
A en croire les principaux media, le bien-être de tous passe par une croissance soutenue. Pourtant, pour un nombre croissant de personnes, un modèle économique d’avenir et responsable ne passe plus forcément par la croissance économique, mais au contraire par la décroissance. Le point sur la question dans ce dossier...
« There cannot be much doubt, sustainable developpement is one of the most toxic recipes » Nicholas Georgescu-Roegen, (Corr. to J. Berry, 1991) .
On appelle oxymore (ou antinomie) une figure de rhétorique consistant à juxtaposer deux mots contradictoires, comme « l’obscure clarté », chère à Victor Hugo, « qui tombe des étoiles... ». Ce procédé inventé par les poètes pour exprimer l’inexprimable est de plus en plus utilisé par les technocrates pour faire croire à (...)
Les 4 options qu’il nous propose semblent déjà classées comme le quarté dans le bon ordre de leur mise en pratique.
En fait, le 1/ est déjà cahin-caha en route. On peut prendre un exemple spectaculaire : celui des cimenteries. Il y a 30 ans, ces usines poudraient tout leur voisinage d’une poussière blanche. Aujourd’hui, cette pollution a disparu et il est même dans leurs habitudes de réhabiliter les anciennes carrières en les rendant à la végétation, après apport de (...)
Les propositions des écologistes me semblent pouvoir se répartir selon 4 axes :
1) la correction de la valeur économique afin d’obtenir une « vérité des prix » écologique, l’internalisation des externalités par des taxes et l’orientation des mécanismes de marché vers les solutions écologiques (ecolabels, commerce équitable, normes, subventions) ainsi que la constitution d’un secteur protégé hors marché (biens communs et tiers-secteur). Ces mécanismes correctifs (de (...)
La critique anti-productiviste dont « les Verts » sont porteurs depuis leur origine implique nécessairement la préconisation d’une décroissance ciblée sur des objectifs concrets.
Par exemple :
Décroissance des hauts revenus et profits indécents, issus de l’économie financiarisée
de l’exploitation des ressources non renouvelables (stocks)
des gaspillages énergétiques, et en particulier de la production électronucléaire
de la production et de la vente (...)
Le gouvernement et le patronat s’attaquent aux retraites, à la sécurité sociale, à la santé, à l’éducation publique. Ils veulent enrayer les conquêtes sociales du passé. Face à cette offensive, la gauche est politiquement désarmée. Les dirigeants socialistes et communistes ont abandonné le programme du socialisme pour embrasser l’« économie de marché ». Cette capitulation a fait le lit de démagogues politiques comme Le Pen. Dans le domaine académique, elle a également (...)
De plus en plus de gens se soucient à juste titre de la situation écologique de notre planète. Nous avons assisté, ces dernières années, à un certain nombre de catastrophes écologiques, dont les naufrages de L’Erika et du Prestige. A ces « accidents », qui en fait résultent de la course au profit à laquelle se livrent les capitalistes, s’ajoute le réchauffement de la planète, qui est très probablement dû à de trop grandes émissions de gaz carbonique. Il en résulterait des (...)
« Pour la tradition du pâtre agraire, il y a de bonnes raisons de caractériser la coexistence du berger et de l’animal en la plaçant sous le signe de la décontraction, c’est-à-dire d’une ouverture non technique à ce qui est présent. Ce berger doit avoir à la rigueur veiller à ce qu’aucun animal ne se perde. La tradition chrétienne s’en est tenue à cette image, elle est même allée jusqu’à enseigner que le bon pasteur se sacrifie pour ses moutons. Il en va (...)
Arrêtons nous un instant, dans la rue, prenons le temps, observons. Que voyons nous ? Un journal fait sa une sur le désintéressement des Français de la chose politique, un enfant parle au téléphone avec un copain de la T.V. qu’il va avoir pour Noël, une publicité pour un journal immobilier promet l’accession à la maison individuelle pour tous, un jeune père en roller, IPod à l’oreille, ballade son fils dans sa poussette à suspensions Mc LAREN, c’est son week-end de (...)
Les événements climatiques extrêmes se multiplient, les déchets s’amoncellent, les nappes phréatiques s’épuisent ou sont polluées, le pétrole va devenir rare et son contrôle fait l’objet de conflits de plus en plus violents, que ce soit en Irak ou en Tchétchénie. Dans le même temps, la capacité du système économique à répondre aux besoins sociaux est de plus en plus contestée. Les inégalités mondiales se creusent et si une partie de l’Asie est en train de sortir du (...)
Bruno Clémentin est membre du collectif Casseurs de pub et cofondateur de l’Institut d’études économiques et sociales pour la décroissance soutenable (IEESDS). Pour lui, la notion de développement durable est un dangereux leurre. Elle laisserait croire que nous pouvons maintenir notre niveau de vie alors que les ressources de la planète s’épuisent. Pour sauver l’humanité, une seule solution : consommer moins.
Les ressources de la Terre en énergies fossiles sont (...)
Les « objecteurs de croissance » pourraient apporter la théorie économique qui manque aux alter mondialistes
Le premier colloque français sur la « décroissance » se tenait les 26 et 27 septembre derniers à Lyon. L’idée de la décroissance date du début des années soixante-dix, une vingtaine d’années avant l’émergence du « développement durable ». Il s’agit d’une critique radicale du principe de l’augmentation constante du revenu global, autrement dit la (...)
Biographie en résumé
Économiste, mathématicien et philosophe des sciences, américain d’origine roumaine. Un des plus grands penseurs de l’économie moderne. S’il fut peu reconnu de son vivant, sa renommée n’a cessé de croître par la suite.
Vie et oeuvre
Père de la bioéconomique, qui fonde l’économie écologique sur la réconciliation de la théorie économique avec la biologie évolutive, l’écologie et la thermodynamique, la plus économique des sciences de (...)
Parler de « décroissance économique », c’est implicitement renvoyer à deux autres notions économiques, celle d’économie libérale, et celle de développement durable, et s‘opposer à elles. Chacune de ces théories s’articule autour de quelques notions-clés.
L’économie libérale repose essentiellement sur l’idée de croissance où les performances économiques sont valorisées et recherchées pour elles-mêmes, indépendamment des critères humains ou écologiques, et (...)
Le développement durable est une stratégie pour concilier progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète pour un développement répondant aux besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
Sommaire
Historique
Les enjeux
Sémantique
Historique 1968 : création du Club de Rome qui regroupe une poignée d’hommes, occupant des postes relativement importants dans leurs pays respectifs et qui (...)
La décroissance durable, un concept repris, soutenu, par certains économistes et écologistes.
citation : « Les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel »
Aussi connue sous l’appellation décroissance soutenable, cette théorie a été exprimée la première fois par Nicholas Georgescu-Roegen. Elle naît a priori d’une controverse sur la croissance du PIB. Ces activistes pensent que la croissance accentue les déséquilibres nord/sud, l’inégalité sociale, la précarité et la (...)
Mes chers compatriotes, l’heure est grave, très grave. C’est aujourd’hui l’existence même de la nation qui est en péril. Vous le savez, la croissance économique mène notre monde au suicide écologique. En effet, plus de croissance, c’est inéluctablement plus de pollutions et moins de ressources naturelles. Aujourd’hui, la pollution a atteint un seuil critique pour notre planète. Evidemment, la planète détruite, ce serait la fin de la France ! Il faut (...)
Introduction
La présente recherche porte sur le rapport Economic Freedom of the World 2000, publié par l’Economic Freedom Network. Ce rapport, préparé par des économistes ultra-libéraux dont le récipiendaire du prix Nobel Milton Friedman, présente une méthodologie afin de calculer un indice établissant le niveau de libéralisme économique d’un pays. Cet indice est calculé pour 122 pays, puis comparé à des statistiques telles le produit intérieur brut (PIB) per capita ou (...)
Les premières critiques d’une croissance continue interviennent dans le débat public à l’occasion de la Conférence des Nations unies sur l’environnement à Stockholm en 1972. On ignore trop souvent qu’elle marqua, bien avant Rio en 1992, l’irruption du doute écologique dans la machine économique triomphante. C’est à cette occasion qu’est ouvertement posée la question de la compatibilité du développement avec la préservation de l’environnement. (...)
Depuis le début de la Révolution Industrielle au XVIIIe siècle, nos sociétés ont connu un nombre tout à fait spectaculaire de transformations. Leur énumération pourrait noircir de longues pages. De sociétés agraires, une bonne moitié de l’humanité a connu une spectaculaire mutation vers des sociétés hautement technologiques, urbaines dans leurs habitats, et consommatrices dans leur style de vie. D’une dizaine de villes avec plus d’un million d’habitants au début du (...)
« Le développement durable, c’est tout d’abord produire plus d’énergie, plus de pétrole, plus de gaz, peut-être plus de charbon et de nucléaire, et certainement plus d’énergies renouvelables. Dans le même temps, il faut s’assurer que cela ne se fait pas au détriment de l’environnement. » déclarait le 11 octobre 2001 monsieur Michel de Fabiani, président de British Petroleum France. Au même moment, un mensuel lyonnais presse poubelle nous offrait une (...)
Les récents signaux économiques en provenance des États-Unis font revivre à certains économistes le cauchemar de la « stagflation », horrible combinaison d’une inflation galopante et d’une décroissance économique. D’aucuns soutiennent que si l’inflation augmente, la Réserve fédérale n’aura d’autre choix que d’appliquer sa politique d’augmentation des taux d’intérêt, malgré l’essoufflement de la croissance, ce qui n’aurait (...)
L’Institut d’études économiques et sociales pour la décroissance soutenable (IEESDS) est à l’initiative d’un colloque qui se déroulera dans les grands salons de l’Hôtel de ville de Lyon les 26 et 27 septembre 2003. Cet événement est coorganisé par les revues l’Ecologiste, Silence, Casseurs de pub, Nature et Progrès, l’Institut pour la relocalisation de l’économie et l’association La ligne d’horizon. Durant deux jours, des (...)
« La décroissance soutenable appliquée pour une sobriété heureuse » Cliquez sur la vignette pour entendre l’intervention de Pierre Rabhi lors du colloque consacré à « la décroissance soutenable »