
Alors que la gauche fait de l’opposition à la privatisation du capital d’EDF le symbole de la défense des services publics, le ministre de l’Economie et des Finances, Thierry Breton, se félicite dans les media du succès populaire et institutionnel qu’a déjà rencontré l’ouverture du capital d’EDF. Doit-on vraiment s’en féliciter, quelles en seront les conséquences à courts et longs termes ?
Le point sur la question dans ce dossier...
Pascale Fourier :Des Sous... et des Hommes, une émission de Pascale Fourier. Notre invité aujourd’hui :
Francois Soult : François Soult, auteur de : EDF, chronique d’un désastre inéluctable chez Calmann-Lévy.
Pascale Fourier : Et, haut fonctionnaire qui connaît bien le dossier si j’ai bien compris.... Ce qui m’a inquiété dans la lecture du Monde, et qui a fait que je vous ai invité donc pour la deuxième fois, puisque on s’était déjà vus il y a deux ans à peu (...)
eh, Roger, y vont vendre EDF !
Qu’est-ce que ça peut me foutre Ginette, c’est qu’des feignants dans c’te boîte.
Y vont pas vendre les agents, ils veulent vendre l’entreprise.
Bon, et alors, tu vois pas que je suis en train de rouler et que j’ai besoin d’un peu de calme. De toute façon y’a des trucs un peu plus importants qui se passent sur la planète non ? Et puis, en quoi ça me concerne moi ?
Ca t’appartient, ça (...)
Quelques petites précisions juridiques d’abord :
Usuellement, on parle de privatisation lorsqu’une entreprise publique passe sous contrôle de capitaux privés, en d’autres termes lorsque moins de 50% de son capital social appartient à une collectivité publique. A l’issue de l’opération planifiée par le gouvernement, l’Etat devrait continuer à contrôler 85% du capital social d’EDF : on est loin de la privatisation au sens exact du terme.
EDF était (...)
Ouvriers et syndicats du premier fournisseur d’Electricité de France multiplient les actions de protestation contre le changement de statut d’EDF, son ouverture au capital privé et sa transformation en société anonyme, votés aujourd’hui par la majorité de droite à l’Assemblée nationale. Grèves et coupures de courant ciblées sont venues dénoncer les risques de privatisation. Dans le feu de la contestation, les agents EDF sont passés à la vitesse supérieure avec une (...)
L’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité ne constitue pas forcément une bonne nouvelle pour les consommateurs. Nos voisins européens qui ont sauté le pas en ont déjà fait l’amère expérience. Selon une étude réalisée en juillet dernier par le cabinet britannique Nus Consulting, la déréglementation de ce secteur énergétique s’est traduite par une hausse significative des prix dans les pays concernés. Pionnière en la matière, la Grande-Bretagne, qui a (...)
Sous la pression de la libéralisation, EDF est menacée de privatisation pour, nous dit on, faire face à la concurrence et conquérir de nouveaux marchés en Europe et ailleurs, Ainsi EDF s’est-elle lancée dans une stratégie d’expansion internationale par acquisition d’opérateurs étrangers. Elle a perdu beaucoup d’argent en faisant de très mauvais investissements. Cet argent (plus de 11 milliards d’euros) n’aurait-il pas été plus utile dans une vaste (...)
Le Réseau « Sortir du nucléaire » (Fédération de 715 associations) s’adresse aux acheteurs potentiels d’actions EDF. L’ouverture du capital de cette entreprise servira plus que jamais à poursuivre son activité dans le nucléaire. C’est notamment pour payer de nouveaux réacteurs de type EPR et renouveler son parc de centrales nucléaires en France qu’EDF ouvre son capital.
Etes-vous d’accord avec un tel choix ?
Même pour les partisans de l’atome, (...)
1 Les faits sur EDF
1.1 Le service actuel est de bonne qualité
Disponibilité du courant sur tout le territoire et 24h/24, avec très peu de coupures (pour l’essentiel : intempéries et grèves) ;
Tension fournie aux abonnés (voltage contractuel) bien respectée ;
Capacité de production et de transport correctement dimensionnée ;
Rétablissement rapide du courant après un une tempête, par des agents dévoués au service public ;
D’où une bonne image de marque du service public (...)
Si aujourd’hui cela peut faire miroiter des perspectives de profits importants à dégager des activités de production, transport et de distribution de l’électricité, EDF aura à faire face dans les prochaines années à des charges qui viendront réduire les profits attendus.
Pour attirer des actionnaires le gouvernement est contraint de se livrer à quelques opérations (qui d’une façon ou d’une autre coûteront à la collectivité) pour transformer le bilan comptable (...)
La crise énergétique est profonde et durable. La nation doit préserver de manière exclusive le contrôle et la maîtrise de ce secteur vital. Un projet de financement alternatif pour Edf est possible. En conséquence, je m’oppose à l’ouverture du capital d’Edf. Je vous demande d’user de votre autorité pour stopper ce projet contraire à l’intérêt du pays. La flambée des prix du baril de pétrole affecte votre pouvoir d’achat. La montée du prix de (...)
Pour ou contre la privatisation ? : Question oh combien épineuse et déjà retournée de nombreuses fois dans tous les sens... mais j’aime bien mettre les pieds dans le plat plutôt 2 fois qu’une...
Perso, je trouve que y a trop de fonctionnaires en France, ou plutôt qu’il ya trop de fonctionnaires inutiles voire même emmerdeurs... On a une très mauvaise image de nous à l’étranger à ce propos d’ailleurs...
Alors avant que vous ne vous mettiez à crier, sachez que (...)
Vive la privatisation totale d’edf, c’est pas trop tôt, cette pompe à fric de la cgt et du pcf, on comprend pourquoi les cgt et coco sont contre la privatisation d’edf, on tue pas la poule aux oeufs d’or ! mais pour le contribuable et le consommateur, pas de souci, regardez france telecom. D’autre part, la trop timide privatisation partielle d’edf, les fonds n’iront pas dans les caisses de l’Etat, mais dans celles de l’entreprise pour en (...)