Accueil du site > Ecologie > Coût et conséquences du réchauffement climatique > Les conséquences du réchauffement sur la nature

Les conséquences du réchauffement sur la nature

jeudi 27 janvier 2005, par Céline Deluzarche,

L’instabilité climatique

C’est le risque majeur du réchauffement de la planète. Les catastrophes naturelles comme les tornades, tempêtes, cyclones, vont être plus fréquentes qu’aujourd’hui. Les courants marins qui régulent les températures, comme le Gulf Stream en Europe, pourraient être modifiés. Sans l’influence réchauffante du Gulf Stream, l’Europe de l’Ouest connaîtrait les mêmes températures hivernales que le Canada.

Les inondations

Quand il fait plus chaud, le cycle de l’eau est accéléré. L’évaporation et donc les précipitations sont plus importantes.C’est le phénomène que connaissent déjà les zones tropicales par exemple. Le débordement des fleuves et les crues de grande ampleur vont toucher toutes les populations qui habitent au bord de l’eau. Or 80% de la population mondiale habite à proximité des côtes marines ou des cours d’eau.

La désertification

Dans le même temps, le réchauffement accentue la sécheresse et la désertification. Certaines mers (mer d’Aral, mer Morte) s’évaporent presque entièrement. Le sud de l’Espagne pourrait devenir une zone semi-désertique d’ici à 2050. D’autre part, plus les déserts vont s’étendre et plus les températures vont s’élever car le désert réfléchit plus la lumière que la forêt.

La montée du niveau de la mer

La fonte des glaciers et de la banquise arctique est déjà amorcée. Mais la principale cause de la montée du niveau de la mer est la dilatation thermique des eaux sous l’effet du réchauffement. Les Pays-Bas, la Camargue, Venise... sont notamment menacés par la montée des eaux. De nombreuses îles (les Maldives, îles Marshall...) risquent elles tout simplement d’être submergées.

La disparition des espèces animales et de la végétation

15 à 30% des espèces végétales et animales vont disparaître d’ici à 2050 sous l’effet du réchauffement d’après une étude publiée dans la revue scientifique " Nature ". Il s’agit donc d’une extinction massive comparable à celle qui a provoqué la disparition des dinosaures.