je m’adresse aux riverains qui ont réagi en faveur de l’éolien : pourriez-vous me préciser dans quelle commune vous vivez. Je suis d’ailleurs étonnament surprise d’entendre (enfin !) des échos positifs...

          Répondre à ce message

          • La vérité sort de la bouche de cette étudiante...près de quel site habitez-vous pour ne rien entendre.Vos éoliennes sont-elles en panne,ou n’y a-t-il pas de vent ? Saint Crépin existe les études faites par la Daass démontrent des émergences supérieures à la loi,trois études memées au cours de 2005 le prouvent.L’administration qui a menée cette étude a été impartiale et en divulguant les résultat avait plus à y perdre qu’à y gagner.Merci a notre ancien Préfet pour ce travail demandé par lui.Alain en Charente Maritme

            Répondre à ce message

            • je trouve abérant que l’on dise que les éoliennes font du bruit, je suis moi même aller a Assigny et je puis vous garantir qu’a 300m on entend rien !!
              seul le bruit du vents
              de plus les éolienne ne dénature en rien le paysage elles sont élégantes
              pour finir c’est un très bon moyen de lutter contre le nucléair.

              Répondre à ce message

            • J’ai habité à Saint Crépin et le bruit des éoliennes ne faisaient pas plus de bruits que les abeilles qui butinaient dans mes arbres... Vous êtes un peu trop coléreux monsieur...

              Un riverain.

              Répondre à ce message

              • JE SUIS POUR UNE ENERGIE PROPRE ET GRATUITE.
                JE VEUX RESPIRER DE L’AIR PUR.
                JE VEUX QUE LA FRANCE SOIT EQUIPEE D’EOLIENNES PARTOUT.
                OUI JE VEUX QUE TOUTES LES ROUTES DE FRANCE SOIENT BORDEES D’EOLIENNES.
                JE VEUX QU’ON SUPPRIME LES STADES DE FOOT POUR Y METTRE DE EOLIENNES.
                JE VEUX QUE TOUTES LES CRETES DE NOS MONTAGNES PRODUISENT DE L’ELECTRICITE.
                JE VEUX UNE FRANCE VERTE MEME DANS SON ENERGIE.
                JE VEUX DES MATS PARTOUT.
                JE VEUX QUE LA TOUR EIFFEL SOIT LE SYMBOLE FRANCAIS DE L’ENERGIE PROPRE.

                ...Mais je vous préviens, je veux toujours avoir de l’électricité et je veux continuer à regarder la télé...
                Et je ne veux pas voir une éolienne dans mon champ de vision.

                Répondre à ce message

                • C’est ironique plus que polémique, mais c’est quand même bien dit ! Et cela recentre le débat sur la relativité des risques concernant les problèmes de nuisance. Bon exemple aussi que la tour Effel, pour laquelle ses détracteurs prédisaient à sa construction une durée de vie de 6 mois !
                  C’est le mal français : on a du mal à dire "du bien" quand on est plus sûrement entendu en disant "du mal"
                  Berfranda H.Normandie

                  Répondre à ce message

              • J’ai personnellement été voir et entendre les éoliennes de St Crépin.
                Si cela fait du bruit alors j’ai de graves problèmes d’audition.
                Avec les autres personnes venant montrer les éoliennes aux enfants le dimanche, nous avons pu tenir une conversation tout à fait normale au pieds des éoliennes sauf lorsqu’une moto est passée sur la route à 200m (!)
                Habitant dans un petit village de campagne, les querelles de voisinage ne me sont pas étrangères. Les éoliennes rapportent de l’argent aux propriétaires des champs et alors est-ce anormal ? Ne faudrait-il pas plutôt voir justement dans certaines formes d’oppositions une jalousie entre voisins ? Surtout lorsque les associations bien huilées disent partout que les éoliennes rapportent des milliards (désolé pour la démagogie mais je me situe au niveau de l’article)
                Vous voulez vous faire une idée, allez voir par vous même une centrale éolienne, un barrage hydroélectrique, une centrale charbon et une centrale nucléaire. Posez-vous la question sur les concessions en matière de consommation d’énergie que vous êtes prêt à faire.

                Répondre à ce message

          • Bonjour Amandine,
            Nous avons un projet de plateau éolien près de notre commune située en Haute-Normandie, et la société qui mène l’étude nous a enmenés voir et écouter de près des appareils en fonctionnement en Bretagne ; c’est le meilleur moyen de favoriser une opinion objective, et non subjective.
            Je suis allé plus récemment voir et écouter 5 éoliennes "SIIF Energies" qui viennent d’être mises en service sur les hauts de Fécamp. Mon opinion ne change pas : le niveau sonore (en conditions de vent essez fort) même assez proche, reste très raisonnable, je veux dire tolérable si l’on compare aux nuisances sonores même illégales que nous sommes régulièrement amenés à supporter que cela nous plaise ou non (échappements de deux roues non réglementaires, autoradios quasi-explosifs, tondeuses à des heures indues...).
            Cordialement,
            Berfranda H-Normandie

            Répondre à ce message

            • Quel acharnement contre les éoliennes je suis sidéré !

              Il est aberrant de croire que seul le nucléaire pourra fournir de l’énergie à toute la planète et répondre au défi énergétique, environnemental et économique dans lequel nous nous trouvons.
              L’urgence est au remplacement des énergies traditionnelles (pétrole, charbon, notamment) qui, certes, nous ont amené beaucoup mais prouvent aujourd’hui des limites qui ne sont plus contestables (ressources arrivant à terme, impact des cours sur l’Economie, concentration des réserves dans des zones géographiques bien localisées, émissions de gaz à effet de serre, et bien d’autres encores).

              Le nucléaire fait parti des solutions mais il ne pourra pas être La Seule. Il pose des problèmes en terme de sécurité, d’environnement, de réserves, et surtout d’accès à la technologie. On en a bien la preuve justement avec l’Iran, il n’y a pas de volonté internationale d’étendre cette technologie au reste du monde (pour des raisons que l’on peut comprendre, ou pas d’ailleurs).
              Alors en étant très franco-francais, et même un peu nombriliste, mais je crois que ca veut dire la même chose, on pourrait peut être penser que oui, la France pourrait subvenir à ces besoins énergétiques uniquement par le nucléaire. Mais qu’en est il pour le reste du monde ?

              L’heure est à l’urgence, il nous faut prendre aujourd’hui des décisions rapides mais réflêchies.
              Et les éoliennes sont d’après moi une solution qui doit faire partie du mix énergétique de demain, comme toutes les autres formes d’énergie renouvelables d’ailleurs. Elles ont leurs inconvénients, mais aussi bon nombre d’avantages, et en particulier celui de répondre au défi énergétique actuel, et dans une optique de développement durable.
              Je ne suis pas non plus particulièrement favorable au développement de parcs de plusieurs milliers d’éoliennes, bien que quelques éoliennes disséminées sur le territoire comme c’est en train de se développer, n’est pas forcément pour me déplaire.

              Je préfère un milliard de fois plus habiter à proximité de quelques éoliennes qu’en face d’une centrale thermique, nucléaire, ou d’une usine d’engrais chimique.

              Bon vent !

              Répondre à ce message

              • quelques éoliennes disséminées sur le territoire comme c’est en train de se développer, n’est pas forcément pour me déplaire.

                alors venez acheter un maison chez moi ! vous ferez l’affaire du siècle car il y a le choix et de plus le prix étant en chute libre de puis que les éoliennes sont dans le voisinage ,vous pourrez même en acheter deux !

                Répondre à ce message

                • J’ai visité le site de cette association. On peut dire que la plupart de leur arguments sont faux.

                  Concernant l’impact sur les oiseaux :
                  http://www.canwea.ca/images/uploads...

                  Dire que l’éolien ne réduit pas l’effet de serre parcequ’il faut le réguler avec des centrales thermiques est complètement faux.

                  Il y a une erreur de modélisation quand ont dit que les éoliennes ne fonctionnent que 25% du temps et qu’il faut réguler leur production avec des centrales au charbon ou au gaz 75% du temps.

                  En effet les observations montrent qu’il faudrait plutot dire que le parc éolien produit 100% du temps 25% de la puissance nominale. Quand il n’y a pas de vent en Bretagne, il y en a dans la vallée du Rhone , etc ... Donc, les éoliennes compensent leurs trous de production entre elles en grande partie. au niveau européen, le maillage est encore plus efficace pour l’auto-régulation de la production éolienne.

                  L’observation montre qu’une ferme éolienne de 10MW produit entre 1MW et 7MW, 70% du temps.

                  ++++++++++++++++++++

                  Au pays bas, l’augmentation du prix de l’électricité a été 70% en 3 ans sur le marché non rég

                  Voir en ligne : http://www.canwea.ca/images/uploads...

                  Répondre à ce message

          • J’habite à coté du site de Plouguin et cela ne pose aucun problème ! (600m)
            corentin

            Répondre à ce message

        • Merci,
          enfin un petit peu d’optimiste dans vos propos.
          Ca fait plaisirs.
          Vive l’éolien et stop aux calomnies de certains lobbyistes qui se trouve à la tête d’assoc comme je ne site pas qui. ils ne le méritent pas

          Répondre à ce message

        • Il ne fait pas se leurrer ! Quand il y aura une Eolienne tous les 10 km, plus personne ne viendra "visiter" la votre.
          C’est une vision réductrice du monde dans lequel vous vivez !

          Répondre à ce message

      • Quelques informations glanées sur le Moniteur daté du 18 mai 2007.

        Sujet : « Enfouissement accéléré des lignes électriques », pp 14-15.

        Auteur : Maxime Bitter.

        Il est question de la sécurisation du réseau après l’adoption du plan « Aléa climatique » d’EDF. On y apprend (c’est bien sûr une confirmation) que le réseau THT 400 000 volts n’est pas concerné par la politique d’enfouissement ou de limitation des créations de lignes aériennes. Et surtout que les lignes à 400 000 volts représentent déjà 20 000 kilomètres en France. Luc Desmoulins, directeur des achats du RTE, filiale d’EDF chargée des lignes de transport, rappelle en effet que « l’enfouissement des lignes THT est très exceptionnel. Mais nous avons l’obligation de ne créer aucune ligne aérienne supplémentaire sur le réseau compris entre 63 000 et 225 000 volts. » Toute ligne aérienne créée dans ce créneau doit donc être compensée par de l’enfouissement. L’essentiel du travail concerne le réseau de distribution, en moyenne et basse tensions, soit 586 000 km de lignes à 20 000 volts et 654 000 km de lignes BT (de 400 à 230 volts). Sur ce réseau, le contrat de service signé entre l’Etat et EDF est clair : « La suppression progressive des réseaux aériens fragiles et leur enfouissement contribuent à l’amélioration globale de la qualité de la desserte. »

        Questions :

        a) est-ce que les lignes à 400 000 volts, produit dérivé d’une électricité nucléaire « centralisée » autour de 17 méga-centres de production, sont insensibles à « l’aléa climatique » ?

        b) Sachant qu’une ligne à 400 000 volts est soutenue par au minimum 1 pylone de 60 à 80 mètres de haut tous les 500 mètres, soit en France plus de 40 000 mégas-pylones, et qu’entre les pylones, ces 20 000 kilomètres de lignes font beaucoup de bruit, peuvent être dangereuses pour les oiseaux, mais aussi génèrent un risque élevé de leucémie comment se fait-ce qu’aucun « Vent de colère » ne se soit à ce jour levé contre cette intolérable atteinte aux paysages de notre douce France, alors qu’une suractive association « Vent de colère » freine l’érection de la moindre éolienne par des procès systématiques ???

        Répondre à ce message

    • en quoi l’éolien industriel sauve-t-il la planète ? à part rendre malheureux les gens qui doivent supporter la dégradation de leur paysage, quel est l’avantage rigoureusement démontré de l’éolien industriel ?

      Répondre à ce message

  • Merci Jean-François pour vos différentes contributions.
    Non, il n’est pas "scandaleux" que les Dossiers du Net laissent la parole à Vent de Colère, puisque le but de ce site est de susciter le débat en permettant à tous de s’exprimer, et de proposer aux lecteurs, sur un sujet donné, des opinions opposées, voire contradictoires, pour qu’ils puissent librement se forger leurs propres opinions. Cela n’implique pas que le site se fasse le relai d’un tel ou d’un tel, mais plutôt qu’il soit ouvert à toutes les prises de position, dans le respect des opinions de chacun.
    En conséquence, c’est avec plaisir que les Dossiers du Net accueillerait une contribution de votre part, pour répondre à Vent de Colère plus longuement, ou pour aborder un autre aspect de la question des éoliennes qui vous semble intéressant. Comme il se doit, cette contribution prendrait part dans le dossier consacré aux éoliennes, et viendrait, à n’en pas douter, faire contre-poids aux thèses de Vent de Colère assez développées dans ce dossier.
    Dans l’espoir de vous lire prochainement,
    Christine Mounier, responsable éditoriale des Dossiers du Net

    Répondre à ce message

    • Monsieur,
      En démocratie, le débat est nécessaire.
      Mais il serait judicieux pour ne pas fausser ce débat, qu’en introduction vous citiez aussi des avis contraires ou au moins des liens vers des sites partageants cet avis. Cela donnerait une base plus riche à ce débat.
      L’exemple flagrant est celui du massacre des oiseaux, cité en épouventail par vent de colère alors que la LPO travaille en intelligence avec les promoteurs de centrales éoliennes pour l’implantation des sites et "La LPO a choisi d’accompagner le développement de la filière éolienne française dans le respect de la biodiversité et a donc développé un référentiel technique national au service des acteurs privés et publics." (citation extraite du site de la lpo sur http://www.lpo.fr/etudes/eolien/ind... ).
      Un débat lancé sans contre exemple et sur un article d’une mauvaise foi avéré ne peut donc être constructif.
      A ce sujet, il est troublant que lorsque l’on souhaite imprimer l’article, les premiers liens sponsorisés soient pour areva et l’ERP !

      Répondre à ce message

  • comment peut-on vous joindre pour vous apporter notre aide ?

    Répondre à ce message

  • vous saurez vraiment ce qu’est l’impact d’un parc €olien lorsque vous aurez des machines à 300 m de votre habitation. je vous retourne votre remarque ; avec le nom de "planete eolienne" on voit aussi l’objectivité des propos.

    Répondre à ce message

  • Sur les conseil de Jean François, je viens d’explorer "planete-eolienne".
    Désolé, mais ce site n’est que "baratin" : aucune démonstration chiffrée, aucune étude scientifique et économique sérieuse, des témoignages bidons ...
    Ce site n’est que propagande pour les industriels de l’éolien qui s’enrichissent grace à la taxe prélevée sur toutes les factures EDF et qui se moquent de l’avenir des français (santé, paysages, économie).
    Voilà ce qu’est "plan€t€-€oli€nn€" !!!

    Répondre à ce message

    • Pourquoi "Vent de Colère" ne peut-il s’empêcher de conclure sur un couplet pro nucléaire, et "anti-anti-nucléaire" ?

      La réponse était dans un article du Canard il y a quelques mois.

      Bravo au lobby nucléaire, il a bien mieux joué cette fois que dans les années 70. En focalisant l’attention de ses opposants potentiels sur les éoliennes, il nous a fait passer la deuxième couche sans douleur.

      Bravo aussi aux experts de Vents de Colère : leur "dossier", comme leur site, est un subtil mélange d’infos, de presqu’infos, et de carrément n’importe quoi, en réponse à des questions réelles et à une vraie inquiétude qu’ils ont créée et font monter. Le Net étant le media de la rumeur, ils ont su en user et abuser. Avec 3 sites qui se renvoient les uns aus autres, vous finissez par faire sérieux.

      Pour leur répondre et être aussi convaincant, il faudrait disposer des mêmes moyens en temps, argent, c’est difficile pour les individus que nous sommes. Si vous voulez, non pas être un "Khmer vert" comme ils disent (là aussi, ils ne peuvent s’empêcher de laisser pointer leur oreille), mais être un citoyen informé et ne pas céder à la manip’, il vous faut du temps, de la recherche de témoignages de première main, aller voir vous même sur place et vous renseigner. Aussi, de la distance et de l’esprit critique, pas du pré-mâché.

      En plus ça sert plus à grand chose, ils ont presque gagné. Mais qu’on arrête au moins de les présenter comme des Robins des Bois !

      Répondre à ce message

    • Permettez moi de vous demander quelles compétences techniques vous avez pour tenir des propos comme ceux-ci ? Depuis quand les éoliennes sont elles dangeureuses pour la santé, et surtout par quel phénomène physique ? Le bruit ? supportez-vous le bruit du vent dans les feuilles d’arbre ? je suppose que oui ! Sachez que le bruit d’une éolienne, et je parle en conaissance de cause, devient innaudible derrière le bruit du vent dans les feuilles et comme les éoliennes ne fonctionnent que lorsqu’il y du vent, dites-moi à quel moment vous les entendez. Par ailleurs, je tiens à vous dire de faire attention aux désinformations des médias. en effet, (je ne sais par quel lobby ils sont manipulés) on constate de grands écarts dans les doublages son entre distance de prise de vue et intensité sonore.
      Pour des infos techniques sur le sujet, vous pouvez consulter le site www.windpower.org . Il esplique très bien les choses tout en gardant une certaine objectivité.

      Répondre à ce message

  • INCROYABLE !
    Je reprends un passage de votre article : " Le nucléaire a d’énormes défauts (Tchernobyl : 33morts, 250 hospitalisés et beaucoup de contaminés) et les quelques dizaines de m3 de déchets dont on ne sait trop que faire) "

    Mais comment pouvez-vous relayer de tels propos révisionnistes ?

    Ce sont au moins de milliers de morts sans compter les gravement contaminés qu’il faut parler !

    Quant aux déchets,quarante années d’exploitation du parc nucléaire français correspondent à 7 000 m3 de déchets vitrifiés de haute activité sans compter les déchets de moyenne activité, 10 fois plus nombreux.

    Mais qu’est ce qui peut pousser Vent de Colère à écrire de telles énormités ?
    Je me sens de plus en plus pro éolien en lisant ça !
    Quant à dossiers du net, c’est le .com qui vous fait vous associer à de telles inepties ?

    Répondre à ce message

    • Tchernobyl = 33 morts ? A qui profite la propagande ? 25 octobre 2006 10:35, par stephane

      33 morts pour Tchernobyl ? allons donc ! c’est comme dire que le nuage radioactif n’a pas passé la ligne maginot ! c’est faire injure à l’intelligence et bafouer la mémoire de tous les ukrainiens qui y ont laissé la vie.
      Quels intérêts nucléaires se cachent derrière le discours de vent de colère ?
      Il manque à votre bilan des dizaines de milliers de morts, de malades, d’enfants malformés, de cas de stérilité .
      Il manque aussi la mention d’un site encore dangereux et instable, hautement radioactif pour les 300000 ans qui viennent. L’indépendance énergétique ne peut pas venir du nucléaire, car son combustible est totalement importé, comme le pétrole. cessez de dire n’importe quoi pour servir votre cause !
      La France, non contente de stocker ses propres déchets nucléaires qu’elle ne sait ni rendre inoffensifs , ni stocker en toute sécurité jusqu’à ce qu’ils le deviennent (300000 ans pour les plus actifs), récupère aussi les déchets d’autres pays et devient la poubelle nucléaire du monde. Cela profite bien à quelques uns.
      Alors , s’il vous plait, le couplet du nucléaire bon marché, propre, sûr, et garant de l’indépendance, remballez le !

      Répondre à ce message

  • Arretez tous de vous chamailler, pour/contre, bien sur l’éolien c’est bien, mais je ne suis pas d’accord que ce soit encore les mêmes qui s’en mettent plein les fouilles au détriment de la population, car je suis, moi aussi, aller y voir de plus près, et il est clair que si je voyais un champs d’éoliennes pointer le bout de son nez je ne serais pas d’accord que ce soit dans le champs d’à coté.
    Par contre une éolienne dans mon jardin pour produire ma conso perso, pourquoi pas, et d’ailleurs pourquoi ne mettons nous pas des éoliennes dans nos jardins, sur nos toits, si on VEUX vraiment sauver notre planète, il y a des possibilités. La première est l’ECONOMIE D’ENERGIE, consommons moins, évitons les déplacements inutiles, fermez vos robinets, éteignez vos lumières. ECONOMISEZ.
    D’ailleurs petite parenthèse, la France produit 21% d’électricité que nous n’utilisons pas et la revends aux Allemands, qui sont dans le top 3 des utilisateurs d’éoliennes !!!!!!!!
    MARION.

    Répondre à ce message

  • Ce qui me gène le plus dans la promotion de ces énergies nouvelles renouvelables c’est qu’elles donnent aux gens l’impression que ça y est on a la solution, on peut consommer à tout va et les éoliennes et les panneuax solaires vont nous sauver.
    Il faudrait planter chaque année plusieurs centaines d’éoliennes en France pour compenser l’augmentation annuelle de la consommation d’électricité.
    Il n’y a qu’UNE SOLUTION : ECONOMIE D’ENERGIE.
    On ne peut pas continuer au rythme où ça va.
    Pour moi le débat ce n’est pas pour ou contre l’éolien, car de toute façon ça ne changera pas la donne. Combien faut-il d’éoliennes pour remplacer une centrale nucléaire ? J’aimerai connaître la réponse.
    Combien de centrale nucléaire si chaque foyer économisait 10% d’électricité ?
    J’aimerai aussi connaître la réponse

    Répondre à ce message

    • Vous avez raison sur ce point. Les économies d’énergie et surtout le changement de modèle économique et de consommation est indispensable pour faire face à l’un des défis majeurs qui concerne l’avenir de l’humanité : l’énergie. Néanmoins, contrairement à ce qui est avancé par Vent de Colère, l’éolien en France n’a jamais été considéré comme un substitut au nucléaire, mais comme une énergie d’appoint devant permettre de limiter le recours au thermique, afin de limiter les émissions de CO2 (protocole de Kyoto). Ceci est rendu possible en France justement par l’infrastructure... nucléaire qui assure la majorité de la production. Il n’empêche néanmoins que le nucléaire pose un problème : Tchernobyl l’a prouvé, mais encore aussi l’été dernier un incident en Suède sur une centrale de type AEG où l’on a frôlé de peu une nouvelle catastrophe. Les médias français sont resté étrangement silencieux là-dessus. La question des déchets est également importante, qu’on laisse aux générations futures.

      Il reste cependant impossible tout autant qu’inutile de discuter avec les membres de Vent de Colère. Ces collectifs cherchent à tout prix à fonder des arguments prétendumment rationnels contre l’éolien sur une base inavouée irrationnelle : celle de l’égoïsme. Le coeur de l’action de Vent de Colère est le banal égoïsme humain qui a peur de la nouveauté, du changement, bref de tout ce qui vient s’insérer dans son environnement. Vent de Colère s’en fout éperdumment, au fond, de la question énergétique et des générations futures. Il y a pas mal de propriétaires de châteaux chez eux par exemple. Vent de Colère c’est souvent aussi des anciens urbains qui ont passé leur petite vie à thésauriser pour s’acheter une maison à la campagne pour leurs vieux jours, et qui voient comme une intrusion inadmissible dans "leur" campagne des éoliennes, alors qu’il voudrait que ce "décor" reste figé. La campagne est un espace de production mais pour eux c’est un "décor-jardin".
      Les éoliennes ne sont pas la panacée. Mais c’est déjà une tentative. Ce n’est cependant pas avec Vent de Colère que l’on peut discuter calmement de cela !

      Répondre à ce message

    • Bonjour Fabienne, Sur la question "combien faut-il d’éoliennes pour remplacer une centrale nuclaire, la réponse est double :
      1- Aucune puisque la production par éolienne est discontinue (dépendant de la constance du vent !)
      2- Combien en équivalence : on va prendre une centrale de 3 réacteurs modernes de 1600 MW, soit 4800 MW. La puissance moyenne d’une "grosse" éolienne de 105m de haut est de 3 MW, mais la plupart font 750 KW. Je vous laisse faire la division...(faut du monde !) Il ne s’agit donc pas d’une alternative au nucléaire, mais d’une exploitation non négligeable d’énergie renouvelable, avec tous les avantages et les inconvénients qu’on voudra bien y trouver, selon qu’on sera pour ou contre... !
      Amicalement, Berfranda

      Répondre à ce message

      • Berfranda,
        Travaillant dans le milieu, je peux te demander de nous envoyer tes sources stp car bizarrement c’est pas du tout ce type de machine que les constructeurs de parcs installent actuellement ! (mais tu dois t’y connaitre plus que moi, comme Vent de Colère s’y connait plus que l’Ademe, n’est-ce pas ?!)
        Plus sagement, il ne s’installe plus (ou peu) d’éoliennes d’une puissance nominale inférieure à 2 MW (et non 750kw) mais je te laisse le droit de réponse bien évidemment !

        Répondre à ce message

      • En réponse à la question combien faut-il d’éoliennes pour remplacer une centrale nucléaire, je voudrais apporter quelques précisions.
        D’abord, la moyenne des éoliennes insallées aujourd’hui est de l’ordre d’1.5MW et non 750kW qui représente les ancienne génération de machine. De plus, une tranche de centrale nucléiare dernière génération en activité en France (Civaux et Chooz pour 4 réacteurs. La moyenne du parc français est de l’ordre de 1000MW)) représente 1450MW. Le parc éolien français est d’aujourd’hui de 2500MW, soit en terme de puissance pure l’équivalnet de 2.5 tranches de centrale nucléaire. Il est à noté que une éolienne n’est pas exploité comme une centrale nucléaire à qui on demande de produire à puissance maximale de manière constante. En effet, on considère l’ensemble du parc national comme un centre de production unique sur lequel il est météorologiquement démontrer qu’il produit environ 25% de puissance foisonnée par rapport à l’ensemble du parc. En effet, la France est soumise à trois régimes de vents totallement décoréllés les uns des autres, ce qui veut dire qu’il y a toujours du vent quelque part. Si le vent ne souffle pas sur la façade atlantique, on en trouvera en vallée du Rhône et vice-versa. Cette particularité météorologique permet de compter sur une preoduction éolienne équivalente à 25% de la puissance installée sans avoir besoin, comme certains détracteurs le soutiennent, d’avoir recours à des centrales thermiques.

        En conclusion, le parc éolien français représente l’équivalent d’une tranche nucléaire première génération de 650kW. A terme le parc français devrait représenter l’équivalent de 4 à 6 réacteurs dernière génération.

        Enfin, pour tas deuxième question, baisser de 10% notre conso d’élec permettrait de se passer d’environ 5 réacteurs dernière génération avec une conso de l’ordre de 650TWh/an et des tranches de 1450MW. (650TWH - 10% = 540TWh soit 60TWh à économiser

        1450MW * 8700h = 12.6 TWH >>> 60 TWh / 12.6TWh = 4.76 réacteurs)

        Voilà, voilà

        Répondre à ce message

  • Le Prof Berger de ’Université de Louvain [berger@astr.ucl.ac.be], qui n’est PAS climat-sceptique bien au contraire, explique que, toutefois, du fait de leur production aléatoire d’électricité, les éoliennes nécessitent une source de remplacement de secours, qui n’est ni la plus moderne (sinon elle s’ajouterait au coût d’investissement des éoliennes), ni la plus performante.

    La production d’électricité fait toujours appel à un mixte base et pointe. Le calcul des économies d’énergie doit se faire sur la base de la production de pointe et pas de la production continue.

    En outre pour pouvoir compenser les manques temporaires d’énergie éolienne, il faut renforcer les réseaux d’interconnection, d’où coûts supplémentaires jamais évoqués.

    Répondre à ce message

    • Je ne comprend pas pourquoi la source de production complémentaire serait moins moderne et moins performante (et par rapport à quoi ?) Il faudrait développer !
      Les défenseurs de l’énergie éolienne (mis à part peut-être quelques extrêmistes, il doit bien y en avoir aussi malheureusement) n’ont jamais à ma connaissance considéré ce mode de production comme unique solution, mais au contraire comme une source supplémentaire qui peut pourvoir, non pas aux besoins de pointes, mais assurer la part de base de la consommation électrique.
      L’énergie éolienne peut-être considérée comme aléatoire dans une zone géographique restreinte mais plus stable sur une étendue à l’échelle d’un pays (surtout un pays cotier où les vents sont plus réguliers) Quant à l’interconnexion nécessaire pour niveller cette production, elle existe déjà et se renforcera avec ou sans l’éolien pour répondre aux exigeances économiques actuelles, pour pallier aux pannes et désastres (tempête de 1999), parce que les lieux de production avec les technologies actuelles ne sont pas forcement implantables à coté des lieux de consommations, parceque dans un pays comme la France, les pointes ne sont pas forcement les mêmes sur tout le territoire au même instant (chauffage plus important en hivers dans le nord, clim en été dans le sud), ce qui permet d’augmenter le rendement des sources de production

      Répondre à ce message

      • Incroyable, d’entendre un disours pareil !
        Je comprends mieux pourquoi on en est là à l’heure actuelle... Moi j’appelle ca la génération des irresponsables : je suis sur que toutes les personnes contre l’éolien dans ce forum ont plus de 50 ans...

        Tous les jeunes comprennent l’intéret de l’éolien, et des énergies renouvelables de proximitées ! Incroyable !!!Ils nous mettront des batons dans les roues jusqu’au bout !!!

        Répondre à ce message

        • je repond a ce message parce que j’ai 50 ans et je t’assure que l’age n’a rien a voir avec la connerie ; les gens de vent de colere sont evidemment a comparer avec la partie nuisible de notre humanité, mais je constate que l’égoisme et la démagogie ne sont pas prêts a disparaitre avec les prochaines générations, malheureusement.Ca fait 35 ans qu’on se bat et la denonciation de tous les saccages causés par l’ homme ne date pas de 2005 ; en 74 il y avait rene dumont premier candidat ecolo on parlait des gaz a effet de serre oui deja, des cfc, presents a l’époque dans tous les vapos et tous les systemes frigos a l’époque on passait pour des clowns mais on avait raison ; aujourd’hui ce que tu entends dans n’importe quel journal télévisé (même tf1 !)était absolument inconcevable !près de chez moi les négationnistes de VC (33morts tchernobyl,un détail)on fait capoter un projet éolien et ils sont présents partout ou des projets tentent de voir le jour ;jetons le discrédit sur ces irresponsables pour contrecarer la malhonnetete de leur argumentation, mais de grace n’en fait pas un combat jeunes vieux et réecoute la chanson de brassens sur les vieux cons.

          Répondre à ce message

        • Energies renouvelables oui, éolien... NON !!!

          Les seules personnes qui comprennent véritablement l’intérêt de l’éolien, et pour cause, sont ceux qui en tirent un bénéfice financier. Les autres ne font que s’abandonner à l’illusion consistant à voir là la réponse au double problème du réchauffement climatique et d’une future pénurie d’électricité. Or l’impact de l’éolien sur ces deux problèmes est absolument négligeable !! Croire le contraire, c’est se raconter des histoires et placer une foi, sans doute sincère mais fausse, dans la seule technologie comme solution aux conséquences désastreuses de notre (sur-)consommation de tout !

          Les kW éoliens sont des kW propres ? Soit ! mais les Chinois et les Indiens, pour ne parler que d’eux, auront déjà émis un multiple de ce que toutes les éoliennes du monde permettent d’économiser comme émissions de gaz à effet de serre d’ici à ce que l’Europe entière, ce qu’à Dieu ne plaise, en soit couverte ! Du reste, il serait intéressant de connaître quelle proportion de gens, parmi les thuriféraires de cette "fabuleuse énergie propre" se prive de sauts de puce low cost en avion ou de fruits et légumes hors saison et donc importés. Ceci dans un cadre général où le mot d’ordre "croissance !" absout par avance n’importe quelle turpitude anti-écologique.

          Par pitié, ne réduisons pas l’écologie à une seule question de composition chimique de l’atmosphère. Ils serait dramatique que les paysages naturels soient la première victime d’une soi-disant écologie dévoyée qui ne serait, pour paraphraser Clausewitz, que la poursuite du capitalisme par d’autres moyens. Qu’on se rappelle que dans les années 60-70, les barres d’immeubles qu’on dynamite aujourd’hui étaient célébrées comme le summum de la rationalité, des paradis qui feraient immanquablement le bonheur des masses laborieuses gratifiées de l’insigne honneur de les habiter ! Comme pour nos éoliennes, ni Mozart ni Beethoven n’étaient alors de trop pour accompagner en fond sonore les vues aériennes qu’on donnait de ces Walhallas de technocrates !

          Répondre à ce message

  • Idées fausses et faux chiffres ! 22 novembre 2006 23:05, par Fred

    Bonjour à tous,
    Vous trouverez sur le lien ci-dessous, un contre-argumentaire à propos des fausses idées reçues sur les éoliennes.
    http://www.planete-eolienne.fr/docu...

    En ce qui concerne la CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité),
    (taxe que le consommateur d’électricité paye), j’ai lu avec effroie le texte de vent de colère qui parle d’un coût très élevé pour les foyers pour développer l’éolien ! "Cela représente 40 à 80 euros par foyer et par an presque exclusivement pour l’éolien et va augmenter chaque année."
    Rectificatif :
    La partie reversé au développement de l’éolien ne représente que 2% de la CSPE, c’est à dire 0,18 € annuel pour un ménage consommant 3000kWh en 2003. Fin 2010 cette contribution sera de l’ordre 3,2€.
    Source : ADEME ( http://www.ademe.fr/presse/Communiq... et
    www2.ademe.fr/servlet/getBin ?name=17D836156F075F3AE7FF59AD17BA70171142336132470.pdf)

    Vive l’électricité Eolienne.

    Voir en ligne : COUT DU DEVELOPPEMENT DE L’EOLIEN POUR LE CONSOMMATEUR D’ELECTRICITE

    Répondre à ce message

    • Idées fausses et faux chiffres ! 20 janvier 2007 17:30, par Jean DUMONT

      Si maintenant on écoute l’ADEME... Ce ne sont pas des gens sérieux qui sont à la solde du lobby éolien industriel. Cessez de vous laisser bercer d’illusions par un éolien qui ne suffira même pas à compenser l’augmentation de la demande d’énergie.
      Dans un canton du département de la Manche où l’on veut mettre en place 14 éoliennes de 120 m on a calculé que l’on aurait pu équiper 15.000 foyers en pompes à chaleur ou développer les capteurs solaires sur plusieurs villages de la région.
      Cherchez l’erreur ! C’est de la poudre aux yeux au mépris des paysages sauvages de la région.

      Répondre à ce message

      • Idées fausses et faux chiffres ! 30 janvier 2007 13:28

        Si nous avons une consommation raisonnable, les énergies renouvelables suffisent à subvenir à nos besoins.
        Moi je consomme environ 5Kw par jour hors chauffage, avec machine à laver, frigo, congélateur, et ordinateur. Nous sommes 3 dans une maison de 130m². Si chaque français avait la même consommation : éolienne, panneaux solaire et photovoltaïque, énergie hydraulique, et complément central au gaz suffiraient largement pour nos besoins.

        Répondre à ce message

  • soyons intelligents ,pour une fois ; le but est de conjuguer le maximun d’energie renouvable:vent,soleil,eau pour diminuer et voir disparaître le nucléaire ;le nucléaire ne fait pas de bruit mais pollue sournoisement.et nos enfants se déme..... avec les déchets ,qu’on ne voit,puisqu’ils sont enterrés !
    Et l’uranium n’est pas produit en France,il me semble .

    Répondre à ce message

    • Pourquoi « Vent de Colère ! » refuse toute forme d’éolien industriel 7 décembre 2007 14:31, par Pour la VIE sur TERRE

      Totalement en accord avec ce temoignage je dis MILLE fois OUI aux eoliennes.Ne déposez plus de dechets radioactifs sur notre TERRE .Radioactifs pour des siècles,ils TUERONT nos PETITS ENFANTS .Cela est EGOISTE et CRIMINEL pour nos descendants.

      Répondre à ce message

      • A Beaucaire, ils ont eu les éoliennes, et demain ils auront la centrale thermique.

        En général il n’y a pas cette proximité géographique, ici exemplaire, mais, n’empêche, on assiste à une sérieuse bagarre entre le couple nucléaire-hydraulique et le couple thermique-eolien. C’est vrai que l’éolien diminue les GES quand le thermique est dominant (sachant qu’en puissance utilisée le couple idéal et maxi est 25% d’éolien et 75% de thermique). Mais c’est aussi vrai qu’il les augmente quant le thermique est faible : en france au-delà de 2% d’énergie eolienne( 1/4 de 7% qui est actuellement la part de l’électricité produite par d’autres moyens que le couple nucléaire hydraulique) il faut mettre en place des centrales thermiques pour les 75 ou 80% du temps pendant lequel les éoliennes ne produisent pas.

        3 exemples :

        l’Allemagne : beaucoup d’éolien mais 24 centrales au charbon ( dont une bonne partie à la lignite ) en construction ou en projet.

        La Bretagne ; des éoliennes nombreuses et une extension de Cordemais ( Fuel lourd et 50% de l’électricité Bretonne) plus la construction d’une centrale au gaz à ploufragan.

        Powéo(en cause à Beaucaire) : 3400 MW installé en 2010 dont ...600 de renouvelable (dont seulement 300 d’éolien !)

        Alors, il faut choisir : nucléaire ou charbon ! Si on choisit le charbon il faut installer un maximum d’éoliennes ; mais si on choisit le nucléaire il faut cesser d’en installer.

        En France on a le choix, mais ailleurs c’est rarement le cas, alors les centrales au charbon ( ou fuel ou gaz mais c’est pareil ou presque) prolifèrent sur la planète : Chine, inde, USA, allemagne, Australie...

        Evidemment si le charbon devenait propre, ce serait une autre histoire...

        Répondre à ce message

        • Faux : oui au nucléaire ET à l’éolien. Le nucléaire est au max de ses capacités et il faut un variable de 20% pour assumer les variations de conso (ce que le nucléaire ne peut). L’éolien, avec l’hydraulique, le solaire et la biomasse peuvent remplacer le gaz/pétrole utilisés actuellement.
          De plus, l’éolien n’est pas plus cher que le nucléaire, l’éolien est à 8,2cent d’euros et le nucléaire est déclaré entre 4,7 et 4,9cent sans inclure la gestion des déchets, le démantèlement, le financement colossal du CEA (80milliards d’euros en 30ans), l’approvisionnement en hausse continue (cours de l’uranium, le vent lui est gratuit), la gestion à très long terme des centres de stockage....
          Le congrès américain rechigne à construire des centrales et préfère l’éolien car dans son pragmatisme économique, il privilégie l’aspect financier sur tout...

          Répondre à ce message

          • Beaucoup de commentaires, de questions, de réponses, d’affirmations qui semblent plus ou moins vraies, parfois fausses. Beaucoup d’opinions personnelles. Pourtant, je ne vois rien à propos de la question essentielle : A quoi servent les éoliennes en Europe ? Et qu’on ne me réponde pas "À produire de l’électricité". En effet, pourquoi produire de l’électricité quand on n’en manque pas et que celle des éoliennes n’est pas moins chère. La réponse est autre. Les éoliennes sont faites pour produire de l’électricité propre en lieu et place de l’électricité produite par des centrales qui recrachent des gaz à effet de serre et en particulier le CO2. En effet, le premier watt produit par une éolienne fera baisser d’autant la puissance d’une centrale à charbon ou à tout autre combustible fossile. Les éoliennes sont donc idéales pour empiéter sur le domaine des centrales thermiques. Plus il y a de vent, moins il y a de CO2. Pas de vent : la centrale fonctionne comme avant. De ce fait, il ne faut pas raisonner en disant qu’il faut construire une centrale thermique en complément d’un parc d’éoliennes qui a un fonctionnement discontinu, mais plutôt qu’il faut installer des éoliennes en complément de toute nouvelle centrale thermique pour diminuer d’autant la production de CO2 de cette centrale. Et bien sûr, c’est aussi applicable aux centrales existantes.
            Là où le bas blesse les "éolienneophiles", c’est en France. Quelle peut-être la réponse à la question : A quoi servent les éoliennes en France ? Certes, EDF dispose lui aussi d’un parc de centrales thermiques, mais sans commune mesure avec le reste de notre continent. Et surtout, ces centrales n’ont pas le même objectif que dans les autres pays, ce ne sont que des centrales d’appoint pour les pointes de forte consommation. Donc, le reste du temps, quand elles ne fonctionnent pas, qu’elle est la finalité du watt éolien ? En tout cas, pas de diminuer la production de gaz à effet de serre en France. Alors, où va-t-il, ce watt vert ? Deux possibilités. Il reste dans notre pays et on baisse d’autant la production de watt électronucléaire, mais les centrales nucléaires n’ont pas du tout la même flexibilité que les centrales thermiques. Leur plage de fonctionnement est beaucoup plus étroite. Elles ne peuvent que partiellement absorber la production des éoliennes. Il faut donc exporter cette production. Ainsi, en dehors des périodes de forte consommation, les éoliennes françaises servent à diminuer la pollution des centrales thermiques des autres pays européens. Certes, la pollution est un problème mondial, mais faut-il pour autant implanter des éoliennes chez nous pour diminuer la pollution généré par les autres pays ? Faut-il en recouvrir toute la France pour donner bonne conscience aux autres états ?

            Pour la défense des éoliennes et de leur fonctionnement intermittant, on trouve régulièrement l’argument que la France dispose de trois zones de vents qui sont indépendantes. De ce fait, quand une zone manque de vent, ce sont les deux autres qui compensent et ainsi, on ne manquerait jamais d’électricité. Trois commentaires à cette affirmation.
            D’abord, ce n’est pas parce que trois situations sont complètement indépendantes qu’elles ne peuvent pas se produire au même instant. Les probabilités sont simplement plus faibles, mais certainement pas nulles.
            Bien sûr, il peut y avoir un anticyclone sur le golf du Lion et une dépression sur la Manche. Mais il se trouve aussi des périodes où un bel anticyclone règne sur l’Europe de l’ouest. Il suffit d’aller sur le site de Météo France ces jours là pour se rendre compte qu’il y a des périodes où le vent le plus violent en France ne dépasse pas les 15 Km/h. Et en hiver, cela correspond souvent à la période la plus froide, où la consommation d’électricité est la plus forte.
            Les fermes d’éoliennes pouvant être disséminées un peu partout sur le territoire, il serait alors inutile de conserver les lignes à très haute tension qui balafrent le paysage et qui sont aussi moches que des éoliennes. De plus, en cas de forte tempête détruisant une partie du réseau de distribution, les productions étant proches des consommateurs, il n’y aurait pas d’interruption de livraison. Mais cet argument est en complète opposition avec l’argument des trois zones de production possible d’électricité éolien. En effet, comment acheminer le courant des côtes de la Manche vers Marseille sans ligne à haute tension ?

            Un pro-éoliennes, conscient de la non continuité de la production des éoliennes, suggérait de procéder à des délestages tournants d’électricité les jours où celle-ci viendrait à manquer. Il partait du principe que ce n’est pas parce qu’il y aurait quelques heures de coupure de courant par an qu’il fallait se priver de ce moyen de production d’énergie renouvelable. L’argument peut sembler à priori séduisant. Un peu d’inconvénients individuels pour l’intérêt général. Mais qu’en serait-il réellement ? Coupure de courant de quelques heures quand on est dans un ascenseur. Impossible d’en sortir, l’éclairage de secours finit par s’éteindre et on reste prisonnier dans le noir absolu sans savoir au bout de combien de temps viendra la délivrance. Plus de feux de signalisation au carrefour. Noir total dans la galerie marchande (merci de ne pas suggérer d’installer un groupe électrogène polluant et ne dites pas qu’il n’y a qu’à installer des fenêtres, les pics de consommations d’électricité ont lieu en hiver quand il fait nuit à partir de 17 heures). Bref, c’est une fausse bonne idée. Nous sommes dans un pays où la fourniture d’électricité doit être 24 heures sur 24, 365 jours par an.

            J’ai lu ci-dessus que le site « Vent de colère » (dont je ne fais pas parti), publie de faux propos. Que pour avoir de bonnes informations, il faut visiter le site « Planète éolienne » et en particulier le dossier sur les idées fausses. Et bien, au moment où j’écris ce message, je m’aperçois que ce site n’est pas exempt de contre vérités. A la rubrique Béton, il est noté que la masse de béton dans les fondations d’une éolienne est à peu près équivalente à la masse d’une maison d’habitation. Ou il s’agit d’une éolienne d’un particulier, ou il s’agit d’une HLM ! D’ailleurs, dans la même rubrique, il est écrit que « les fondations d’une éolienne représentent une surface de 100 à 200 m2 ». La hauteur de cette fondation étant de plus de 1 mètre, cela fait un volume d’environ 150 m3, soit plus de 350 tonnes. Une maison de 350 tonnes, c’est du bel ouvrage ! Et il suffit de taper sur Google les deux mots « fondations, éolienne » et vous verrez que le volume de béton nécessaire à une éolienne est plutôt de l’ordre de 250 m3 soit plus de 600 tonnes. En poussant un tout petit peu les recherches, on peut arriver sur le site Rhoneole où ils expliquent, photos à l’appuie les étapes de la construction. 450 m3 de béton pour une éolienne, soit environ 1100 tonnes. Une telle masse de béton s’apparente plus à un blockhaus du mur de l’atlantique qu’à un pavillon de banlieue. Alors, pourquoi « Planète éolienne » annonce-t-il cette contre vérité ? Pour la bonne et unique raison que lors du démentiellement de l’éolienne, ce béton reste en terre. Une ferme de 10 éoliennes et c’est 6 000 tonnes de béton oubliés pour les générations futures, et ça, ce n’est pas écologiquement correcte. De plus, lors de la construction, il faudra bien le faire venir, ce béton. Un millier de toupies de béton, qui circule sur les routes, ce n’est pas non plus très écolo et soyez sûr qu’il ne viendra pas par le train.

            Combien faut-il d’éoliennes pour remplacer une centrale nucléaire ? Bien que je considère que la question n’a pas réellement de réponse puisqu’il faudra toujours une source fiable de production d’électricité, je propose néanmoins une réponse. Juste pour la curiosité.
            Basons nous sur des chiffres moyens (Chacun pourra refaire le calcul avec ses propres chiffres, ce qui compte, c’est l’ordre de grandeur). Commençons par la centrale nucléaire. Puissance maximale produite pour une tranche : 1200 MW (mégawatts). En France, les tranches nucléaires vont de 900 à 1450 MW. Nombre de tranches par centrale : 4. La puissance électrique maximale produite par une centrale est donc de 4 800 MW. Ce chiffre brut doit être pondéré de la disponibilité du nucléaire (rapport entre la puissance maximale et la puissance produite, tenant compte des arrêts pour travaux) : 80 pourcents. La production électrique moyenne produite par une centrale est finalement de 4 800 * 0.80 = 3 800 MW (environs). Maintenant, l’éolien. Puissance maximum pour une belle éolienne : 2 MW. Le rendement de l’éolien (rapport entre la puissance maximale et la puissance produite, tenant compte des vents trop forts, trop faibles ou nuls) dans une zone bien ventée : 20 pourcents (Ce chiffre, bien que faible, est plutôt optimiste quand on sait que le rendement de l’ensemble des éoliennes sur l’année 2005 en Allemagne n’a été que de 16 %). La production électrique moyenne produite par une belle éolienne n’est finalement que de 2 * 0.20 = 0.4 MW. Le nombre d’éoliennes pour remplacer une centrale nucléaire serait de 10 000 (environs). Sachant que la puissance maximum pour l’éolien par kilomètre carré est de 10 MW de puissance installée (si non, les éoliennes produisent trop de turbulences). La surface minimum d’implantation d’éoliennes pour remplacer une centrale nucléaire : 10 000 (éoliennes) * 2 (MW) / 10 (MW/km2) = 2 000 Km2 (200 000 hectares) soit un carré de 45 kilomètres de côté. Et encore faut-il que ce carré soit vierge de tout accident de terrain, de toute construction, de toute voie de communication, si non, c’est plus grand.
            Bien sûr, on peut ne pas être d’accord avec la puissance de la centrale nucléaire prise comme exemple, pas d’accord avec les rendements utilisés ou par d’autres chiffres. Mais même si ce désaccord atteint 25 pourcents à la baisse, la surface recouverte par les éoliennes serait quand même d’environ 1500 Km2 soit un carré de 39 kilomètres de côté, sachant que ces chiffres sont basés sur une implantation des éoliennes dans une zone ventée, mais qu’au bout d’un certain temps, il faudrait se rabattre sur des zones moins ventées et où il faudrait mettre encore plus d’éoliennes pour remplacer du nucléaire.
            On peut aussi envisager de les installer en ligne, le long des côtes, là où c’est le plus venté, donc le plus efficace. Soit. Une éolienne tous les 200 mètres, cela fait une ligne ininterrompue de 2 000 Km. Mais comme je suppose qu’il ne sera pas permis d’en implanter dans la réserve du Marquenterre, au pied du Mont Saint Michel, sur les remparts de Saint Malo, à la pointe du Raz ou sur la dune du Pilat, les côtes françaises n’y suffiront pas !
            A noter que j’ai pris 80 pourcent comme chiffre de la disponibilité des centrales nucléaire, mais EDF s’arrange évidemment pour ne pas arrêter de tranche en hiver alors que le vent, lui, n’a pas d’état d’âme.

            Je ne prendrais aucun parti concernant le bruit des éoliennes, ceci est trop suggestif. Et il ne faut pas oublier certains critères, cela dépend du seuil de bruit que l’on se fixe, de la distance à laquelle on se trouve, de la vitesse et du sens du vent. Néanmoins, je me pose une question. Quel pourrait être le bruit généré par des éoliennes dans un village cerné par celles-ci ? En effet, si une voiture circulant sur une petite route départementale n’est pas considérée comme bruyante, la même voiture au milieu de centaines d’autres sur une autoroute est insupportable pour les riverains. Qu’en sera-t-il de notre éolienne non bruyante au milieu de centaines d’autres. Pourquoi cette question ? Parce que les zones susceptibles d’accueillir des éoliennes en France sont limitées et que s’il fallait installer des milliers d’éoliennes, celles-ci se retrouveraient inévitablement groupées dans les mêmes zones. Le bruit global ne deviendrait-il pas assourdissant ? Encore une fois, ceci n’est qu’une question, en aucun cas une affirmation.

            « Planète éolienne » prétend aussi que l’influence sur l’environnement lors de la construction est très faible, le chantier empruntant le plus souvent des voies existantes. Ce n’est pas entièrement faux, si encore une fois, on fait référence à une éolienne domestique. En revanche, pour une ferme d’éoliennes, il y a de fortes chances qu’il en soit tout autrement. Sans revenir sur les nombreuses allées et venues des toupies de bétons et autres camions de ferrailles et les milliers de tonnes de terre, caillasse et autre roche qu’il faut évacuer (et oui, quand on creuse un trou, on se retrouve avec de la terre en trop), tous ceux qui ont assisté au montage d’éoliennes ont été impressionnés par les convois exceptionnels transportant les fûts des pylônes, les gigantesques pales et la cellule de la machine. Il ne faut pas non plus oublier l’accès des grues de très fortes capacités. En fait, il faut une piste de 5.5 mètres de large, à large rayon de braquage, ce qui n’est pas très courrant au milieu des champs ou de la garigue.
            Et que dire du chantier de montage ?
            Les pales ne sont pas assemblées en l’air, mais au sol. Il ne faut pas oublier que l’hélice a un diamètre d’environ 100 mètres. Même s’il n’est pas prévu qu’elle bouge au sol, il faut néanmoins une surface plane d’environ 2800 m2. Tant pis pour la végétation en place, et si le sol n’est pas de niveau, on arase au bulldozer, au diable la nature. Il faut aussi un minimum de préparation du sol pour les deux grues. Une surface décapée et empierrée de 16 par 20 mètres pour la grande et une de 10 par 12 pour la petite. Ceci, bien sur se répète pour chaque éolienne d’une ferme.
            Ajoutons pour finir la création du réseau souterrain de lignes à haute tension sur plusieurs kilomètres.
            Bien évidemment, le chantier de n’importe quelle centrale aura lui aussi un effet très négatif sur son environnement. Mais cette dégradation est localisée. Rappelons-nous le nombre phénoménal d’éoliennes qu’il faut pour produire l’équivalent de n’importe quelle centrale. Multipliez les nuisances ci-dessus par 10 000 et vous serez peut-être un peu moins convaincu de l’innocuité des éoliennes sur l’environnement, car il faut garder à l’esprit que bien des zones ventées sont aussi des zones naturelles protégées.

            Au vu des commentaires que certains ont envoyé ci-dessus, j’imagine déjà par avance les invectives dont je vais être l’objet. Ne vous méprenez pas. Je ne suis pas un inconditionnel du nucléaire ni un anti-nature (vous aurez noté au passage que j’ai écrit anti-nature et non anti-écologie, l’écologie étant, à mon goût, complètement dénaturée par les idées politiques). A titre d’exemple, je me chauffe exclusivement par pompe à chaleur depuis plus de 24 ans. Si je ne suis pas le seul dans ce cas, nous ne devons pas être très nombreux.

            Au départ, je n’étais pas contre les éoliennes. Ne connaissant pas le sujet, j’ai commencé par glaner par-ci, par-là des informations techniques. Pire que dans d’autres domaines, il faut faire la part des choses et ce n’est pas facile. Probablement suis-je passé à côté d’informations positives sur le sujet. Je suis d’ailleurs preneur de tout ce qui irait objectivement dans ce sens. Mais malheureusement, on rencontre surtout des arguments d’ordre personnel. C’est beau, ou c’est moche (cela dépend du seul jugement de chaque individu), ça va dévaluer le prix des maisons, c’est bruyant ou c’est silencieux. Mais on rencontre aussi des arguments qui n’ont en fait aucune base solide, et c’est peu dire ("Incroyable d’entendre un discours pareil ! Moi, j’appelle ça la génération des irresponsables : je suis sur que toutes les personnes contre l’éolien dans ce forum ont plus de 50 ans" voir le message ci-dessus signé toto42 (C’est drôle, c’est la première fois que je vois quelqu’un signer en rajoutant au bout de son pseudonyme la valeur de son QI !)).

            Enfin, et à titre de conclusion provisoire, je dirais : "Pourquoi pas des éoliennes, mais uniquement quand il y a de bonnes raisons techniques et surtout pas quand il n’y a que des raisons politiques ou sentimentales".

            Pour finir ce long message, je voudrais remercier les dossiers du net qui accueillent cet échange de points de vue, n’en déplaise au très démocratique Jean-François qui accepte toutes les idées à conditions que ce ne soit que les mêmes que les siennes.

            Phoenix (aucun rapport avec un projet électronucléaire français).

            Répondre à ce message

  • Retraité depuis peu,j’ai travaillé dans l’éolien et parceque je suis toujours admiratif devant ces machines je ne comprend pas toutes les critiques parfois débiles qu’il m’est donné d’entendre.Qu’il soit entendu que mon raisonnement et d’abord celui d’un technicien et que ayant pratiqué dans ce domaine je peux me permettre de contredire certaines affirmations tel que : le danger pour les oiseaux migrateurs ? Je n’ai jamais trouvé un oiseau mort au pied d’une éolienne et celà quel que soit les régions du monde ou je me suis trouvé, mais je comprend bien que lorsque l’on est dans son bureau à Paris on puisse s’imaginer ce genre de choses et affirmer tout et n’importe quoi tel que le font nos bon écolos Français,il y a même eu la leader des Verts qui lors de la campagne présidentielle a tout bonnement dit qu’il etait regrettable qu’il n’y ai pas de constructeur d’éolienne en France,si ce n’est pas de la bêtise ça !
    Une chose doit etre dite c’est que l’éolien ne remplacera jamais les autre sources d’énergie que nous connaissons et qui sont génératrices de GES,et cela pour différentes raisons dont l’une des principales a été citée dans une réponse d’internaute,à savoir que pour remplacer une seule centrale nucléaire il faudrait une superficie énorme pour implanter cette forêt d’éoliennes dont au surplus personne ne voudrait,donc arrètons de rêver et de nous jeter des statitiques et des arguments de plus en plus falacieux dans nos débats mais soyons persuadés que dans certaines régions du globe,dans les pays pauvres en énergie et pauvres économiquement,c’est la solution la plus intéressante et surtout d’avenir pour le développement durable.A vouloir à tout prix la disparition du nucléaire on en vient à faire des conneries,voir en Allemagne...,et en France pour donner un gage aux verts on a décidé un jour d’arrèter et de démanteler SuperPhenix alors que d’après ce que j’en sais elle devait bruler les déchets des autres centrales, matière premiere pas chère, et c’etait donc un début de solution à l’élimination des déchets
    radioactifs ? mais comme toujours en France,la passion et non la raison l’a emporté.
    Pour terminer mon propos l’éolien ne pourra être qu’un complément mais pas la solution, cherchons ailleurs:Le soleil peut être ?

    Répondre à ce message

  • Quel ramassis de conneries.
    Il semblerait que cette association civile soit infiltrée par le renseignement militaire et ses lobbys. N’est-ce pas ce que vous êtes, Monsieur pierre Bonn le béret rouge ? (occasionnellement piètre joueur de golf, lieu tout à fait estampillé bio et respectueux des paysages naturels...).
    Le réseau "sortir du nucléaire" offre des argumentaires beaucoup plus alimentés que ce genre de logorhée. Quittez ce site !

    Répondre à ce message