
Le Salon de l’Automobile 2006 qui vient de fermer ses portes a été l’occasion de mettre en avant les biocarburants, présentés comme des alternatives d’avenir aux carburants issus du pétrole. Plus propres, ils permettraient de limiter la pollution urbaine et les émissions de gaz à effet de serre, tout en assurant une indépendance énergétique à la France. Pourtant, certains dénoncent leur mode de production exigeante en engrais, eau, etc., qui ferait d’eux des produits à l’inverse de carburants écologiques. Que sont vraiment ces biocarburants, et peuvent-ils représenter une solution alternative crédible et d’avenir au pétrole ?
Le point sur la question dans ce dossier...
Le bioéthanol (en substitution de l'essence)
Il s'agit d'un alcool produit par la fermentation des sucres contenus dans les plantes riches en sucre (betteraves, topinambours, canne à sucre...) ou en amidon (pomme de terre, céréales) ou dans les plantes ligneuses (bois, paille...). Le rendement énergétique est tout juste positif pour le bioéthanol : 1.15 lorsqu'il est produit à partir du blé, 1.65 à partir de la betterave. Ce rendement peut s'améliorer nettement (...)
Les biocarburants constituent une alternative importante et complémentaire à l’usage des combustibles fossiles pour les transports. Leur emploi dans les moteurs futurs exige des connaissances fondamentales interdisciplinaires (les procédés de fabrication, la combustion et la cinétique chimique, la réduction des émissions de polluants). Le Programme Energie du CNRS a financé plusieurs programmes de recherche dans ces domaines, en particulier le projet Biocarburant éthanol fournit une (...)
La période semble favorable aux biocarburants : changement climatique, raréfication du pétrole, et surtout son coût de plus en plus élevé rendent nécessaires et urgents de lui trouver une énergie de substitution.
Et de ce point de vue, les biocarburants pourraient constituer une alternative d’avenir aux produits pétroliers : leur faible émission de gaz à effet de serre font d’eux un moyen efficace de lutter contre les changements climatiques ; de plus, ils permettraient de (...)
En dix-huit mois, le prix du brut a doublé. Les conséquences sur l’économie française se font sentir de plus en plus lourdement : croissance du PIB réduit à 0,1 % au cours du dernier trimestre, stagnation du chômage à un niveau élevé. Dans le même temps, la Bourse affiche d’excellents résultats, dopée en particulier par les valeurs pétrolières. Et si notre PIB et notre balance extérieure se portent mal, l’Etat bénéficie largement de la rente pétrolière grâce à la taxe (...)
Nous entendons les écologistes nous seriner dans les oreilles à longueur de journée la nécessité d’utiliser des énergies dites « vertes », en première ligne de celles-ci le photo-voltaïque (communément appelée énergie solaire), l’éolienne et l’hydrogène. Cependant, aucune de ces énergies ne devrait, à mon avis, être classée comme verte. Voyons cela de plus près.
La première objection au photo-voltaïque tient en sa faible « densité de production ». En effet, au (...)
En octobre 2005, la CCV, communauté de communes du Villeneuvois (Lot-et-Garonne), mettait en route un projet d’utilisation d’huile végétale pure comme carburant pour ses dix camions de collecte des ordures ménagères (source).
« Nous espérons arriver à terme à faire circuler la totalité des 45 véhicules de la flotte des différents services de la communauté de communes avec ce biocarburant. Cela représenterait 160.000 litres par an, et une économie annuelle de 50.000 euros, sur (...)
L’énergie est une composante fondamentale de l’économie et de l’industrie. Que se soit pour la production des commodités, des produits semi-finis, finis ou de haute technologie, l’énergie est utilisée dans des proportions diverses par rapport à la valeur ajoutée. Elle se retrouve aussi indirectement dans les processus industriels tant au niveau des outils de production que des ateliers et bureaux, des transports de produits et de travailleurs.
En Belgique, 77% de (...)
Si l’on n’utilisait que du biocarburant national, une voiture sur dix pourrait rouler... ou il faudrait que nos nouvelles voitures consomment un demi litre aux 100 km...
On peut mettre de l’huile de table dans le réservoir de sa voiture !
Avant de faire un plein on peut mettre, en mélange égal avec le gazole, de l’huile de tournesol ou de colza (dénommées huiles brutes) dans le réservoir de sa voiture à moteur diesel (j’ai réalisé l’expérience pendant (...)
Un produit aujourd’hui inutilement coûteux ; demain nécessaire si la décision politique est prise de réduire beaucoup les émissions de gaz carbonique
La technique : biocarburant, comme aujourd’hui, à partir seulement de l’huile ou du sucre, ou, comme demain, à partir de tout le carbone organiques
Le prix : tentatives de prévision des prix
Alors aujourd’hui, que décider au sujet du biocarburant ? _ Il ne semble pas pertinent de vouloir dès (...)
Flambée du pétrole, mécontentement des automobilistes, pollution... C’est dans ce contexte brûlant que Jacques Chirac a annoncé le 30 août qu’il voulait encourager la production des biocarburants en France pour « lutter contre les changements climatiques et conforter la dépendance énergétique ». Faut-il croire en cette mesure présentée comme miraculeuse ?
Plus de la moitié de la consommation de pétrole dans le monde est destinée aujourd’hui à l’alimentation des (...)
Si le premier moteur fonctionnant à l’huile d’arachide fut conçu en 1890, le développement des biocarburants sous leur forme actuelle est récent. Il date des années 70 pour le Brésil et 90 pour l’Europe. En 1992, la nouvelle politique agricole européenne a imposé le gel de 15% de la surface céréalière, pour maîtriser le volume de production.
Mais la culture sur jachère à des fins non alimentaires étant acceptée, celle-ci peut servir à des cultures à des fins énergétiques, (...)
Pour lire le Rapport sur l’Optimisation du dispositif de soutien à la filière biocarburants, cliquez sur l’icône
Histoire
Les biocarburants sont connus depuis les débuts de l’industrie automobile. En effet, Nikolaus Otto, l’inventeur du moteur à explosion avait conçu son invention pour utiliser de l’éthanol ; tandis que Rudolf Diesel l’inventeur du moteur à combustion faisait tourner ses machines à l’huile d’arachide. La Ford T (produite entre 1903 et 1926) roulait à l’éthanol. Ensuite, le pétrole que l’on commençait à extraire, depuis le milieu du XIXe (...)